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Le 15 octobre dernier, la direction générale de la société EEC (Énergie électrique du Congo), la nouvelle société créée sur les cendres de la SNE (Société nationale d'électricité) a pris soin d'informer sa clientèle qu'en raison de la maintenance d'une turbine de la Centrale électrique du Congo située à Pointe-Noire et qui produit 60% de l'électricité distribuée dans le pays, il y aura des délestages d'électricité du 22 octobre au 5 décembre 2018, dans les deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire, qui consomment 80% de l'énergie produite.


Effectivement, le régime des délestages bat son plein actuellement dans les deux villes. Mais, personne n'a osé dire le manque à gagner que provoque cette décision au plan économique. Pourtant, la société EEC pouvait très bien recourir à l'importation de l'électricité à partir de la SNEL en RDC. Mais, probablement, en raison d'une ardoise salée depuis les années 2000, le Gouvernement n'a pas voulu envisager cette solution.


Même s'il y a des raisons évidentes et obligatoires de révision des installations électriques, les délestages d'électricité sont malgré tout une mauvaise solution. Ils devraient être évités, en envisageant d'autres solutions.
Le Congo-Brazzaville peut très bien être fourni en électricité par le Barrage hydroélectrique d'Inga en RDC, le pays voisin. C'est d'ailleurs ce barrage qui a alimenté notre pays d'une bonne partie de l'électricité durant les années 90 et 2000. Seulement, mauvais payeur, le Congo-Brazzaville y a laissé une ardoise salée qui, en 2001, avait atteint 15 milliards de francs CFA. Un accord avait été signé pour que la SNE rebourse en nature, en fournissant notamment des poteaux électriques en bois. Au total, notre pays devait fournir 20 mille poteaux électriques en bois à la RDC, mais on n'a pas réussi à atteindre ce chiffre. Moins de 5 mille poteaux aurait été fournis.


Quand le Congo-Brazzaville a mis en fonctionnement le barrage hydroélectrique d'Imboulou (120 megawatts) et la Centrale électrique à gaz de Côté Mateve à Pointe-Noire (300 mégawatts extensibles), il a tourné le dos à son voisin. Raison pour laquelle le Gouvernement congolais n'a plus le courage de frapper à sa porte, pour demander un complément d'électricité pour une période bien déterminée. Un voisin qu'il serait absurde de croire qu'on pourrait se passer de lui.


La RDC a en effet un grand projet de développement énergétique a la dimension du continent. Son projet de barrage Inga 3 permettrait la production d'environ 4 500 mégawatt, contre 351 MW et 1.400 MW respectivement pour Inga I et Inga II. Et le barrage Grand Inga permettrait quant à lui la production de quelque 39.000 MW.Comment croire qu'on peut se passer d'une telle capacité située à côté de chez nous (même si nous avons nos propres projets de développement énergétique), alors que des pays lointains comme l'Afrique du Sud misent sur ce projet ?


A Brazzaville, les autorités préfèrent faire souffrir leur population par des délestages d'électricité, solution autant facile que négative au plan économique. En période de récession économique en effet, les difficultés quotidiennes s'en trouvent bien évidemment multipliées et cela tant pis pour nous. Nous avons les gestionnaires que nous avons.

Félix Tshisekedi - Image DR

Afrique

Un jour, le temps que les leaders de l'opposition quittent Genève pour rejoindre leurs militants en RDC, aura suffi pour "Lamuka" (Reveille-toi), la nouvelle plateforme qu'ils venaient de mettre en place, d'être précipitée dans la tombe.

Félix Tshisekedi explique à qui veut l'entendre que sa base n'a pas gobé le choix de Genève et l'a obligé à maintenir sa candidature. Obéissant aux injonctions de ses militants qui avaient envahi le siège de leur parti, l'UDPS, à Kinshasa, lundi 12 novembre, Tshisekedi a annoncé le retrait de sa signature de l'accord de Genève dans l'après-midi. Il a été suivi, quelques heures plus tard, par Vital Kamerhe, le leader de l'UNC, qui a aussi quitté la plateforme, contestant la manière dont le choix de Martin Fayulu Madidi a été fait. Pour lui, il fallait procéder par consensus et non par vote.


Le retrait des deux poids lourds a fait voler en éclats l'unité de l'opposition. Le FCC, la plateforme du pouvoir, s'en frotte les mains.
Martin Fayulu se dit déterminé à poursuivre le combat qui lui a été confié, mais pour quelle chance ?


Pour certains observateurs, l'éclatement de la nouvelle plateforme de l'opposition n'étonne pas. Car le choix de Martin Fayulu, qui ne jouit pas d'une forte popularité, à quelques jours du scrutin, n'était pas rassurant et la base ne l'a pas compris. Le revers est vite arrivé. Tout le monde s'attendait au choix de Félix Tshisekedi, qui a déjà un grand électorat. Pourquoi n'a-t-il pas été choisi, au nom du principe démocratique? C'est ici où l'on comprend le jeu de manipulation.


L'opposition sera donc représentée par au moins trois candidats : Félix Tshisekedi, qui est donné comme l'un des grands favoris, Vital Kamerhe et Martin Fayulu. Comme quoi, la présidentielle en RDC ne cessera pas de surprendre. On s'achemine vers un duel Tshisekedi/Shadari.

Dans une interview au bihebdomadaire La Semaine Africaine (numéro 3835), recueillie par Albert Mianzoukouta et Cyr Armel Yabbat-Ngo, le député de Kinkala-district (Pool) et Président du parti UDH-Yuki (Union des démocrates humanistes), membre de l'opposition institutionnelle, a indiqué qu'il préfère pour l'instant observer les opinions des uns et des autres, à propos du livre sur "le génocide des laris au Congo". Car toute déclaration hâtive peut se révéler maladroite. Il préfère laisser le temps au temps appréciateur.

Mais, l'ancien candidat à la présidence de la République appelle tout le monde au dialogue, pour se parler face-à-face.Mais, pour parler de quoi, du génocide ? Pour panser les plaies et guérir les maux, avance-t-il. Voici la question qui lui a été posée et la réponse qu'il a donnée :

Question: "Un livre sur "le génocide des laris au Congo" vient de paraître ; quels sentiments suscite-t-il en vous ?"

Réponse : "Nous suivons les débats ainsi que les raisons avancées par les uns et les autres au sujet de ce livre. Nous pensons que le temps est le meilleur appréciateur en pareilles circonstances. Laissons les différentes opinions s'exprimer et éventuellement les enquêtes être menées pour mieux éclairer l'opinion nationale et internationale à ce sujet.


Pour notre part, point n'est besoin de faire des déclarations hâtives qui peuvent s'avérer maladroites. Laissons le temps au meilleur appréciateur qu'est le temps. Aussi, faudra-t-il noter que c'est autour du mbongui que les choses se règlent. Il faut un dialogue national inclusif. Les Congolais doivent se parler, sans envolées oratoires, face-à-face et non par médias ou réseaux sociaux interposés. Et ce pour panser les plaies et guérir les maux".

Alors que l'on craignait que le basketteur Serge Ibaka soit blessé lors de l'effondrement de la barrière de sécurité du gymnase de Makelekele, il a donné des nouvelles sur sa page Facebook.

"Très heureux d’avoir partagé ce moment avec mon public pour la 3ème édition du COWBELL IBAKA GAMES à Brazzaville. Merci à toutes les personnes qui ont participé et contribué. Je regrette l’incident que nous avons connu au gymnase Makélékélé mais grâce à Dieu, plus de peur que de mal. Les enfants sont pris en charge a l’hôpital et hors de danger. Nous restons en contact avec les familles". a t-il écrit.

Voir la vidéo sur l'effondrement de la barrière du gymnase: https://youtu.be/YpfwlJIXZyQ

Elle s'appelle Madeleine Malonga "Mado" jeune judoka française d'origine congolaise et sacrée championne d'Europe de judo depuis ce samedi 28 avril 2018. A 24 ans, Madeleine Malonga a remporté son premier titre de championne d'Europe à Tel-Aviv après avoir battu en finale sa compatriote Audrey Tcheuméo. 

La délégation camerounaise aux Jeux du Commonwealth à Golad Coast le 4 avril 2018, se sont évanouis dans la nature. REUTERS/Jeremy Lee

Sports

Huit sportifs camerounais – six hommes et deux femmes – sont portés disparus en Australie. Ils sont boxeurs ou haltérophiles, partis à Gold Coast pour participer aux Jeux du Commonwealth. Ce mercredi 11 avril 2018, la délégation du Cameroun sur place a annoncé qu'ils étaient introuvables. Probablement des défections.

Sur quarante-deux athlètes engagés, 8 ont disparu en trois vagues successives, comme évanouis dans la nature australienne. « Certains ont même fui en laissant derrière leurs passeports, conservés par leurs coaches », raconte au micro de RFI le chef de mission camerounais à Gold Coast, Victor Agbor Nso, qui fait part de sa « grande surprise que ces athlètes aient quitté leurs chambres au village ».

D’après le communiqué de l’équipe du Cameroun aux Jeux du Commonwealth, il s’agit des boxeurs Fotsala Simplice, Fokou Arsène, Ndzie Tchoyi Christian, Yombo Ulrich et Ndiang Christelle ainsi que des haltérophiles Matam Matam Olivier Heracles, Minkoumba Petit David et Fouodji Arcangeline Sonkbou. Il n’empêche, la police locale a été saisie et elle enquête. Avant l’ouverture des Jeux, le ministre de l’intérieur australien Peter Dutton avait adressé une mise en garde aux athlètes qui seraient tentés de faire défection, insistant sur le respect des « lois très strictes » de l’île-continent en matière d'immigration.

 La fuite des athlètes camerounais dans les médias australiens: https://youtu.be/uMVA-uqhRh8

L'occasion était trop belle pour les proches de DSN de lui organiser durant son séjour à Paris une rencontre avec l'auteur du roman "Les Cigognes sont immortelles". En séjour à Paris à l'occasion des 100 ans de l'armistice DSN en a profité pour entamer un marathon diplomatique. Hommes et femmes politiques français, grands patrons et autres affairistes défilent à l'Hôtel Bristol où le président congolais a posé ses valises.

Alors que l'écrivain congolais Alain Mabanckou a été mis à l'honneur à Reims le 06 Novembre par Emmanuel Macron pour le discours hommage aux soldats de l'armée noire, engagés lors de la première guerre mondiale, les communicants de DSN à la tête desquels Jean Paul Pigasse, (patron des Dépêches de Brazzaville), ont convenu d'organiser une rencontre entre DSN et l'écrivain. 

Cette initiative menée par Jean Paul Pigasse a été peu appréciée par Alain Mabanckou, qui lui a donné une fin de non recevoir. Alors que le quotidien "Les Dépêches de Brazzaville" s'est illustré depuis "la sortie du roman Les Cigognes sont immortelles  a brocardé son auteur le traitant de tous les noms, son directeur a voulu utiliser l'image d'Alain Mabanckou pour laver celle de son maître DSN" fulmine un proche de Mabanckou. "Alain Mabanckou est un orgueilleux, en refusant de rencontrer le président il montre qu'il n'est pas un intellectuel, car cette image aurait été un bon signe pour les congolais" déclare un brin déçu un proche de DSN.

Disons que l'intransigeance de Mabanckou  qui a refusé de rencontrer DSN a été mal prise par l'entourage du président. "Alain Mabanckou est un orgueilleux, en refusant de rencontrer le président il montre qu'il n'est pas un intellectuel, car cette image aurait été un bon signe pour les congolais" déclare un brin déçu un proche de DSN.  "Ils (proches de DSN) voulaient saisir cette occasion pour démontrer aux yeux de l'opinion internationale que tout va bien au Congo. Même Alain Mabanckou le congolais le plus écouté de France et du monde a pu rencontrer le président, donc continuer votre chemin il n'y a rien à voir au Congo", analyse un observateur de la vie politique de la diaspora congolaise.

Il faut souligner que l'équipe de DSN a pris d'autres initiatives de rencontres informelles avec quelques membres de la diaspora. Depuis quelques jours, l'ancien ambassadeur Marcel Makome s'est résolu a une intermédiation entre le pouvoir de Brazzaville et la diaspora en vue d'un dialogue afin de sortir le pays de la crise actuelle. L'initiative de Marcel Makomé lancée quelques jours avant l'arrivée à Paris de DSN a suscité de vives réactions et critiques de la part de certains militants opposants de la diaspora. 

Façade du consulat du Congo à Paris - 14/11/2018 - Image DR

Diasporas

"C'est un véritable affront pour le président de la République DSN" explique un diplomate, car  il est logé à quelques encablures de l'ambassade, à l'Hôtel Bristol. DSN séjourne à Paris depuis la semaine dernière à l'occasion des 100 ans de l'armistice. "L'ambassade de  la République du Congo a fait l'objet d'une attaque dans la nuit du 13 au 14 novembre vers 3trois heures du matin" indique le communiqué publié par Me Eric Dupond-Morreti, avocat de l'Etat congolais.

C'est la stupeur ce matin à l'ambassade du Congo à Paris. Côté consulat rue Léonard de Vinci, on pouvait voir des carcasses de voitures brûlées et lire sur les murs des écrits à la peinture rouge, "Pas de Sassou en France", "Sassou n'est pas président", "Liberez-Mokoko". Des slogans hostiles au pouvoir de Brazzaville revendiqués par "les combattants" pouvait-on lire à côté de l'entrée principale du consulat. Toute la journée, les échanges entre les anti et les pro DSN sur les réseaux sociaux ont porté sur le soutien et la condamnation des auteurs de cette attaque. 

Façade du consulat du Congo à Paris - 14/11/2018 - Image DR

 

Cette attaque contre l'ambassade du Congo à Paris, n'a pas surpris certains observateurs de la vie politique de la diaspora. Entre 2015 et 2018, les locaux de l'ambassade du Congo ont fait l'objet de multiples attaques de la part de certains militants politiques de la diaspora, exigeant la normalisation de la situation politique issue du changement de la constitution et des élections présidentielles contestées en 2016.

L'arrivée annoncée de DSN à Paris pour les 100 ans de l'armistice, a fait augmenter d'un cran la tension entre les combattants et la délégation de DSN. Par messages postés sur les réseaux sociaux, les deux camps se sont promis des retrouvailles viriles à Paris. Les services de sécurité étaient alertés sur des manifestations violentes dans les communautés africaines notamment les congolais, les gabonais et les maliens. 

Les autorités congolaises ont décidé de saisir la justice française. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire et les autorités congolaises entendent "porter plainte dans le cadre de cette procédure", a annoncé Me Eric Dupond-Morreti.

Mesdames, Messieurs, chers amis et connaissances, À toute la diaspora congolaise d'Europe et d'Amérique, aux filles et fils de la Bouenza, Mort dans l'incendie de son Appartement à Villiers-Le-Bel, M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA reposera bientôt pour l'éternité.

 

Ainsi, la COMMISSION D'ORGANISATION DES OBSÈQUES conduite par M. Casimir BATHIA, M. Pierre VIVIDILA LOUFOUNDOU, Germain MOUNDOUNGA et Jean-Alexis MFOUTOU, appelle toutes les bonnes volontés à manifester leur SOLIDARITÉ envers les Familles et une pensée pieuse pour le défunt.

 

Une soirée d'hommage est donc organisée : Date : samedi 13 octobre 2018. Horaire : De 19h à l'Aube Adresse : La PERLE DIVINE 28 - 30 rue Raymond BROSSE - SALLE 4. 93430 VILLETANEUSE De la gare de St Denis, Tram T8, Direction Villetaneuse, Arrêt Pablo Neruda. Nous allons rendre un dernier hommage à M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA, nous aurons alors besoin de votre accompagnement : un cahier des versements y sera ouvert.

 

Pour ceux qui sont loin de Paris ou qui ne pourront pas se libérer samedi prochain, Merci de nous adresser vos Transferts au nom de M. Casimir BATHIA, ou un chèque ou Mandat Cash à l'adresse de M. BATHIA : 6, Rue de l'Oise - 95310 SAINT-OUEN-L'AUMÔNE. À cette occasion, nous vous fournirons les informations relatives au déroulé des obsèques programmées à Villiers-Le-Bel au terme d'un ACCORD DE VOLONTÉS des familles, issu de la Réunion tenue à Sarcelles, le 29 septembre 2018, de 20h30 à 23h.

 

Bienvenue à VILLETANEUSE, samedi pour honorer la mémoire de M. Auguste ZAKÉTÉ MANSOUNGA ! Pour la Commission d'Organisation des Obsèques, Casimir BATHIA, Tél. : (0033) 06 11 48 79 78

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DSN et le président chinois Xi Jiping - Image DR

Société

Pour faire un pied de nez aux pays occidentaux trop exigeants et conditionnant leur coopération aux avancées sur le chemin de la démocratie pluraliste, du respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit, les autorités congolaises étaient toutes joyeuses de se jeter dans les bras de la Chine, pour développer un «partenariat gagnant-gagnant», avec des objectifs concrets et un soutien financier tout garanti comme nulle part ailleurs dans le monde. L'avenir était vu en rose. Les Chinois étant pragmatiques.
Mais, comme dans toute alliance, le moins à faire est de bien connaître le partenaire, pour bien cheminer ensemble et aller loin. 
La Chine n'en finit pas d'apprendre de l'Afrique et partant, de bien connaître le Congo et ses dirigeants. Peut-on dire de même pour le Congo? Assurément pas.


Les dirigeants congolais se sont plutôt laissés aller à l'euphorie des mirages liés aux réalisations qui projettent subitement leur pays dans le modernisme mirobolant, croyant que les Chinois sont des missionnaires altruistes leur faisant tomber du ciel, le développement dont ils rêvaient tant pour leur pays: immeubles modernes jusqu'au fin-fond des forêts, routes goudronnées, barrages hydroélectriques, ponts, viaducs, aérogares... C'est la fête au village! Puisque le peuple voit les réalisations, on peut alors s'en mettre plein les poches. Jusqu'au point où l'on a laissé prospérer les anti-valeurs dont le redoutable phénomène de la corruption, véritable frein à tout développement économique.


Mais, les Chinois sont réalistes: partenariat gagnant-gagnant. Après les réalisations, ils demandent aux Congolais de passer à la caisse. Et oui, il faut payer.Mais, les caisses de l'État congolais sont vides, les prix du baril ont chuté. Le pays est endetté, on ne peut rien faire, il faut restructurer la dette, pour avoir l'aide du FMI. 


Évidemment, les Chinois qui connaissent bien les dirigeants congolais et qui ont acquis une grande expérience dans la lutte contre la corruption, n'acceptent pas cette diversion de mauvais goût. Diplomatiqement, ils sont souriants, mais en face, ils vous crachent les vérités. Si vous êtes des voyous, ils vous le disent.


Les Chinois savent que le Congo est riche, mais que l'argent est dans les poches de ses dirigeants. Et oui, les dirigeants congolais ne savent pas que la Chine du Président Xi Jinping considère la corruption comme une véritable peste qu'il faut éradiquer impitoyablement. La corruption est même punie de la peine capitale. On peut crier aux droits de l'homme, mais c'est dire...
Par contre, les dirigeants congolais considèrent la corruption comme un rhume qui ne nécessite pas qu'on s'emmerde pour l'éradiquer. On fait semblant de donner un petit cacher et on peut faire avec.


C'est toute la différence que les Congolais ne perçoivent pas avec nos amis chinois du partenariat «ngania-ngania». Voici ce que dit un article publié en janvier 2018, par l'agence de presse russe, Spoutnik, sur la lutte contre la corruption en Chine:

«La vaste campagne contre la corruption est devenue la carte de visite de la présidence de Xi Jinping, qui dirige la Chine depuis 2012. Tout a commencé par la lutte contre le luxe traditionnel des bonzes chinois. Sous le signe de l'abandon de la solennité et du formalisme, les hauts fonctionnaires devaient remplir une liste de huit critères et notamment réduire au minimum leurs voyages à l'étranger, réduire leur bureau de conseillers souvent en nombre exagéré et renoncer au blocage des routes pour laisser passer les cortèges.


Depuis le début de la vaste campagne de lutte contre la corruption, plus d'un million de fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, sanctionnés ou emprisonnés pour corruption. Rien qu'en 2017, plus de 159.000 personnes ont été condamnées pour violation de la discipline du parti et corruption, a rapporté récemment l'agence de presse Xinhua...
Le combat contre la corruption n'a pas seulement touché les fonctionnaires de bas niveau mais également les «tigres»: les hauts fonctionnaires du Parti communiste. En outre, les rangs de l'armée n'ont pas été épargnés: en cinq ans, une centaine de généraux chinois ont été traduits en justice.


La détermination avec laquelle Xi Jinping s'est attaqué à l'éradication de ce problème est soutenue par la population: plus de 93% des Chinois sont satisfaits par le travail anticorruption du parti en 2017, a annoncé l'agence Xinhua début janvier».

Au Congo-Brazzaville, on blâme dans les médias d'État ceux qui osent dénoncer publiquement les dirigeants corrompus. Quel paradoxe!


Si Sassou était Xi Jinping, le Congo serait loin sur le chemin du développement. La différence serait seulement que le Congo a aboli la peine de mort, conformément à sa Constitution. Bonne fête de l'indépendance à tous et à toutes!

Nous avons diffusé ce 9 août 2018 une information sur la libération immédiate du président du CADD André Okombi Salissa au sortir de son entretien avec le juge d'instruction. Alertés par les proches de AOS présents à ses côtés au TGI de sa libération immédiate demandée par le magistrat instructeur, nous ne pouvions prévoir le fait que le Parquet représenté par André Oko Ngakala s'opposerait à cette décision.
 
Nous suivions l'arrivée de AOS et son départ du TGI pour la DGST où il retournait remplir les formalités d'usage de sortie. Notre information était donc de bonne foi. Mais, c’était sans compter sur le droit congolais qui, échappe depuis le début de ces affaires politico-judiciaires à toute intelligence et au droit lui même.
 
Au nom de la rédaction de Ziana TV, je vous présente nos excuses pour cette méprise. AOS reste détenu à ce jour en attendant que les autorités politico-judiciaires congolaises entendent raison et appliquent le droit.
 
R. Cyr MAKOSSO

Les secteurs de l'électricité et l'adduction d'eau potable sont de grands pourvoyeurs d'emplois dans une économie nationale. Et pour un pays en développement appelé à développer ces deux secteurs sur toute l'étendue du territoire national, une politique de gestion publique efficace et efficiente ne peut que se traduire par un nombre important de création d'emplois dans ces secteurs. 
Au Congo-Brazzaville, c'est tout le contraire qui se manifeste, en dépit des investissements colossaux que réalise l'État dans ces deux secteurs qui demeurent sous le monopole de fait de deux sociétés publiques comparables, depuis les années 80, à des bras cassés. Et pour cause, non seulement le service fourni est d'une qualité en dessous de la moyenne, mais encore les deux sociétés nationales qui opèrent dans ces deux secteurs sont chroniquement déficitaires. Elles dépendent de l'État pour leurs investissements et parfois même leur fonctionnement. Mal gérées, elles sont beaucoup plus considérées comme des vaches à lait pour les lobbies qui les tiennent sous contrôle.


Prenons le cas de la SNE: l'État réalise les grands investissements: barrages hydroélectriques; centrales thermiques; lignes de transport d'électricité, postes de relais, de transformation etc. Tout est fait par l'État et la SNE n'a plus qu'à gérer. Et pourtant, elle est toujours déficitaire. La faute? A une gestion opaque. Quand bien même ce sont des entreprises publiques, elles ne publient jamais leurs bilans annuels et l'analyse pas leurs contre-performances. Il est difficile de saisir leur réalité du point de vue statistique: personnels, nature et durée des contrats de travail, poids de la masse salariale; cotisations sociales, chiffre d'affaires, investissements finances, bénéfice, pour ne prendre que ces aspects. 


Ce sont des entreprises devenues de grosses administrations où parfois des anciens directeurs peuvent continuer à être payés pendant des années. L'efficacité, l'efficience, la performance, etc, sont des qualités qui sont loin de leur culture de gestion. Elles n'ont pas de politique commerciale et de marketing pour attirer la clientèle. Jouissant du monopole de fait, elles n'ont que la répression parfois sauvage contre leurs clients indélicats: coupure au poteau, démontage des installations, refus de dialogue surtout en cas d'incendie d'origine électrique, etc. Ce qui fait qu'une partie de la clientèle n'hésite pas à développer aussi des méthodes sauvages pour se servir: branchements pirates, corruption des agents, tripatouillage des compteurs, des clients qui changent d'adresses en laissant des factures impayées, des abonnements aux noms des cadres et agents de la société, pour bénéficier de la gratuité, etc. Le plus gros client, l'Etat, et ses démembrements (institutions, services publics, parapublics, collectivités locales, administrations et même individualités investies de l'autorité publique...) ont développé une posture d'insolvabilité, sous le principe de la gratuité de l'eau et de l'électricité, entraînant des abus impossibles ou difficiles à réprimer.


C'est dans ce climat de violence, de brutalité, de cafouillage que ces sociétés évoluent, au grand dam de leur politique commerciale.
De temps à autres, suivant les régimes à la tête de l'État, le Gouvernement l EUR décroché une assistance technique extérieure, et alors des efforts sont faits. Mais, dès que l'assistance technique s'arrête, les anciennes habitudes reprennent le dessus.
Il est clair que la solution passe par les réformes. Le Gouvernement a bien fait de viser un tel objectif. Mais, quelles réformes et comment les mettre en oeuvre? Les réponses à ces questions conditionnent le succès des réformes. Il faut dire que toute réforme à des impacts technique, politique, économique mais surtout social et culturel. Ce qui fait que les réformes se heurtent toujours à des résistances socio-culturelles qui peuvent être politisées.


Pour réformer les deux sociétés, de véritables géants aux pieds d'argile, le Gouvernement a opté pour leur dissolution et leur remplacement par de nouvelles sociétés constituées avec l'apport de partenaires nationaux et internationaux. Seulement, le terrain n'a pas été préparé à ces réformes. En effet, sans information préalable, sans sensibilisation des personnels de ces deux sociétés, le Gouvernement a engagé à la va-vite le processus de leur dissolution. Le 2 février 2018, le conseil des ministres adopte le projet de loi de dissolution de la SNE et la SNDE et quelques jours après, le parlement l'a voté. Puis, silence radio pendant des semaines. En réalité, le Gouvernement n'avait pas préparé les projets de loi portant création des nouvelles sociétés devant les remplacer.
C'est à travers les médias sociaux qu'une nouvelle a été diffusée sur deux nouvelles sociétés pour remplacer la SNE (Société Nationale d'Électricité) par la EEC (Énergie Électrique du Congo) et la SNDE (Société Nationale de la Distribution d'Eau) par LCE (La Congolaise des Eaux). Un décret portant nomination de nouveaux conseils d'administration des deux sociétés à été publié. A quel moment ces deux sociétés ont-elles été créées? On ne sait pas. Mais, le 30 juillet dernier, les travailleurs de l'ex SNDE se sont opposés à l'installation du nouveau directeur général.


«Nous ne sommes pas contre les réformes, mais la procédure mise en place par le Ministère de l’energie et de l’hydraulique s’écarte des clauses soumises par les représentants des syndicats au comité chargé de suivre des réformes», avait expliqué un cadre de cette société au nom des travailleurs. Cet incident assez significatif du malaise qui règne dans ces sociétés traduit simplement l'échec de la politique de réformes menée par le Gouvernement qui n'explique rien ni à l'opinion ni aux personnels des sociétés concernées. Apparemment, les réformes ne visent qu'à mettre de nouvelles personnes à la tête de ces sociétés pour en prendre le contrôle, dès lors que même déficitaires, elles brassent quelques milliards de Francs CFA dans leurs fonctionnements. La dissolution de la SNE et de la SNDE risque d'être un coup d'épée dans l'eau, car le Gouvernement n'avait pas réellement prévu le projet des entités remplaçantes. Les parlementaires, qui ne prennent pas le risque de demander des comptes au Gouvernement, regardent faire. 
Gouverner c'est prévoir, dit-on. Au Congo, c'est plutôt la navigation à vue et c'est très dommage, car derrière ces échecs de politiques publiques, ce sont des familles entières qui sont condamnées à la précarité et un service public qui ne s'améliore pas.

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La question ainsi posée, m’oblige, non pas de résumer les points principaux de ce débat- qui a largement posé le cadre de notre rencontre -mais de souligner et d’interpréter ceux qui me semblent enrichir tout particulièrement la réponse sur ce qui constitue véritablement un frein à notre développement.

Tout d’abord sur la question qui nous est posée, je me suis intéressé sur la notion de développement et notamment sur son ambiguïté.

Le développement n’est rien d’autre qu’une idéologie : la dernière idéologie des temps modernes. A présent ce n’est plus du développement que l’on parle mais de l’émergence.

S’agissant de la Banque Mondiale, il faut dire que ce n’est qu’un groupement de plusieurs organisations intergouvernementales, dont la plus importante est la Bird (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et sa mission de développement est inscrite au premier paragraphe de l’article de ses statuts, rédigés et décrétés à la conférence de Bretton-Woods en juillet 1944. Mais, les deuxième et troisième paragraphe du même article précisent immédiatement le contenu et les modalités de ce développement, puisqu’ils assignent aussi pour objectifs à la nouvelle banque de “promouvoir les investissements privés à l’étranger” et de “promouvoir l’harmonieuse expansion, sur une longue période, des échanges internationaux”.

Ces deux objectifs constituent, encore aujourd’hui, l’essentiel du credo de la Banque mondiale en matière de développement.

Ce sont là des objectifs qui doivent nous faire comprendre, nous autres, africains que tous les discours sur la réduction de la pauvreté ou sur le développement durable – ne sont que des présentations politiques, “conjoncturelles”, d’une mission qui demeure permanente. Et, le mot permanent n’est nulle part inscrit dans les statuts de la banque mondiale.

Les institutions internationales financières, en premier la Banque mondiale défend la thèse selon laquelle que le développement est axé sur les forces du marché, c’est-à-dire sur l’investissement privé étranger et l’intégration maximale de nos économies nationales dans les échanges mondiaux afin de réduire notre pauvreté et d’accélérer notre développement durable.

Le développement tel qu’il est conçu par la Banque mondiale est d’abord des occasions de profit, par l’investissement en capital et la croissance des échanges.

Dire cela, n’est pas une critique, c’est un simple constat de la mission assignée à la Banque par ses propres statuts.

En effet, que fait une banque qui à une telle mission ? Elle fait son métier : elle prête. Or, pour prêter, une banque doit s’assurer de la solvabilité de ces clients, nos pays. Et, cette assurance nous est donnée par la banque mondiale elle-même à travers les projections macroéconomiques qu’elle réalise pour nos pays avec des taux de croissance que même les pays développés n’atteignent pas.

Donc, il y a lieu de dire que les institutions internationales ont leur part de responsabilité dans la crise de la dette de nos pays et que nos gouvernements ont la plus grande part de responsabilité

Et, la question de ce débat : la banque mondiale est-elle un frein à notre développement ? Mérite d’être nuancée.

Dans le Rapport 2016 de l’ICA (Consortium pour les infrastructures en Afrique), on peut y lire que le montant total du financement du développement des infrastructures déclaré en 2016 s’élevait à 62,5 Milliards de dollars.

 

Les Gouvernements africains s’étaient engagés sur leurs budgets nationaux à hauteur de 42% soit 26,3 Mds de dollars et les membres du groupe Banque mondiale à hauteur de 28,9% soit 18,6 Mds de dollars (dont 4,1Mds de dollars pour la Banque Mondiale).

La Chine s’étant engagée à hauteur de 10,3% soit 6,4 Mds de dollars. D’autres partenaires finançant le reste. Ce rapport montre bien que les institutions financières financent une partie et nos pays doivent financer aussi une partie.

S’agissant du FMI, le mécanisme est différent car le rôle principal du FMI est d’intervenir sur le marché monétaire mondial et au cas échéant d’aider les pays en difficultés financières ou endettés.

Il s’agit là d’un rôle pour stabiliser les taux de change et pour équilibrer les balances de paiement des gouvernements inflationnistes et surendettés.

En effet, prenons un pays, qui a une monnaie locale et qui exporte le pétrole. En cas de baisse de prix de pétrole ou de baisse de la production, ce pays devient moins compétitif au niveau international et ses exportations vont baisser. Ce qui affecte gravement sa balance de paiements mais aussi peut entrainer l’effondrement de sa monnaie.

C’est ici que le rôle du FMI est déterminant en créant artificiellement de la monnaie par les fonds alloués à un pays pour que sa monnaie ne s’effondre pas. Il y a un lien direct entre les exportations et l’augmentation de nos dettes publiques.

La dette extérieure de l’Afrique est en hausse, du fait principalement de la baisse des recettes d’exportation, de l’augmentation du déficit courant et du ralentissement de la croissance économique.

Aujourd’hui, les dettes publiques de nos pays ont atteint des niveaux jamais atteints et, à y voir de plus près ce ne sont pas les prêts de la BM ou du FMI qui rendent nos dettes insoutenables mais c’est plutôt la nature contractuelle de nos dettes envers la Chine qui inquiète car les prêts chinois exigent la « collatéralisation » portant sur des terres, des matières premières, etc.

Au Sri Lanka, la Chine a obtenu la concession du port de Hambantota (une ville située sur la côte sud de l'île) pour 99 ans et 15 000 parcelles de terrain suite à un défaut de paiement, c’est la même chose pour l’Aéroport de Djibouti. Le Soudan du Sud va utiliser son pétrole pour payer à la Chine ses projets routiers, réalisés par des entreprises chinoises.

Nous avons vécu l’époque où l’argent prêté par les occidentaux, revenait dans la poche des occidentaux. Voici, venu le temps où l'argent donné d'une main par la Chine revient ainsi dans la poche de Pékin via ses entreprises publiques.

Alors, si je devais choisir entre les institutions financières internationales et les prêts chinois, j’opterais pour la Banque mondiale et le FMI.

Je salue d’ailleurs la présence du FMI au Congo qui du 6 au 14 novembre 2018 avec un programme bien chargé dont le plus important reste la rencontre avec le ministère des finances.

Cette mission a pour finalité de présenter la situation réelle de l’économie congolaise comme le ferait toute banque avant d’accorder un financement.

J’espère donc qu’à l’issue de cette mission, l’information collectée permettra enfin d’évaluer la situation économique actuelle du pays afin d’envisager des perspectives d’amélioration.

Ce que le FMI demande, ce que d’ailleurs tout prêteur ferait c’est de connaitre la solvabilité de son client et sa volonté de s’inscrire dans ce qui fonde le FMI au regard du consensus de Washington.

Tout pays endetté qui sollicite le concours du FMI doit présenter le statut des discussions avec ses créanciers extérieurs et l’audit qui en découle ; les point sur les réformes structurelles engagées ou à engager ; la sincérité de l’exécution du budget en cours ; les techniques de gestion de la dette publique mais surtout la gestion de la trésorerie de l’Etat présentée sous la forme du tableau des opérations de l’Etat (TOFE de l’année en cours).

L’accord du FMI sera signé si seulement un effort fiscal ayant impact sur le PIB est possible. Ce qui signifie que le pays accepte de mettre en place un PAS (plan d’ajustement structurel) car le FMI n’interviendra que pour stabiliser la balance de paiement, tel est son rôle principal.

Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère de l’Emergence. Pour que cette émergence se réalise, nos pays doivent accroitre leurs capacités de mobilisation des ressources intérieures.

Et maintenant, que faire et par où commencer ?

 

Par Verlin Richard BEKA BEKA

 

« J’ai créé Africa 24. C’est mon idée. J’y ai mis 10 millions d’Euros.” a déclaré le Président équato-guinéen, vendredi 20 avril 2017 au cours d’une interview accordée à une dizaine de journalistes, en marge des travaux du colloque international sur l’interaction entre société civile et médias pour les droits de l’homme en Afrique. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est dit déçu du positionnement éditorial de la chaîne que dirige Constant Nemalé depuis les bords de la Seine à Paris.

“Africa 24, c’est mon idée. C’est moi qui l’ai créée. Mais, elle s’est alignée sur des idéaux occidentaux.” Lancée en 2008, cette chaîne de télévision dédiée exclusivement à l’information africaine, fonctionne depuis le 1er janvier 2009 et possède un centre opérationnel en Guinée équatoriale. Son chiffre d’affaires en 2014 s’élevait à 7 259 883, Rapporte Confidentiel Afrique sur son site internet.

De gauche à droite: Philippe Moukoko et Cedric Mpindy - Image DR

Cultures

Monsieur Pigasse, vos éditoriaux sur A. Mabanckou nous agacent ! « AM (Alain Mabanckou) = BHL (Bernard-Henri Lévy)» (23/10/2017), « Pauvre Alain ! » (19/09/2018), « Et Flop ! » (25/09/2018) : tels sont les titres de vos éditoriaux aux Dépêches de Brazzaville dans lesquels vous faites respectivement état de « l’inclinaison meurtrière » d’Alain Mabanckou, de ses « insultes » contre votre beau Congo et de votre jouissance de voir désormais son roman « Les Cigognes sont immortelles » « rétrogradé » de la 2e à la 18e place du classement des « meilleures ventes de la FNAC ».

En tant que lecteurs des Dépêches de Brazzaville, vos éditoriaux sur ce grand écrivain nous interrogent aujourd’hui sur l’objectivité de votre travail de journaliste.

D’abord, vous semblez avoir une conception « soviétique » de l’intellectuel. Ce dernier doit, selon vous, chanter son pays, ses dirigeants et ses réalisations ( Sic!)

Quid de la liberté d’opinion et qui est plus est celle de l’écrivain ? Cet homme censé être un miroir dans lequel, chaque homme et surtout le politique doit se mirer pour son plus grand bien et celui de ses actions.

Toute société, qui s’offusque de la moindre critique, en faisant monter au créneau ses cerbères, défendre un prétendu pouvoir, n’est hélas qu’un régime tordu sur les pentes abruptes de la honteuse dictature.

Pourtant, vous vivez dans un Congo présenté comme démocratique, à ce qu’il parait, et vous partagez les principes issus de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un intellectuel n’est-il pas un citoyen et un Homme libre ? N’a-t-il pas le droit d’exprimer ses opinions politiques dans des médias, comme vous le faites dans vos éditoriaux aux Dépêches ?

Ensuite, vous êtes gratuitement excessif. Affirmer : « Nous sommes face à un régime qui est en train de voir devant lui les signes cabalistiques de sa destruction » ou dire « la francophonie […] est la continuation de la politique étrangère de la France par une voie détournée » ne révèle, à nos yeux, ni une « dérive intellectuelle » ni un appel au meurtre de la part de l’écrivain. Avez-vous regardé la définition du « meurtre » dans un des dictionnaires de la douce France ?

D’une part, dire, que vous êtes très méchant dans vos éditoriaux, n’est en rien une insulte à vos grades et qualités, mais un constat qui laisse toutefois pantois.

D’autre part, que constitue un succès de librairie à vos yeux ? En principe, un livre vendu à 3.000 exemplaires, constitue déjà un succes de librairie. Or le livre d'Alain Mabanckou a été tiré à plus de 50.000 exemplaires et vendu à plus de 10.000 exemplaires. Alors, en quoi ce livre constitue t-il un « flop »?

Eh ben ! À supposer même que cela soit vrai, puisque cela semble vous procurer une cynique satisfaction, comment peut-on se réjouir de l’insuccès du dernier roman de notre Mabanckou national, inciter son éditeur à ne plus le publier et présager son licenciement de l’université de Californie ?

Êtes-vous devenu à Brazzaville un apprenti sorcier blanc, un jeteur de mauvais sort, un manipulateur de boules de cristal ou un Raspoutine tropical ?

Enfin, comme le dit un proverbe bantou, le temps est venu pour vous de « dormir au lieu de gêner les mouches », car à La Ballade des Idées, nous considérons comme Alexandre Gefen, que " la littérature est l’arme ultime de la liberté humaine".

Philippe Moukoko  et Cedric Mpindy*

 

* A propos des auteurs: Philippe est Avocat au Bareau de Montpellier; Cedric Mpindy est Juriste

 

Visuel de l'événement.

Tourisme

« Comment valoriser les lieux de mémoire liés à la traite négrière ? Le cas de Ouidah au Bénin et de Loango au Congo Brazzaville ». C'est la question à laquelle répondront Serge Guezo, prince de Dahomey et promoteur de plusieurs activités touristiques destinés aux Afro-descendants sur la route des esclaves du Bénin ; Gervais Loëmbe, écrivain congolais et spécialiste de la route des esclaves du Congo ; Emmanuel Gordien, président de l'association CM 98, association qui travaille à la réconciliation entre les Afro-descendants des Antilles et des Caraïbes avec l'Afrique. 

 

La 2e édition d'Africa Tourism Sharing se tiendra ce 9 février, au restaurant la Villa Maasai, près de la place de l'Opéra, à Paris. Ouidah, au Bénin, Loango au Congo et Gorée au Sénégal constituent les principaux ports d'embarquement d'esclaves du continent.  « Malheureusement, constate Guillaume Arnaud Nkouka, initiateur du projet, les trois sites ne se valent pas en termes de performance touristique ». Il explique que si Ouidah tend à rattraper son retard, notamment avec la volonté clairement affichée des nouvelles autorités béninoises de faire du tourisme une priorité, Loango est plutôt menacé par les érosions dans la plus grande indifférence.

Contact: Arnaud Guillaume Kouka +336 01 84 47 65

Restaurant la Villa Maasai /Participation aux frais

9, Bld des Italiens

75002 Paris


 

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