La Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC) a réduit son budget 2018 de 30% par rapport au précédent, lors d'une session extraordinaire de son Parlement tenue mercredi 11 avril 2018 dans la capitale tchadienne N'Djamena.

Le nouveau budget adopté prévoit les recettes de 79,9 milliards de FCFA (environ 151 millions de USD), contre près de 115 milliards en 2017, soit une baisse de 30%.

Les prévisions des dépenses pour cette année sont arrêtées à près de 80 milliards de FCFA, contre 115 milliards de FCFA durant l'exercice 2017. "La limitation des ressources de la Communauté nous a contraints à fixer des plafonds budgétaires ... Il s'agit de promouvoir l'efficacité de la dépense", a dit le président de la Commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo.

Avec un capital de 50 milliards de francs CFA (94,1 millions de dollars), détenu à 50% par l'Agricultural Bank of China (ABC), la Banque sino-congolaise pour l'Afrique (BSCA) projette une augmentation de celui-ci de 20 milliards de FCFA (37,6 millions de dollars) à la fin de cette année, a annoncé mardi le président de son conseil d'administration, Roger Rigobert Andely.

"J'ai le plaisir de vous annoncer que nos actionnaires envisagent à la fin de cette année une augmentation du capital de 20 milliards de francs CFA, pour laquelle la partie congolaise a déjà versé sa part. Cette augmentation du capital va nous porter au niveau de la première banque la mieux dotée en capital social de la zone CEMAC" (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), a-t-il déclaré lors de l'inauguration du siège de la banque à Brazzaville.

Dernière-née des banques congolaises, la BSCA a débuté ses activités en 2015. Elle occupe actuellement la 7ème place nationale pour les crédits et la 5ème pour les dépôts. Ses premiers bénéfices sur l'exercice comptable clos au 31 décembre 2017 sont de 1,7 milliard de FCFA (3,2 millions de dollars), après une perte de 452 millions de FCFA en 2016 (850.000 dollars).

Cette banque qui se déploie progressivement sur le territoire congolais devrait à terme couvrir les pays d'Afrique centrale et ceux des autres régions du continent. Elle a été créée à l'initiative des présidents congolais Denis Sassou N' Guesso et chinois Xi Jinping. Son objectif est d'accompagner le développement socioéconomique de l'Afrique en soutenant les efforts à la fois du secteur privé et des pouvoirs publics.

Venue participer à l'inauguration du siège de la BSCA, la vice-présidente d'ABC, Guo Ningning, a signifié que sa structure soutiendrait le développement des activités et l'augmentation du capital social de la BSCA.

Dans un communiqué publié le 11 janvier par Florent Tsiba, Directeur de cabinet de Denis Sassou Ngueso, le Congo, pays producteur de pétrole a manifesté sa volonté d'intégrer l'Organisation des Pays Producteurs de Pétrole (OPEP) créée dans les années 1960 sous la houlette des saoudiens. Toujours est-il que pour les congolais, veulent le statut de "membre de plein droit..." et ils annoncent "une adhésion imminente". Cette annonce intervient après le passage à Brazzaville le 8 janvier du ministre saoudien des affaires étrangères qui y avait rencontré Denis Sassou Nguesso. Pour la présidence congolaise, cette adhésion permettra au pays de se donner les moyens de "prendre sa place dans la définition des politiques et la prise des décisions au sein de cette organisation (ndlr OPEP".

Alors que, le prix du baril de pétrole est au plus bas,  les réserves congolaise s"amenuisent et que le pays connaît une crise politique et sociale sans précédent, les observateurs ont du mal à comprendre le véritable enjeu de cette adhésion. Comment pourra t-il peser aux côtés des gros producteurs comme les pays du Golf? Dans la sous-région, c'est le Gabon qui avait tenté l'aventure de l'OPEP en 1975 avant de s'y retirer en 1994; puis a suivi, l"Angola, qui siège à Vienne au sein de l'OPEP depuis 2007. 

 

N'DJAMENA, 8 janvier (Xinhua) -- Le gouvernement tchadien, en proie à une crise financière et économique qui frappe le pays depuis trois ans, tente d'imposer des abattements sur les salaires des agents de l'Etat.

Tout est parti la semaine dernière, quand le Cadre national de dialogue social réunissant le gouvernement, les syndicats et le patronat a convié les leaders des centrales syndicales pour les informer de la proposition du gouvernement d'effectuer des coupes dans les salaires des agents de l'Etat.

Ces abattements vont de 15 à 45% des salaires de base des personnels des départements ministériels et des institutions de l'Etat, 5 à 10% pour les personnels des forces de défense et de sécurité et les personnels des missions diplomatiques.

Dans un communiqué rendu public lundi, le ministère tchadien des Finances et du Budget a dévoilé que la masse salariale pour l'année 2017 était plus de 376 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à 100% des recettes cumulées des douanes et des impôts.

Selon les recommandations des partenaires financiers du Tchad, dont le Fonds monétaire international (FMI), le plafond autorisé pour les dépenses salariales était de 348 milliards de francs CFA en 2017.

Dans le budget 2018, le plafond convenu est de 380 milliards de francs CFA. Cette année risque donc d'être terminée avec un surplus de 30 milliards.

"C'est pourquoi le gouvernement tchadien est obligé d'explorer d'autres pistes de solutions pour essayer de faire un maximum d'économie", a déclaré Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre des Finances et du Budget.

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