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Le 15 mars prochain, Livre Paris ouvrira ses portes au public au parc des expositions de la Porte de Versailles. Le Congo, « Terre d’écrivains au mètre carré », annonce sa présence avec un stand qui sera mis à disposition par la délégation conduite par Hugues Ngouélondélé et Digne Elvis Tsalissan Okombi, tous deux auteurs et membres de l’association « Po na Ekolo »

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Dimanche 16 décembre 2018, le public s'est déplacé en masse, au Tarmac, pour écouter Alain Mabanckou. L'écrivain avait pris rendez-vous avec ses lecteurs pour échanger autour non seulement de son œuvre mais aussi sur toutes les questions qui touchent de près ou de loin le Congo. L'événement s'annonçait grand et le public est reparti satisfait. Le temps d’un après-midi, Le Tarmac a été le théâtre d’échanges et de partages fructueux entre Alain Mabanckou et le public. Une rencontre inédite, retransmise en direct sur Ziana TV, la webtélé qui a rendu ce moment possible, dans un lieu culte pour recevoir les passionnés du livre, journalistes, admirateurs et écrivains de la diaspora.

 

Même si l'enthousiasme du public a été un tout petit peu entaché, par l’inexorable attente de l'auteur, celui-ci a finalement été atténué par la belle prestation de Jackson Babingui, qui présentait un extrait de son album hommage à Jacques Loubolo. Puis Valérie Baran a pris le relais présentant l'institution qu'elle dirige depuis maintenant 14 ans. Heureuse et fière de recevoir Alain Mabanckou dans ses locaux dont les perspectives ne sont pas très bonnes. ‘’Nous sommes sur le coup d’une décision extrêmement brutale et délétère puisque nous avons appris le 31 janvier dernier que le ministère de la culture souhaitait fermer définitivement ce lieu, qui est le seul théâtre francophone en France. Nous avons énormément lutté, nous nous sommes bagarrer et nous avons obtenu de poursuivre notre saison. La saison se déroule de la rentrée scolaire jusqu’aux vacances scolaires. C’est-à-dire que nous avons encore six mois d’existence. Nous avons le bonheur d’accueillir des artistes. Mais, pour l’instant, en attente de la décision du nouveau ministre de la culture, nous sommes plutôt dans la perspective de la fermeture de cette maison. Nous continuons notre activité dans l’angoisse de vois tout ça se terminer assez vite.’’

Jackson Babingui lors de sa prestation

Une attente qui en valait finalement la peine puisque le public a pu discuter, échanger et assouvir sa curiosité en toute convivialité avec l’auteur des "Cigognes sont immortelles". Ce fut aussi une rencontre artistique puisque avant de commencer le voyage sur son ouvrage, Cedric Mpindy, du groupe Ballade des Idées, s'était adressé à l’auteur par des mots qui, faisant parfois référence aux titres des ouvrages de l’auteur, ont résumé sa carrière, sa personnalité et son aura. Des mots sincères, sans flatterie, qui montrent à quel point l'auteur de "Verre Cassé" est une fierté pour les congolais en particulier et les africains en général. Des mots que l’écrivain a appréciés sans parvenir vraiment à dissimuler son émotion.

‘’Je ne sais pas si je dois répondre à cette sanctification [rires]. Ce qui est bien c’est que je me suis toujours dit que quand on parle de moi en des termes si élogieux, la meilleure façon d’être humble est de penser qu’on parle de quelqu’un d’autre que je ne connais pas. Dès que j’entends que ça me concerne, j’imagine que lui c’est un écrivain, il a écrit les livres et moi, c’est le gamin de Pointe-Noire.’’

Un rendez vous ou l'auteur s'est aussi prêté au jeu de questions-réponses alliant comme à sa coutume, son légendaire sens de l’humour. Ce qui bien évidement a suscité applaudissements et cris de la part du public.

En outre, si plusieurs questions ont été abordées, une belle palette a porté essentiellement sur la préservation du patrimoine congolais, du manque de reconnaissance du pays envers ceux qui lui font honneur. ‘’La valorisation du patrimoine culturel congolais consiste à répertorier l’ensemble des éléments de notre patrimoine qui pourraient être emblématiques et représentés le Congo du nord au sud et de l’est à l’ouest sans esprit partisan. C’est aussi répertorier tous les artistes qui sont dans l’ombre et qui font des œuvres qui sont souvent pillées et vendues à des prix exorbitants dans les musées occidentaux tandis que ces créateurs croupissent dans la misère et la galère. La valorisation passe aussi par la reconnaissance des édifices, bâtiments et monuments.’’

 

Il a ensuite encouragé la jeunesse en les prodiguant des conseils, notamment sur l’effort et le travail. ‘’A la jeunesse, il faut donner des bons exemples. C’est tout ! Si l’enfant me voit voler dans un magasin Christian Dior, il va voler. Le grand-frère a volé, c’est normal et en plus il est devenu riche.’’ Mais le temps fut court et malgré la bonne volonté de l'auteur celui-ci n’a pu répondre à toutes les questions du public. Cela n’a pas empêché le public d’apprécier la présence de l'écrivain et à se ruer sur son dernier livre, "Les cigognes sont immortelles".

Notons que ce livre aux couleurs politiques parle d’une période importante de l'histoire du Congo. Il évoque en substance l'assassinat de Marien Ngouabi, le déroulement des événements de 1977 par le regard de Michel, le jeune héros de "Demain j'aurai 20 ans’’.

Ziana TV et Alain Mabanckou ont réussi l’exploit de réunir au même endroit la diaspora congolaise. Le temps d’un après-midi, les contradictions ont été oubliées pour se pencher sur notre bien commun le plus important : le Congo. Quand on aime ce pays, on ne peut s’empêcher d’aimer ses plus illustres enfants. Alain Mabanckou en est un. Et le public a tenu à le lui montrer. ‘’Si j’existe aussi c’est grâce à la confiance que vous m’accordez tous. Grâce aussi au fait que les congolais peuvent se reconnaitre dans ce que j’écris parce que je ne suis qu’un pilleur de rêves, le greffier de la vie du Congo. Sans les aînés, Ngoïe-Ngalla, Tchicaya U Tam’Si, Sony Labou Tansi, Dongala, Lopes ou Bemba, qui m’ont précédés et auxquels je voue une admiration sans borne, nous ne serions pas ce que nous sommes. Nous sommes la génération qui essaie de les rendre fiers.’’

De gauche à droite: Philippe Moukoko et Cedric Mpindy - Image DR

Cultures

Monsieur Pigasse, vos éditoriaux sur A. Mabanckou nous agacent ! « AM (Alain Mabanckou) = BHL (Bernard-Henri Lévy)» (23/10/2017), « Pauvre Alain ! » (19/09/2018), « Et Flop ! » (25/09/2018) : tels sont les titres de vos éditoriaux aux Dépêches de Brazzaville dans lesquels vous faites respectivement état de « l’inclinaison meurtrière » d’Alain Mabanckou, de ses « insultes » contre votre beau Congo et de votre jouissance de voir désormais son roman « Les Cigognes sont immortelles » « rétrogradé » de la 2e à la 18e place du classement des « meilleures ventes de la FNAC ».

En tant que lecteurs des Dépêches de Brazzaville, vos éditoriaux sur ce grand écrivain nous interrogent aujourd’hui sur l’objectivité de votre travail de journaliste.

D’abord, vous semblez avoir une conception « soviétique » de l’intellectuel. Ce dernier doit, selon vous, chanter son pays, ses dirigeants et ses réalisations ( Sic!)

Quid de la liberté d’opinion et qui est plus est celle de l’écrivain ? Cet homme censé être un miroir dans lequel, chaque homme et surtout le politique doit se mirer pour son plus grand bien et celui de ses actions.

Toute société, qui s’offusque de la moindre critique, en faisant monter au créneau ses cerbères, défendre un prétendu pouvoir, n’est hélas qu’un régime tordu sur les pentes abruptes de la honteuse dictature.

Pourtant, vous vivez dans un Congo présenté comme démocratique, à ce qu’il parait, et vous partagez les principes issus de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Un intellectuel n’est-il pas un citoyen et un Homme libre ? N’a-t-il pas le droit d’exprimer ses opinions politiques dans des médias, comme vous le faites dans vos éditoriaux aux Dépêches ?

Ensuite, vous êtes gratuitement excessif. Affirmer : « Nous sommes face à un régime qui est en train de voir devant lui les signes cabalistiques de sa destruction » ou dire « la francophonie […] est la continuation de la politique étrangère de la France par une voie détournée » ne révèle, à nos yeux, ni une « dérive intellectuelle » ni un appel au meurtre de la part de l’écrivain. Avez-vous regardé la définition du « meurtre » dans un des dictionnaires de la douce France ?

D’une part, dire, que vous êtes très méchant dans vos éditoriaux, n’est en rien une insulte à vos grades et qualités, mais un constat qui laisse toutefois pantois.

D’autre part, que constitue un succès de librairie à vos yeux ? En principe, un livre vendu à 3.000 exemplaires, constitue déjà un succes de librairie. Or le livre d'Alain Mabanckou a été tiré à plus de 50.000 exemplaires et vendu à plus de 10.000 exemplaires. Alors, en quoi ce livre constitue t-il un « flop »?

Eh ben ! À supposer même que cela soit vrai, puisque cela semble vous procurer une cynique satisfaction, comment peut-on se réjouir de l’insuccès du dernier roman de notre Mabanckou national, inciter son éditeur à ne plus le publier et présager son licenciement de l’université de Californie ?

Êtes-vous devenu à Brazzaville un apprenti sorcier blanc, un jeteur de mauvais sort, un manipulateur de boules de cristal ou un Raspoutine tropical ?

Enfin, comme le dit un proverbe bantou, le temps est venu pour vous de « dormir au lieu de gêner les mouches », car à La Ballade des Idées, nous considérons comme Alexandre Gefen, que " la littérature est l’arme ultime de la liberté humaine".

Philippe Moukoko  et Cedric Mpindy*

 

* A propos des auteurs: Philippe est Avocat au Bareau de Montpellier; Cedric Mpindy est Juriste

 

Il y a quelques semaines, j’avais rendez-vous avec Bantunani, un artiste que je ne connaissais pas. C’est son attachée de presse qui m’avait contacté via LinkedIn et nous avons convenu d’un rendez-vous au Comptoir général, ‘’un bar dans un hangar avec baie vitrée, meubles chinés, décor et boissons aux touches coloniales et petite cour’’ dans le 10e arrondissement parisien. Je ne connaissais pas non plus ce bar. Dans le cadre de la présentation de ‘’Musicalist’’, son 8e album, l’artiste avait un show-case sur place. Il m'avait envoyé les supports nécessaires pour m'aider à préparer mon interview.

En un après-midi, j’avais découvert un endroit charmant et fait connaissance avec un artiste attachant, plein de convictions et au discours très engagé. En guise de bienvenue, il me parla en lingala, et chose étonnante, sa pratique de la langue était si impeccable que j'eu du mal à croire qu'il vivait en Europe depuis l’âge de 6 ans (En tous les cas, il s'exprimait mieux que moi). Le contact fut facile avec Bantunani, alias Michel Nzau Vuanda, et j'eus tout suite l’impression que nous nous connaissions depuis toujours alors que c’était la première fois que je le voyais. ‘’Je suis africain et quand je dis que je suis africain, je me sens africain, je me sens bantu, j’ai l’instinct bantu et quand je te vois, il y a un vent, il y a quelque chose qui me dit ‘’c’est mon frère’’ souligne l’artiste. Ce n'était pas un journaliste et un artiste qui se rencontraient, mais plutôt deux frères, qui se découvraient et partageaient un bon moment ensemble. Avant de commencer, il m'avoua qu’il s’était lui aussi documenté sur moi et était intéressé par ce que je faisais, ce qui bien évidemment l’avait poussé à accepter l'interview. Je fus agréablement surpris et mon estime pour l’homme augmenta. La suite allait le confirmer.

Pendant une demi-heure, il a parlé non seulement de ‘’Musicalist’’, mais aussi de de Nu Rumba et de la situation de la musique congolaise actuelle. ‘’Musicalist’’, un album composé en un an et demi qui fait une synthèse musicale de ce qu’on a pu obtenir en 10 ans de groove. ‘’Musicalist’’, c’est le musicien s’autopsychanalyse’’ explique Michel (c’est comme ça que j’avais résolu de l’appeler. C’est mon frère après tout !) avant d’ajouter ‘’j’essaie de faire une synthèse entre musique consciente et musique dance flow dansante qui néanmoins, reste dans le cahier de charges de la Nu rumba. Je pense, je danse donc je suis.’’ La danse et la musique comme moyens d’affirmation de son identité et de sa culture. Bantunani a trouvé en la Nu Rumba le canal idéal pour cela. Un concept est né en 2006 lors d’un banal repas dans un restaurant congolais de Paris où l’artiste avait ses habitudes. Et là, en écoutant un musicien jouer du Docteur Nico, il a commencé à écrire et en a fait part à Umberto Luambo, petit-fils de Franco. Ainsi est née la Nu Rumba. ‘’La Nu Rumba est une façon d’exprimer la rumba que j’ai connue dans mon enfance. Avec la rencontre avec Umberto Luambo ou Johnny Pululu. J’essaie de travailler ça de façon plus funky, plus urbaine et surtout d’apporter un groove vindicatif, dire que l’homme noir est là. Je veux surtout dire à ma génération, celle qui est amené à apporter une nouvelle lumière au Congo, on doit vivre l’afropolitain sans complexe. Danser, parler, s’investir, s’engager, s’impliquer. Il n’y pas d’erreurs quand on est jeune. Il n’y a que des choses qu’on rate. Tous les jours, je rate des choses. Il faut toujours être nietzschéen, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort’’ affirme avec passion Michel Nzau Vuanda.

Comme un symbole, ce 8e album, ‘’une musique dynamique qui avance qu’il faut entendre’’, marque le début d’un nouveau cycle. ‘’L’infini, cycle de non-retour ; j’ai voulu regarder le monde, guerre, injustice, Afrique. Je dis aux artistes africains, il ne faut pas uniquement s’amuser il faut aussi dire des mots, il faut témoigner’’ explique-t-il.

Pour ce 8e album, deux ans après le 7e, l’artiste avait l’obligation de se réinventer. 22 titres parce qu’il avait à dire et à chanter. Il avait surtout un message à passer sur la situation du Congo et de l’homme noir. Il estime que l’on devrait montrer aux enfants des vrais modèles. Pour lui, Cheikh Anta Diop, Patrice Lumumba ou Bob Marley sont des exemples à suivre.

‘’L’homme noir n’est pas n’importe qui et n’importe quoi. Si on n’en a pas la conscience, si on n’a pas cette connivence avec l’universalité, avec la grammaire complexe qui est de créer la musique, nous sommes perdus. Nous congolais avons la chance de l’avoir en nous. Il faut l’exploiter à bon escient. L’artiste est un journaliste reporter, mais il doit le faire avec des mots rythmés, des lyrics c.-à-d. on doit porter une nuance musicale à cette tragédie qui se passe en RDC. L’artiste ne peut pas être le salarié du pouvoir. Aujourd’hui, je vois des artistes congolais qui sont des salariés du pouvoir. Quand ce n’est pas le chanteur, c’est le pasteur. On a un pays où on a le choix entre danser et prier. A quand la conscience finalement ?’’

Je ne pouvais pas discuter avec Michel sans lui demander son avis sur l’état de la musique congolaise actuelle. Son regard sur la production actuelle est loin d’être complaisant. ‘’Je ne me retrouve pas actuellement parce que je n’entends que cacophonie, j’entends des égos, des grands ‘’moi, je’’, des guerres ethniques, des guerres de tribus, des clans. Je ne vois pas le message fraternel et universel de la musique, je ne vois pas de la création artistique. Je ne vois pas l’homme qui dérange. Il y a pourtant du génie. Mes grands frères qui sont encore au pays ont l’obligation d’être consistants. Ce qu’on a fait pour Bantunani, on l’a fait tout seul et on s’est battu. La musique est très dure quand on peut tendre la main on le fait, il faut qu’on soit consistant’’

Enfant de l’immigration, sa famille a quitté la RDC au début des années 80, a vécu au Portugal et en Italie avant de s’établir en France, Michel est un afropolitain sans complexe qui estime qu’on se construit avec son parcours et qu’il faut entendre ce que le cœur dicte. Dans sa démarche artistique, Michel accorde plus d’importance à la musique et moins à la vidéo, il pense que ‘’le clip enrichit trop l’ego de l’artiste, je veux garder une part de mystère. Un artiste c’est beaucoup de silence, d’errance et de solitude’’. Un loup solitaire qui s'exprime quand il le faut et se distingue des autres musiciens en faisant une musique sans fioriture, loin des étalages vestimentaires qui est devenue la marque de fabrique de plusieurs musiciens congolais.

L’interview s’est conclue par "avoir deux pays portant le nom de Congo est une aberration pour moi’’. Un état de fait illustré par nous deux personnes. Michel Nzau Vuanda est né à Kinshasa et je suis né à Brazzaville. Les deux capitales les plus rapprochée au monde. ‘’Kinshasa na Brazza ezali mboka moko, kaka ebalé ekabola biso’’ (Kinshasa et Brazzaville sont une même ville. Seul le fleuve nous sépare) chantait Bozi Boziana dans ‘’Kinshasa-Brazza’’ en 1987.

C'est sur cette note que cette interview pris fin avant de continuer de l’entretien en off autour d’une bonne bière (entre frère c’était inévitable).

Originaire du Congo-Brazzaville, Madvy Kiemba présentera ce week-end à Paris la nouvelle collection 'street chic' de sa marque Etienne Eusty.

"Depuis très jeune j’ai toujours eu un gout très prononcé pour l’entreprenariat. J’ai donc u à faire des choix, aujourd’hui j’ai choisi de développer ma marque Etienne Eusty. Etienne Eusty n’est pas seulement une marque, mais un état d’esprit, une force de caractère, un gout pour le risque et des valeurs familiales très fort, ce qui reflète ma personnalité. La marque a été créé le 9 février 2015", témoigne le jeune designer.

L'artiste Sheryl Ngambo - Image DR

Musique

Injuriée, traitée de tous les noms parce qu'elle chante en mbochi, l'artiste congolaise Sheryl Gambo sort de sa réserve pour dénoncer ces comportements tribalistes qui ont cours au Congo. Dans un post publié sur son profil Facebook, Sheryl Gambo retrace son histoire et dit son admiration pour les aînés qui avant elle on valorisé les langues maternelles pour magnifier la musique congolaise. "Je réalise qu’on ne me regarde pas comme une simple artiste chantant en lingala, en français, en mbochi, la langue de mes parents, comme l’ont fait mes aînés Angélique Kidjo,Tshala Muana, Baaba Maal, Rapha Bounzéki, etc". Récit.

Une oeuvre de Eugène Nsondé - Image: Anthony Mouyoungui

Cultures

Il a fallu attendre l’exposition ‘’Métaphore du Bing Bang’’, du 18 au 29 avril aux Galerie Carole Kvasnevski et Galerie 9, pour assister au retour du sculpteur Eugène Nsondé. Pour l’occasion, l’artiste reste fidèle à lui-même et à sa source d’inspiration principale : la femme. ‘’La femme c’est toute une histoire. Je pense qu’on peut raconter le monde avec la femme. C’est ce que j’essaie de faire et je l’aime comme elle sans fritures’’ explique-t-il.

Il propose au public deux œuvres, ‘’Etreinte de la mère’’ et ‘’Groupe de femmes’’. La première représente une mère protégeant son bébé, l’aspect le plus connu de la femme ; la seconde est une série de plusieurs mini sculptures qui peignent des groupes de femmes. ‘’La femme ce n’est pas seulement une mère ou une épouse, la femme c’est aussi une amie ou une sœur. Je travaille sur une série de groupe de femmes qui vivent, qui se parlent, qui racontent leur vie, leur quotidien’’ ajoute Eugène Nsondé. Il représente la femme dans le plus simple appareil, sans impudeur.

Elles sont joyeuses, tristes, interrogatrices et perplexes. Elles sont sensuelles, naturelles ; elles posent et s’exposent avec grâce. Par l’effet d’optique, le visiteur a l’impression incroyable de les voir bouger alors qu’elles sont en terre cuite et ont l’air de dire ‘’nous sommes femmes et nous en sommes fières’’. Si certains artistes sont inspirés par l’actualité, ce n’est pas le cas pour le sculpteur. Au contraire, il s’en éloigne ‘’j’essaie de m’éloigner de l’actualité, je ne veux pas inscrire la femme dans l’actualité. La femme est un être qui a des envies, qui vit et qui s’amuse’'. Il la voit dans sa globalité.

Depuis son exposition ‘’Rétrospectives’’ en 2014, Eugène Nsondé s’était retiré de la scène afin de se retrouver. ‘’Il y a des moments où l’on se perd parfois dans les méandres de la vie, c’est normal et on a besoin parfois et très souvent de se retrouver, suivre un chemin, tout devient automatique, on ne crée plus rien on n’invente plus rien. J’ai eu besoin de me retirer un moment, de me retrouver, de me questionner et d’avoir des doutes. Je pense que c’est important et de voir un peu ce que je pouvais chercher à l’intérieur de moi, s’il y avait quelque chose d’autre que ce que j’avais donné’’ affirme-t-il.

Quatre années ont été nécessaires à l’artiste de se retrouver et retrouver, en même temps, l’envie d’explorer de nouvelles pistes. Dans cette quête, Eugène NSondé, tel un marin perdu dans l’océan, avait un phare pour le guider vers la rive : la sculpture. Cette dernière l’a remis dans le droit chemin au grand plaisir des amateurs d’art qui peuvent, à nouveau, admirer les œuvres de ce sculpteur congolais plein de talent. ‘’Quand on est un peu perdu au milieu de l’océan, j’ai un phare et c’est la sculpture. Je peux me balader, chercher ailleurs, je me perds un peu (je me permets de me perdre) et je regarde mon phare, la sculpture, et je reviens’’ conclut Eugène NSondé avec le grand sourire qui le caractérise.

 

Toile peinte par Marcel Gotène

Cultures

Brazzaville va accueillir une grande exposition consacré au célèbre peintre de l'école de Poto-Poto Marcel Gotène, mort en 2013. La cérémonie de vernissage a eu lieu ce lundi 19 février 2018 à en présence du Président  sous le thème : « Gotene au cœur du cosmos ». Cette exposition se tiendra jusqu'au 19 mai. 

Artiste- peintre, sérigraphiste et tapissier,  Marcel Gotene a eu une carrière couronnée de nombreux prix et distinctions au Congo et à l’étranger. Il a exposé et vendu de nombre

 

Image: DR

Arts

Le concours international de photographie Alliance Française en Espagne et EFTI, édition 2017, a publié la liste de ses lauréats. Le photographe congolais Baudouin Mouanda a remporté le 1er Prix. L’ambassadeur de France en Espagne, Yves Saint-Geours, a reçu les lauréats puis i a tenu à saluer leurs travaux. Près d’un millier de postulants ont pu concourir à cette édition 2017 ouverte à tous les auteurs photographes professionnels du monde.

Au fil des années, le concours international de photographie Alliance Française en Espagne et EFTI est devenu une référence dans le calendrier des activités photographiques en Espagne.  Ce 1er Prix permettra à Beaudoin Mouanda de bénéficier d'une bourse d’études de 3 mois, du 1er mars au 30 mai 2018 à l'université Miguel-Hernández de Madrid. A l’issue de cette formation, il obtiendra le titre « d’Expert universitaire en photographie professionnelle appliquée », assure les organisateurs.

 

Cérémonie de présentation dédicace du livre de Virginie Awe « une robe pour deux » à la Préfecture de Brazzaville ce 22 janvier 2018, riche en sons, en couleurs, en lyrisme, en émotion inénarrable avec l'aisance narrative de l'auteure, la présentation savoureuse de l'oeuvre par Saint-Pierre des mots, l'analyse critique savante, plausible, épatante et emballante de Ramsès Bongolo, dans une modération merveilleusement menée de main de maître de cérémonie par Obambe Mboundze Ngakoso avec la bénédiction du président du Forum des Gens de lettres, Ernest Bompoma Ikele.


 

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