DIASPORA. L'ambassade du Congo attaquée, alors que DSN est à Paris

Façade du consulat du Congo à Paris - 14/11/2018 - Image DR

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"C'est un véritable affront pour le président de la République DSN" explique un diplomate, car  il est logé à quelques encablures de l'ambassade, à l'Hôtel Bristol. DSN séjourne à Paris depuis la semaine dernière à l'occasion des 100 ans de l'armistice. "L'ambassade de  la République du Congo a fait l'objet d'une attaque dans la nuit du 13 au 14 novembre vers 3trois heures du matin" indique le communiqué publié par Me Eric Dupond-Morreti, avocat de l'Etat congolais.

C'est la stupeur ce matin à l'ambassade du Congo à Paris. Côté consulat rue Léonard de Vinci, on pouvait voir des carcasses de voitures brûlées et lire sur les murs des écrits à la peinture rouge, "Pas de Sassou en France", "Sassou n'est pas président", "Liberez-Mokoko". Des slogans hostiles au pouvoir de Brazzaville revendiqués par "les combattants" pouvait-on lire à côté de l'entrée principale du consulat. Toute la journée, les échanges entre les anti et les pro DSN sur les réseaux sociaux ont porté sur le soutien et la condamnation des auteurs de cette attaque. 

Façade du consulat du Congo à Paris - 14/11/2018 - Image DR

 

Cette attaque contre l'ambassade du Congo à Paris, n'a pas surpris certains observateurs de la vie politique de la diaspora. Entre 2015 et 2018, les locaux de l'ambassade du Congo ont fait l'objet de multiples attaques de la part de certains militants politiques de la diaspora, exigeant la normalisation de la situation politique issue du changement de la constitution et des élections présidentielles contestées en 2016.

L'arrivée annoncée de DSN à Paris pour les 100 ans de l'armistice, a fait augmenter d'un cran la tension entre les combattants et la délégation de DSN. Par messages postés sur les réseaux sociaux, les deux camps se sont promis des retrouvailles viriles à Paris. Les services de sécurité étaient alertés sur des manifestations violentes dans les communautés africaines notamment les congolais, les gabonais et les maliens. 

Les autorités congolaises ont décidé de saisir la justice française. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire et les autorités congolaises entendent "porter plainte dans le cadre de cette procédure", a annoncé Me Eric Dupond-Morreti.