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Fékix Tshisekedi, proclamé vainqueur de la présidentielle par la CENI

Afrique

Le psychodrame post-électoral en RDC continue de tenir en haleine la communauté internationale. Après la reculade du président de la CIRGL, Denis Sassou Nguesso qui avait publié deux communiqués contraires en 3 jours, c'est l'Union Africaine qui a ce soir ajouté son grain de sel dans la crise qui secoue actuellement la RDC.

« Les chefs d’État et de gouvernement qui ont participé à la réunion ont conclu qu’il y avait de sérieux doutes sur la conformité des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante avec les suffrages exprimés... En conséquence, les chefs d'État et de gouvernement ont appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections. » indique le communiqué publié sur le site de l’Union africaine (UA).

Les chefs d'État et de gouvernement ont convenu d'envoyer de toute urgence en RDC une délégation de haut niveau comprenant le président de l'Union et d'autres chefs d'État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission de l'UA, pour dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, avec en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise post-électorale dans le pays.

La réunion a exhorté tous les acteurs concernés en RDC à interagir de manière positive avec la délégation africaine de haut niveau dans l'intérêt de leur pays et de ses habitants.

De gauche à droite: Ali Bongo et André Okombi Salissa

Afrique

Ouvert le 17 janvier  puis reporté au 31 janvier 2019 après une demie-heure d'audience, le procès Okombi promet de belles surprises. Dans un document daté du 16 janvier dont s'est procuré Ziana TV, les avocats d'André Okombi Salissa demandent la comparution du président gabonais Ali Bongo Ondimba et de Mesmin Pamphile Okieri, officier à la sécurité extérieure de la présidence gabonaise.

Atteinte à la sûreté de l'Etat en complicité Libreville

Après deux ans d'instruction, les charges retenues contre André Okombi Salissa s'allègent. "La détention illégale d'armes et de munitions de guerre" ne figure plus dans l'acte d'accusation officielle publiée par le procureur Général André Oko Ngakala, contre le prévenu Okombi Salissa. Cet abandon de charges selon certaines indiscrétions est dû au fait que le pouvoir voulait éviter un déballage public sur les armes distribuées par DSN lors de la guerre civile de 1997, André Okombi Salissa tenant le front dit 400. Désormais, l'ancien ministre de DSN est poursuivi pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat".

D'après des informations obtenues de sources concordantes proches de l'instruction, l'accusation d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat repose sur des notes des services des renseignements qui pointent des complicités que bénéficieraient André Okombi Salissa à Libreville. "Les services ont pu établir que M. Okombi Salissa bénéficie de complicités en haut lieu au Gabon pour organiser un coup de force au Congo", explique une source proche de l'instruction. Les noms de Ali Bongo Ondimba et Mesmin Panphile Okieri figurent dans le dossier d'instruction comme complices prétendus. "Ali Bongo assurait le financement de ce projet, et Mesmin Pamphile Okieri, l'exécution du projet", évoque un officier de la PJ.

 

Report du procès et habileté de la défense

Le procès Okombi qui a été reporté au 31 janvier 2019 après une ouverture chaotique ce 17 janvier se tiendra t-il dans des conditions sereines? Outre la mauvaise préparation de l'Etat, le report de ce procès demandé et obtenu facilement par le Parquet Général est un signe que Libreville entend peser pour ne pas continuer à ternir l'image du président Ali Bongo malade et en convalescence au Maroc. Si les autorités congolaises sont convaincues que Libreville a comploté avec Okombi Salissa pour renverser le pouvoir de DSN, elles se gardent bien d'alimenter une campagne de "complotiste" contre ABO lors de ce procès.

Les avocats d'André Okombi Salissa ont adressé au Procureur Général, la veille de l'ouverture du procès soit le 16 janvier 2016, une lettre dans laquelle ils notifient au Parquet  "les noms des personnes dont l'audition et la comparution sont nécessaires quant à l'issue de cette procédure... Il s'agit du président de la République du Gabon, Ali Ben Bongo Ondimbaet M. Okieri Pamphile Mesmin, militaire au grade de commandant en activité de service à la sécurité extérieure à la présidence de la République Gabonaise", peut-on lire.

Reçue au Parquet le 16 janvier dans la journée, cette lettre dans laquelle les avocats d'André Okombi Salissa demandent  que le Parquet entende Ali Bongo et Pamphile Okieri a sans doute surpris le Parquet Général qui veut épargner le pays d'une crise diplomatique avec le Gabon.

Rappelons que Jean-Marie Michel Mokoko qui a été jugé et condamné à 20 ans de Prison pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat avait aussi été accusé de préparer un coup d'Etat à partir du Gabon avec des mercenaires français.

André Okombi Salissa dans la salle d'audience ce 17/01/2019 à Brazaville. Image DR

Afrique

Après deux ans d'instruction, le procès d'André Okombi Salissa, président de la CADD a été ouvert ce 17 janvier avant d'être reporté au 31 janvier pour des raisons d'état.

Ancien candidat à la présidentielle en 2016, André Okombi Salissa est détenu dans les locaux de la DGST depuis le deux ans. Il est accusé d'atteinte à la surêté de l'Etat, chef d'accusation pour lequel le général Jean-Marie Michel Mokoko a écopé de 20 ans de prison après un procès expéditif tenu en 2018. 

Pour faire face à toute éventualité, le pouvoir de Brazzaville a déployé un dispositif musclé de police et gendarmerie pour un procès public. Blindés et hommes en armes filtrent tout accès au palais. Le public est tenu à distance ainsi que la presse. Quelques minutes après l'ouverture, l'audience du procès d'André Okombi Salissa est renvoyée au 31 janvier sur la demande du parquet général. 

L' audience s'est tenue pendant 30 minutes seulement, le parquet c'est à dire l'accusation a sollicité un renvoi, ceci a naturellement provoqué la colère des avocats d'André Okombi Salissa. 

Depuis le début de l'année 2019, les procès intentés par l'Etat contre certains citoyens virent au fiasco à cause de l'impréparation de l'accusation. L'Etat qui accuse peine à organiser sa défense. Lors de l'ouverture du procès de Jean Didier Elongo, poursuivi pour détournement de 50 millions de FCFA, l'audience fut suspendue parce que les avocats de l'Etat étaient absents. Celui dépêché en urgence demanda le report du procès car il ne connaissait pas le dossier avoua t-il devant les juges. 

Alors que l'on craignait que le basketteur Serge Ibaka soit blessé lors de l'effondrement de la barrière de sécurité du gymnase de Makelekele, il a donné des nouvelles sur sa page Facebook.

"Très heureux d’avoir partagé ce moment avec mon public pour la 3ème édition du COWBELL IBAKA GAMES à Brazzaville. Merci à toutes les personnes qui ont participé et contribué. Je regrette l’incident que nous avons connu au gymnase Makélékélé mais grâce à Dieu, plus de peur que de mal. Les enfants sont pris en charge a l’hôpital et hors de danger. Nous restons en contact avec les familles". a t-il écrit.

Voir la vidéo sur l'effondrement de la barrière du gymnase: https://youtu.be/YpfwlJIXZyQ

Elle s'appelle Madeleine Malonga "Mado" jeune judoka française d'origine congolaise et sacrée championne d'Europe de judo depuis ce samedi 28 avril 2018. A 24 ans, Madeleine Malonga a remporté son premier titre de championne d'Europe à Tel-Aviv après avoir battu en finale sa compatriote Audrey Tcheuméo. 

La délégation camerounaise aux Jeux du Commonwealth à Golad Coast le 4 avril 2018, se sont évanouis dans la nature. REUTERS/Jeremy Lee

Sports

Huit sportifs camerounais – six hommes et deux femmes – sont portés disparus en Australie. Ils sont boxeurs ou haltérophiles, partis à Gold Coast pour participer aux Jeux du Commonwealth. Ce mercredi 11 avril 2018, la délégation du Cameroun sur place a annoncé qu'ils étaient introuvables. Probablement des défections.

Sur quarante-deux athlètes engagés, 8 ont disparu en trois vagues successives, comme évanouis dans la nature australienne. « Certains ont même fui en laissant derrière leurs passeports, conservés par leurs coaches », raconte au micro de RFI le chef de mission camerounais à Gold Coast, Victor Agbor Nso, qui fait part de sa « grande surprise que ces athlètes aient quitté leurs chambres au village ».

D’après le communiqué de l’équipe du Cameroun aux Jeux du Commonwealth, il s’agit des boxeurs Fotsala Simplice, Fokou Arsène, Ndzie Tchoyi Christian, Yombo Ulrich et Ndiang Christelle ainsi que des haltérophiles Matam Matam Olivier Heracles, Minkoumba Petit David et Fouodji Arcangeline Sonkbou. Il n’empêche, la police locale a été saisie et elle enquête. Avant l’ouverture des Jeux, le ministre de l’intérieur australien Peter Dutton avait adressé une mise en garde aux athlètes qui seraient tentés de faire défection, insistant sur le respect des « lois très strictes » de l’île-continent en matière d'immigration.

 La fuite des athlètes camerounais dans les médias australiens: https://youtu.be/uMVA-uqhRh8

M. Guénolé MBONGO KOUMOU au milieu du Jury après sa soutenance de thèse le 21/12/2018 à Tours (France)

Diasporas

Administrateur des SAF mais n’étant pas issu de l’administration douanière, la nomination de Guénolé MBONGO KOUMOU à la tête des Douanes congolaises intrigue. Présenté, comme titulaire d’un doctorat en sciences économiques par le gouvernement, il est reconnu comme consultant dans les domaines de l’informatique, des télécommunications et de la finance. Enquête.

Le dernier conseil des ministres du gouvernement congolais qui s’est tenu le jeudi 27 décembre 2018 a surpris de nombreux observateurs de la vie politico-administrative congolaise. Dès 13h, alors que le compte-rendu dudit conseil n’est pas encore publié, nous sommes alertés par une information concernant des changements à la tête des régies financières publiques, les douanes et les impôts.

Les réseaux sociaux vont relayer cette information toute la journée. Alfred Onanga, Directeur des douanes depuis de nombreuses années et Antoine Ngakosso, indéboulonnable directeur général des impôts sont démis de leurs fonctions et remplacés par deux illustres inconnus : « Directeur général des Douanes et des droits indirects : M. Guénolé Mbongo Koumou, docteur ès sciences économiques, jusqu’ici conseiller à la fiscalité et aux douanes au ministère des Finances et du budget ; Directeur général des Impôts et des domaines : M. Ludovic Itoua, inspecteur principal des impôts de 7e échelon » pouvait-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres

 

« Un jeune de 36 ans directeur des douanes »

La surprise est grande pour de nombreux congolais, en voyant « un jeune de 36 ans Directeur Général des Douanes » pouvait t-on lire sur de nombreux posts qui accompagnaient la photo du nouveau DG, relayés sur les réseaux sociaux, Facebook et Whatsapp. La douane et les impôts constituent les deux mamelles de l’économie congolaise. La nomination de leurs directeurs obéit très souvent à des règles obscures, ce qui explique très souvent la longévité des directeurs en dépit des changements de gouvernements.

M. Guénolé Mbongo Koumou à peine 36 ans propulsé à un tel poste stratégique «Directeur général des Douanes et des droits indirects »  au moment où l’économie congolaise est en crise et que le pouvoir cherche désespérément l’aide du FMI ; de l’admiration, dans un pays où la moyenne d’âge des hauts cadres dépasse les 50 ans, nous sommes vite passés à la suspicion, sur « les capacités de ce jeune à conduire une telle administration ». De folles rumeurs vont très tôt circuler sur les réseaux sociaux entretenues par le clan Onanga à propos du cursus universitaire du nouveau directeur supposé non abouti

 

Une carrière bâtie dans la haute administration congolaise

« C’est dans les couloirs de la cour des comptes et de la discipline budgétaire à Brazzaville que j’ai croisé pour la première fois le nouveau DG des douanes M. Guénolé Mbongo Koumou qui venait de rentrer de France. Il y travaillait comme Assistant du Premier Président et vérificateur dans le cadre de l’examen et du contrôle des lois de finances », explique à Ziana TV un auditeur de la Cour des comptes. Cette première expérience dans la haute administration congolaise fut précédée par une activité professionnelle dans le secteur privé en France dès 2006 en tant que « Consultant dans les domaines de l’informatique, des télécommunications juste après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur en Réseaux informatiques et Télécommunications » explique un proche.

Après trois années passées à la Cour des comptes et de la discipline budgétaire, Guénolé Mbongo Koumou est recruté au cabinet de Calixte Nganongo en 2016 en tant que conseiller à la fiscalité et aux douanes du ministre des finances et du budget. « A ce poste, il était en charge de la coordination des réformes fiscales et douanières et président de la commission chargée d’apurer les contentieux fiscaux et douaniers. Il était aussi le point focal de la coopération bilatérale avec la République du Rwanda dans le cadre d’échange d’expérience en matière des réformes financières » nous explique un cadre du ministère des finances membre du cabinet de Calixte Nganongo.

 

Guénolé Mbongo Koumou devant le Jury lors de sa soutenance de thèse le 21/12/2018 à Tours

 

« De la volatilité des revenus pétroliers… » une thèse à point nommé

Le nouveau DG des douanes congolaises est un pur produit de l’enseignement secondaire congolais qu’il quitte en 1999 après un Bac C pour poursuivre ses études supérieures en France. Il y a obtenu un diplôme d’ingénieur en Réseaux informatiques et Télécommunications en 2006, complété en 2011 par une formation en sciences économiques « Option Monnaie Banque Finance » à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, sanctionnée par un diplôme de Master 2; puis par une autre formation à l’Ecole Nationale des Finances Publiques de Noisy-le-Grand (France) en 2012, dans le cadre de la préparation d’inspection des finances publiques. C’est à l’université de Tours que Guenolé Mbongo Koumou va achever son cursus universitaire français.

Le 21 décembre 2018 il y soutient une thèse en sciences économiques qui portait sur « l’économie congolaise face à la volatilité des revenus pétroliers », sous la direction de M. Semedo Gervasio Maître de Conférences HDR à l’Université de Tours, devant un jury composé entre autres de Georges Kobou, professeur à l’Université de Yaoundé 2, Jude Eggho, Maître de conférences HDR Université d’Angers, Adrien Mathias Ndinga, Maître de Conférences Agrégé de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. La soutenance de cette thèse 5 jours avant le Conseil des ministres aurait-elle été la condition pour DSN de décider de nommer Guenolé Mbongo Koumou à la tête des douanes congolaises ? Toujours est-il que le sujet traité ne pouvait laisser indifférent DSN, un président en quête de solutions pour maîtriser la crise des finances publiques que traverse le Congo actuellement.

Dans sa thèse, M. Guénolé Mbongo Koumou montre comment la volatilité des revenus pétroliers exerce une influence sur l’économie congolaise. De façon spécifique, il explique comment les mécanismes externes et internes à l’économie congolaise sont à l’origine de la volatilité des revenus pétroliers ; et, comment cette volatilité des revenus pétroliers affecte l’économie congolaise à travers les finances publiques. Guénolé Mbongo Koumou recommande une réorientation de la politique budgétaire vers une diversification des sources de revenus (donc de l’économie congolaise) afin de limiter les vulnérabilités inhérentes à la volatilité des revenus pétroliers. Pour cela, des reformes structurelles devraient être mises en œuvre dans le sens d’accroître l’assiette fiscale, de mobiliser davantage de ressources intérieures et de rationaliser la dépense fiscale.

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Bio Express :

- 1982 (8 avril) : naissance à Brazzaville

- 1999 : Bac C – Lycée de la Révolution Brazzaville

- 2006 : diplôme d’ingénieur en Réseaux informatiques et Télécommunications (France)

- 2011 : Master 2 en Sciences économiques Option « Monnaie Banque Finance » à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne (France)

- 2012 : formation à l’Ecole Nationale des Finances Publiques de Noisy-le-Grand (France).

- 2013 : retour au Congo – Cour des comptes et de discipline budgétaire (Assistant du Premier Président et vérificateur dans le cadre de l’examen et du contrôle des lois de finances).

- 2016 : Conseiller à la fiscalité et aux douanes du ministre des finances et du budget.

- 2018 (21 décembre) : Doctorat en sciences économiques à l’Université de Tours ( France)

- 2018 (27 décembre) : Directeur des douanes et des droits indirects

L'occasion était trop belle pour les proches de DSN de lui organiser durant son séjour à Paris une rencontre avec l'auteur du roman "Les Cigognes sont immortelles". En séjour à Paris à l'occasion des 100 ans de l'armistice DSN en a profité pour entamer un marathon diplomatique. Hommes et femmes politiques français, grands patrons et autres affairistes défilent à l'Hôtel Bristol où le président congolais a posé ses valises.

Alors que l'écrivain congolais Alain Mabanckou a été mis à l'honneur à Reims le 06 Novembre par Emmanuel Macron pour le discours hommage aux soldats de l'armée noire, engagés lors de la première guerre mondiale, les communicants de DSN à la tête desquels Jean Paul Pigasse, (patron des Dépêches de Brazzaville), ont convenu d'organiser une rencontre entre DSN et l'écrivain. 

Cette initiative menée par Jean Paul Pigasse a été peu appréciée par Alain Mabanckou, qui lui a donné une fin de non recevoir. Alors que le quotidien "Les Dépêches de Brazzaville" s'est illustré depuis "la sortie du roman Les Cigognes sont immortelles  a brocardé son auteur le traitant de tous les noms, son directeur a voulu utiliser l'image d'Alain Mabanckou pour laver celle de son maître DSN" fulmine un proche de Mabanckou. "Alain Mabanckou est un orgueilleux, en refusant de rencontrer le président il montre qu'il n'est pas un intellectuel, car cette image aurait été un bon signe pour les congolais" déclare un brin déçu un proche de DSN.

Disons que l'intransigeance de Mabanckou  qui a refusé de rencontrer DSN a été mal prise par l'entourage du président. "Alain Mabanckou est un orgueilleux, en refusant de rencontrer le président il montre qu'il n'est pas un intellectuel, car cette image aurait été un bon signe pour les congolais" déclare un brin déçu un proche de DSN.  "Ils (proches de DSN) voulaient saisir cette occasion pour démontrer aux yeux de l'opinion internationale que tout va bien au Congo. Même Alain Mabanckou le congolais le plus écouté de France et du monde a pu rencontrer le président, donc continuer votre chemin il n'y a rien à voir au Congo", analyse un observateur de la vie politique de la diaspora congolaise.

Il faut souligner que l'équipe de DSN a pris d'autres initiatives de rencontres informelles avec quelques membres de la diaspora. Depuis quelques jours, l'ancien ambassadeur Marcel Makome s'est résolu a une intermédiation entre le pouvoir de Brazzaville et la diaspora en vue d'un dialogue afin de sortir le pays de la crise actuelle. L'initiative de Marcel Makomé lancée quelques jours avant l'arrivée à Paris de DSN a suscité de vives réactions et critiques de la part de certains militants opposants de la diaspora. 

DSN et le président chinois Xi Jiping - Image DR

Société

Pour faire un pied de nez aux pays occidentaux trop exigeants et conditionnant leur coopération aux avancées sur le chemin de la démocratie pluraliste, du respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit, les autorités congolaises étaient toutes joyeuses de se jeter dans les bras de la Chine, pour développer un «partenariat gagnant-gagnant», avec des objectifs concrets et un soutien financier tout garanti comme nulle part ailleurs dans le monde. L'avenir était vu en rose. Les Chinois étant pragmatiques.
Mais, comme dans toute alliance, le moins à faire est de bien connaître le partenaire, pour bien cheminer ensemble et aller loin. 
La Chine n'en finit pas d'apprendre de l'Afrique et partant, de bien connaître le Congo et ses dirigeants. Peut-on dire de même pour le Congo? Assurément pas.


Les dirigeants congolais se sont plutôt laissés aller à l'euphorie des mirages liés aux réalisations qui projettent subitement leur pays dans le modernisme mirobolant, croyant que les Chinois sont des missionnaires altruistes leur faisant tomber du ciel, le développement dont ils rêvaient tant pour leur pays: immeubles modernes jusqu'au fin-fond des forêts, routes goudronnées, barrages hydroélectriques, ponts, viaducs, aérogares... C'est la fête au village! Puisque le peuple voit les réalisations, on peut alors s'en mettre plein les poches. Jusqu'au point où l'on a laissé prospérer les anti-valeurs dont le redoutable phénomène de la corruption, véritable frein à tout développement économique.


Mais, les Chinois sont réalistes: partenariat gagnant-gagnant. Après les réalisations, ils demandent aux Congolais de passer à la caisse. Et oui, il faut payer.Mais, les caisses de l'État congolais sont vides, les prix du baril ont chuté. Le pays est endetté, on ne peut rien faire, il faut restructurer la dette, pour avoir l'aide du FMI. 


Évidemment, les Chinois qui connaissent bien les dirigeants congolais et qui ont acquis une grande expérience dans la lutte contre la corruption, n'acceptent pas cette diversion de mauvais goût. Diplomatiqement, ils sont souriants, mais en face, ils vous crachent les vérités. Si vous êtes des voyous, ils vous le disent.


Les Chinois savent que le Congo est riche, mais que l'argent est dans les poches de ses dirigeants. Et oui, les dirigeants congolais ne savent pas que la Chine du Président Xi Jinping considère la corruption comme une véritable peste qu'il faut éradiquer impitoyablement. La corruption est même punie de la peine capitale. On peut crier aux droits de l'homme, mais c'est dire...
Par contre, les dirigeants congolais considèrent la corruption comme un rhume qui ne nécessite pas qu'on s'emmerde pour l'éradiquer. On fait semblant de donner un petit cacher et on peut faire avec.


C'est toute la différence que les Congolais ne perçoivent pas avec nos amis chinois du partenariat «ngania-ngania». Voici ce que dit un article publié en janvier 2018, par l'agence de presse russe, Spoutnik, sur la lutte contre la corruption en Chine:

«La vaste campagne contre la corruption est devenue la carte de visite de la présidence de Xi Jinping, qui dirige la Chine depuis 2012. Tout a commencé par la lutte contre le luxe traditionnel des bonzes chinois. Sous le signe de l'abandon de la solennité et du formalisme, les hauts fonctionnaires devaient remplir une liste de huit critères et notamment réduire au minimum leurs voyages à l'étranger, réduire leur bureau de conseillers souvent en nombre exagéré et renoncer au blocage des routes pour laisser passer les cortèges.


Depuis le début de la vaste campagne de lutte contre la corruption, plus d'un million de fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, sanctionnés ou emprisonnés pour corruption. Rien qu'en 2017, plus de 159.000 personnes ont été condamnées pour violation de la discipline du parti et corruption, a rapporté récemment l'agence de presse Xinhua...
Le combat contre la corruption n'a pas seulement touché les fonctionnaires de bas niveau mais également les «tigres»: les hauts fonctionnaires du Parti communiste. En outre, les rangs de l'armée n'ont pas été épargnés: en cinq ans, une centaine de généraux chinois ont été traduits en justice.


La détermination avec laquelle Xi Jinping s'est attaqué à l'éradication de ce problème est soutenue par la population: plus de 93% des Chinois sont satisfaits par le travail anticorruption du parti en 2017, a annoncé l'agence Xinhua début janvier».

Au Congo-Brazzaville, on blâme dans les médias d'État ceux qui osent dénoncer publiquement les dirigeants corrompus. Quel paradoxe!


Si Sassou était Xi Jinping, le Congo serait loin sur le chemin du développement. La différence serait seulement que le Congo a aboli la peine de mort, conformément à sa Constitution. Bonne fête de l'indépendance à tous et à toutes!

Nous avons diffusé ce 9 août 2018 une information sur la libération immédiate du président du CADD André Okombi Salissa au sortir de son entretien avec le juge d'instruction. Alertés par les proches de AOS présents à ses côtés au TGI de sa libération immédiate demandée par le magistrat instructeur, nous ne pouvions prévoir le fait que le Parquet représenté par André Oko Ngakala s'opposerait à cette décision.
 
Nous suivions l'arrivée de AOS et son départ du TGI pour la DGST où il retournait remplir les formalités d'usage de sortie. Notre information était donc de bonne foi. Mais, c’était sans compter sur le droit congolais qui, échappe depuis le début de ces affaires politico-judiciaires à toute intelligence et au droit lui même.
 
Au nom de la rédaction de Ziana TV, je vous présente nos excuses pour cette méprise. AOS reste détenu à ce jour en attendant que les autorités politico-judiciaires congolaises entendent raison et appliquent le droit.
 
R. Cyr MAKOSSO

Les secteurs de l'électricité et l'adduction d'eau potable sont de grands pourvoyeurs d'emplois dans une économie nationale. Et pour un pays en développement appelé à développer ces deux secteurs sur toute l'étendue du territoire national, une politique de gestion publique efficace et efficiente ne peut que se traduire par un nombre important de création d'emplois dans ces secteurs. 
Au Congo-Brazzaville, c'est tout le contraire qui se manifeste, en dépit des investissements colossaux que réalise l'État dans ces deux secteurs qui demeurent sous le monopole de fait de deux sociétés publiques comparables, depuis les années 80, à des bras cassés. Et pour cause, non seulement le service fourni est d'une qualité en dessous de la moyenne, mais encore les deux sociétés nationales qui opèrent dans ces deux secteurs sont chroniquement déficitaires. Elles dépendent de l'État pour leurs investissements et parfois même leur fonctionnement. Mal gérées, elles sont beaucoup plus considérées comme des vaches à lait pour les lobbies qui les tiennent sous contrôle.


Prenons le cas de la SNE: l'État réalise les grands investissements: barrages hydroélectriques; centrales thermiques; lignes de transport d'électricité, postes de relais, de transformation etc. Tout est fait par l'État et la SNE n'a plus qu'à gérer. Et pourtant, elle est toujours déficitaire. La faute? A une gestion opaque. Quand bien même ce sont des entreprises publiques, elles ne publient jamais leurs bilans annuels et l'analyse pas leurs contre-performances. Il est difficile de saisir leur réalité du point de vue statistique: personnels, nature et durée des contrats de travail, poids de la masse salariale; cotisations sociales, chiffre d'affaires, investissements finances, bénéfice, pour ne prendre que ces aspects. 


Ce sont des entreprises devenues de grosses administrations où parfois des anciens directeurs peuvent continuer à être payés pendant des années. L'efficacité, l'efficience, la performance, etc, sont des qualités qui sont loin de leur culture de gestion. Elles n'ont pas de politique commerciale et de marketing pour attirer la clientèle. Jouissant du monopole de fait, elles n'ont que la répression parfois sauvage contre leurs clients indélicats: coupure au poteau, démontage des installations, refus de dialogue surtout en cas d'incendie d'origine électrique, etc. Ce qui fait qu'une partie de la clientèle n'hésite pas à développer aussi des méthodes sauvages pour se servir: branchements pirates, corruption des agents, tripatouillage des compteurs, des clients qui changent d'adresses en laissant des factures impayées, des abonnements aux noms des cadres et agents de la société, pour bénéficier de la gratuité, etc. Le plus gros client, l'Etat, et ses démembrements (institutions, services publics, parapublics, collectivités locales, administrations et même individualités investies de l'autorité publique...) ont développé une posture d'insolvabilité, sous le principe de la gratuité de l'eau et de l'électricité, entraînant des abus impossibles ou difficiles à réprimer.


C'est dans ce climat de violence, de brutalité, de cafouillage que ces sociétés évoluent, au grand dam de leur politique commerciale.
De temps à autres, suivant les régimes à la tête de l'État, le Gouvernement l EUR décroché une assistance technique extérieure, et alors des efforts sont faits. Mais, dès que l'assistance technique s'arrête, les anciennes habitudes reprennent le dessus.
Il est clair que la solution passe par les réformes. Le Gouvernement a bien fait de viser un tel objectif. Mais, quelles réformes et comment les mettre en oeuvre? Les réponses à ces questions conditionnent le succès des réformes. Il faut dire que toute réforme à des impacts technique, politique, économique mais surtout social et culturel. Ce qui fait que les réformes se heurtent toujours à des résistances socio-culturelles qui peuvent être politisées.


Pour réformer les deux sociétés, de véritables géants aux pieds d'argile, le Gouvernement a opté pour leur dissolution et leur remplacement par de nouvelles sociétés constituées avec l'apport de partenaires nationaux et internationaux. Seulement, le terrain n'a pas été préparé à ces réformes. En effet, sans information préalable, sans sensibilisation des personnels de ces deux sociétés, le Gouvernement a engagé à la va-vite le processus de leur dissolution. Le 2 février 2018, le conseil des ministres adopte le projet de loi de dissolution de la SNE et la SNDE et quelques jours après, le parlement l'a voté. Puis, silence radio pendant des semaines. En réalité, le Gouvernement n'avait pas préparé les projets de loi portant création des nouvelles sociétés devant les remplacer.
C'est à travers les médias sociaux qu'une nouvelle a été diffusée sur deux nouvelles sociétés pour remplacer la SNE (Société Nationale d'Électricité) par la EEC (Énergie Électrique du Congo) et la SNDE (Société Nationale de la Distribution d'Eau) par LCE (La Congolaise des Eaux). Un décret portant nomination de nouveaux conseils d'administration des deux sociétés à été publié. A quel moment ces deux sociétés ont-elles été créées? On ne sait pas. Mais, le 30 juillet dernier, les travailleurs de l'ex SNDE se sont opposés à l'installation du nouveau directeur général.


«Nous ne sommes pas contre les réformes, mais la procédure mise en place par le Ministère de l’energie et de l’hydraulique s’écarte des clauses soumises par les représentants des syndicats au comité chargé de suivre des réformes», avait expliqué un cadre de cette société au nom des travailleurs. Cet incident assez significatif du malaise qui règne dans ces sociétés traduit simplement l'échec de la politique de réformes menée par le Gouvernement qui n'explique rien ni à l'opinion ni aux personnels des sociétés concernées. Apparemment, les réformes ne visent qu'à mettre de nouvelles personnes à la tête de ces sociétés pour en prendre le contrôle, dès lors que même déficitaires, elles brassent quelques milliards de Francs CFA dans leurs fonctionnements. La dissolution de la SNE et de la SNDE risque d'être un coup d'épée dans l'eau, car le Gouvernement n'avait pas réellement prévu le projet des entités remplaçantes. Les parlementaires, qui ne prennent pas le risque de demander des comptes au Gouvernement, regardent faire. 
Gouverner c'est prévoir, dit-on. Au Congo, c'est plutôt la navigation à vue et c'est très dommage, car derrière ces échecs de politiques publiques, ce sont des familles entières qui sont condamnées à la précarité et un service public qui ne s'améliore pas.

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La question ainsi posée, m’oblige, non pas de résumer les points principaux de ce débat- qui a largement posé le cadre de notre rencontre -mais de souligner et d’interpréter ceux qui me semblent enrichir tout particulièrement la réponse sur ce qui constitue véritablement un frein à notre développement.

Tout d’abord sur la question qui nous est posée, je me suis intéressé sur la notion de développement et notamment sur son ambiguïté.

Le développement n’est rien d’autre qu’une idéologie : la dernière idéologie des temps modernes. A présent ce n’est plus du développement que l’on parle mais de l’émergence.

S’agissant de la Banque Mondiale, il faut dire que ce n’est qu’un groupement de plusieurs organisations intergouvernementales, dont la plus importante est la Bird (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et sa mission de développement est inscrite au premier paragraphe de l’article de ses statuts, rédigés et décrétés à la conférence de Bretton-Woods en juillet 1944. Mais, les deuxième et troisième paragraphe du même article précisent immédiatement le contenu et les modalités de ce développement, puisqu’ils assignent aussi pour objectifs à la nouvelle banque de “promouvoir les investissements privés à l’étranger” et de “promouvoir l’harmonieuse expansion, sur une longue période, des échanges internationaux”.

Ces deux objectifs constituent, encore aujourd’hui, l’essentiel du credo de la Banque mondiale en matière de développement.

Ce sont là des objectifs qui doivent nous faire comprendre, nous autres, africains que tous les discours sur la réduction de la pauvreté ou sur le développement durable – ne sont que des présentations politiques, “conjoncturelles”, d’une mission qui demeure permanente. Et, le mot permanent n’est nulle part inscrit dans les statuts de la banque mondiale.

Les institutions internationales financières, en premier la Banque mondiale défend la thèse selon laquelle que le développement est axé sur les forces du marché, c’est-à-dire sur l’investissement privé étranger et l’intégration maximale de nos économies nationales dans les échanges mondiaux afin de réduire notre pauvreté et d’accélérer notre développement durable.

Le développement tel qu’il est conçu par la Banque mondiale est d’abord des occasions de profit, par l’investissement en capital et la croissance des échanges.

Dire cela, n’est pas une critique, c’est un simple constat de la mission assignée à la Banque par ses propres statuts.

En effet, que fait une banque qui à une telle mission ? Elle fait son métier : elle prête. Or, pour prêter, une banque doit s’assurer de la solvabilité de ces clients, nos pays. Et, cette assurance nous est donnée par la banque mondiale elle-même à travers les projections macroéconomiques qu’elle réalise pour nos pays avec des taux de croissance que même les pays développés n’atteignent pas.

Donc, il y a lieu de dire que les institutions internationales ont leur part de responsabilité dans la crise de la dette de nos pays et que nos gouvernements ont la plus grande part de responsabilité

Et, la question de ce débat : la banque mondiale est-elle un frein à notre développement ? Mérite d’être nuancée.

Dans le Rapport 2016 de l’ICA (Consortium pour les infrastructures en Afrique), on peut y lire que le montant total du financement du développement des infrastructures déclaré en 2016 s’élevait à 62,5 Milliards de dollars.

 

Les Gouvernements africains s’étaient engagés sur leurs budgets nationaux à hauteur de 42% soit 26,3 Mds de dollars et les membres du groupe Banque mondiale à hauteur de 28,9% soit 18,6 Mds de dollars (dont 4,1Mds de dollars pour la Banque Mondiale).

La Chine s’étant engagée à hauteur de 10,3% soit 6,4 Mds de dollars. D’autres partenaires finançant le reste. Ce rapport montre bien que les institutions financières financent une partie et nos pays doivent financer aussi une partie.

S’agissant du FMI, le mécanisme est différent car le rôle principal du FMI est d’intervenir sur le marché monétaire mondial et au cas échéant d’aider les pays en difficultés financières ou endettés.

Il s’agit là d’un rôle pour stabiliser les taux de change et pour équilibrer les balances de paiement des gouvernements inflationnistes et surendettés.

En effet, prenons un pays, qui a une monnaie locale et qui exporte le pétrole. En cas de baisse de prix de pétrole ou de baisse de la production, ce pays devient moins compétitif au niveau international et ses exportations vont baisser. Ce qui affecte gravement sa balance de paiements mais aussi peut entrainer l’effondrement de sa monnaie.

C’est ici que le rôle du FMI est déterminant en créant artificiellement de la monnaie par les fonds alloués à un pays pour que sa monnaie ne s’effondre pas. Il y a un lien direct entre les exportations et l’augmentation de nos dettes publiques.

La dette extérieure de l’Afrique est en hausse, du fait principalement de la baisse des recettes d’exportation, de l’augmentation du déficit courant et du ralentissement de la croissance économique.

Aujourd’hui, les dettes publiques de nos pays ont atteint des niveaux jamais atteints et, à y voir de plus près ce ne sont pas les prêts de la BM ou du FMI qui rendent nos dettes insoutenables mais c’est plutôt la nature contractuelle de nos dettes envers la Chine qui inquiète car les prêts chinois exigent la « collatéralisation » portant sur des terres, des matières premières, etc.

Au Sri Lanka, la Chine a obtenu la concession du port de Hambantota (une ville située sur la côte sud de l'île) pour 99 ans et 15 000 parcelles de terrain suite à un défaut de paiement, c’est la même chose pour l’Aéroport de Djibouti. Le Soudan du Sud va utiliser son pétrole pour payer à la Chine ses projets routiers, réalisés par des entreprises chinoises.

Nous avons vécu l’époque où l’argent prêté par les occidentaux, revenait dans la poche des occidentaux. Voici, venu le temps où l'argent donné d'une main par la Chine revient ainsi dans la poche de Pékin via ses entreprises publiques.

Alors, si je devais choisir entre les institutions financières internationales et les prêts chinois, j’opterais pour la Banque mondiale et le FMI.

Je salue d’ailleurs la présence du FMI au Congo qui du 6 au 14 novembre 2018 avec un programme bien chargé dont le plus important reste la rencontre avec le ministère des finances.

Cette mission a pour finalité de présenter la situation réelle de l’économie congolaise comme le ferait toute banque avant d’accorder un financement.

J’espère donc qu’à l’issue de cette mission, l’information collectée permettra enfin d’évaluer la situation économique actuelle du pays afin d’envisager des perspectives d’amélioration.

Ce que le FMI demande, ce que d’ailleurs tout prêteur ferait c’est de connaitre la solvabilité de son client et sa volonté de s’inscrire dans ce qui fonde le FMI au regard du consensus de Washington.

Tout pays endetté qui sollicite le concours du FMI doit présenter le statut des discussions avec ses créanciers extérieurs et l’audit qui en découle ; les point sur les réformes structurelles engagées ou à engager ; la sincérité de l’exécution du budget en cours ; les techniques de gestion de la dette publique mais surtout la gestion de la trésorerie de l’Etat présentée sous la forme du tableau des opérations de l’Etat (TOFE de l’année en cours).

L’accord du FMI sera signé si seulement un effort fiscal ayant impact sur le PIB est possible. Ce qui signifie que le pays accepte de mettre en place un PAS (plan d’ajustement structurel) car le FMI n’interviendra que pour stabiliser la balance de paiement, tel est son rôle principal.

Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère de l’Emergence. Pour que cette émergence se réalise, nos pays doivent accroitre leurs capacités de mobilisation des ressources intérieures.

Et maintenant, que faire et par où commencer ?

 

Par Verlin Richard BEKA BEKA

 

« J’ai créé Africa 24. C’est mon idée. J’y ai mis 10 millions d’Euros.” a déclaré le Président équato-guinéen, vendredi 20 avril 2017 au cours d’une interview accordée à une dizaine de journalistes, en marge des travaux du colloque international sur l’interaction entre société civile et médias pour les droits de l’homme en Afrique. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est dit déçu du positionnement éditorial de la chaîne que dirige Constant Nemalé depuis les bords de la Seine à Paris.

“Africa 24, c’est mon idée. C’est moi qui l’ai créée. Mais, elle s’est alignée sur des idéaux occidentaux.” Lancée en 2008, cette chaîne de télévision dédiée exclusivement à l’information africaine, fonctionne depuis le 1er janvier 2009 et possède un centre opérationnel en Guinée équatoriale. Son chiffre d’affaires en 2014 s’élevait à 7 259 883, Rapporte Confidentiel Afrique sur son site internet.

Visuel de l'événement.

Tourisme

« Comment valoriser les lieux de mémoire liés à la traite négrière ? Le cas de Ouidah au Bénin et de Loango au Congo Brazzaville ». C'est la question à laquelle répondront Serge Guezo, prince de Dahomey et promoteur de plusieurs activités touristiques destinés aux Afro-descendants sur la route des esclaves du Bénin ; Gervais Loëmbe, écrivain congolais et spécialiste de la route des esclaves du Congo ; Emmanuel Gordien, président de l'association CM 98, association qui travaille à la réconciliation entre les Afro-descendants des Antilles et des Caraïbes avec l'Afrique. 

 

La 2e édition d'Africa Tourism Sharing se tiendra ce 9 février, au restaurant la Villa Maasai, près de la place de l'Opéra, à Paris. Ouidah, au Bénin, Loango au Congo et Gorée au Sénégal constituent les principaux ports d'embarquement d'esclaves du continent.  « Malheureusement, constate Guillaume Arnaud Nkouka, initiateur du projet, les trois sites ne se valent pas en termes de performance touristique ». Il explique que si Ouidah tend à rattraper son retard, notamment avec la volonté clairement affichée des nouvelles autorités béninoises de faire du tourisme une priorité, Loango est plutôt menacé par les érosions dans la plus grande indifférence.

Contact: Arnaud Guillaume Kouka +336 01 84 47 65

Restaurant la Villa Maasai /Participation aux frais

9, Bld des Italiens

75002 Paris


 

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