L'Afrique sub-saharienne pourrait bien être le prochain épicentre mondial des attaques informatiques contre les installations gouvernementales, les entreprises privées et les citoyens, en raison notamment de la faiblesse des protections en place contre ce type d'attaques, a annoncé un rapport publié mardi à Nairobi.

Le Rapport 2017 sur la sécurité informatique en Afrique, réalisé par Serianu, une entreprise de conseil basée à Nairobi, a révélé que le continent avait perdu environ 3,5 milliards de dollars américains l'an dernier suite à l'augmentation de la criminalité informatique de haut niveau.

Le rapport, qui a suivi quelque 700 institutions privées et publiques dans dix pays africains, a confirmé que l'augmentation marquée des attaques informatiques sur le continent représentait une nouvelle menace pour la sécurité, la croissance et la stabilité de l'Afrique.

"La menace que représentent les attaques informatiques est désormais bien installée en Afrique, mais les gouvernements et le secteur privé n'ont pas encore investi dans des défense appropriées pour en limiter la propagation", a déclaré William Makatiani, PDG de Serianu.

"A la lumière de l'évolution rapide des menaces informatiques, la sécurité des données informatiques doit devenir une priorité pour les institutions publiques et privées", a-t-il ajouté.

Présentation de la Plateforme Leecaki le 29/01/2018 à la CCI de Bordeaux - Copyright Khad GB

C'est au cours d'un déjeuner d'affaire, organisé à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux le 29 janvier dernier, que Maha Lee Cassy et Alain Kiyindou ont présenté leur futur produit, LEECAKI, aux partenaires institutionnels, économiques et financiers.

Autour de la table se tenaient des entrepreneurs, des représentants des Chambres de Commerce et d'Industrie de Bordeaux et de Pointe-Noire, du gouvernement congolais et des élus locaux. ''On a identifié un besoin énorme au niveau du continent africain où nous avons des producteurs, des artistes ou des paysans qui n'arrivent pas à vendre ou à valoriser leurs productions. Ils n'arrivent pas à se faire connaître à l'étranger. Le but est de donner de la visibilité à ces acteurs méconnus mais talentueux'' explique Alain Kiyindou, l'un des concepteurs, pendant son exposé. La visibilité est donc au cœur du projet, car cette market place naissante est destinée à faciliter les échanges entre entreprises occidentales et africaines d'une part entre les acteurs africains d'autre part. ''Nous recevons toutes les entreprises. Il suffira aux entreprises et aux entrepreneurs qui ont un service à vendre de nous contacter et nous les mettrons sur la market place'' ajoute Maha Lee Cassy.

Une heure et demie fut nécessaire aux deux associés pour présenter leur futur bébé au public. La plate-forme met à disposition des entreprises un espace de présentation de produits et service, un dispositif de publication d'annonces, un outil de recherche de partenaires, un système de paiement en ligne adapté et une base de données clients. Le projet suscite aussi de l'enthousiasme auprès des potentiels partenaires présents dans la salle. ''Si on a fait le déplacement c'est que cet outil est important pour l'économie congolaise. Déjà, en interne, on a du mal à mettre ensemble des opérateurs économiques d'un point à l'autre, le déploiement d'un tel outil permettra d'abord de rapprocher les opérateurs économiques de notre pays'' souligne Sylvestre Didier Mavouenzela, le président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire. Même son de cloche du côté du gouvernement congolais, ''c'est vaste projet qui va lier le commerce et le digital. On contribue à travers nos actions à réaliser le projet du président de la république le cadre d'un partenariat, le projet LEECAKI va permettre de pouvoir transporter, diffuser et distribuer des produits entre le Congo et l’extérieur, et entre les différentes zones du pays'' affirme Ludovique Mbossa, directrice de la coopération et de la formation au Ministère des postes, télécommunications et du développement numérique.

En effet, originaires du Congo, les deux concepteurs de la plate-forme ont choisi, bien évidemment, ce pays comme pays pilote du projet, ''on se positionne d'abord sur l'Afrique, le Congo notamment. L'outil permet de communiquer entre les vendeurs et les acheteurs. Le public a aussi besoin de savoir ce que nous faisons en Afrique'' ajoute Maha Lee Cassy.

''Je crois tout à fait à cette initiative numérique qui permettrait aux pays comme le Congo de développer dans un premier temps un marché local et dans un deuxième temps un marché local'' renchérit Robert Dulery, président de MédEx.

Le continent africain est le théâtre d'un vrai foisonnement dans le domaine du numérique, ce qui suscite un intérêt réel pour toute initiative allant dans ce sens.

Pour Olivier Labbé, directeur général de Cap DC, spécialisé dans le Data professionnel,''je crois beaucoup au numérique africain. Il y a énormément de croissance dans ce domaine. Demain, c'est l'Afrique qui va innover'', tandis que pour Lassina Diabaté du Réseau Premium, LEECAKI est ''un projet très novateur qui permettra à l'Afrique de se doter d'une arme. Une arme d'échanges qui permettra à nos experts dans tout domaine de développer leur business''. La valorisation du continent est un aspect non négligeable auquel tient beaucoup non seulement les concepteurs mais aussi les élus d'origine africaine comme Nancy Traoré, élue de la ville du Bouscat et Présidente du Collectif des Femmes Élues des Diasporas Africaines (CFEDA), ''je suis optimiste et je sais que l'Afrique avance. Cette initiative va encore revaloriser l'Afrique et les jeunes entrepreneurs africains''.

La plate-forme LEECAKI sera opérationnelle dans trois mois et, ''au-delà de la rencontre qu'elle favorise, LEECAKI se positionne aussi comme un tiers de confiance'' dixit les concepteurs, sera un outil accessible sur mobile.

Le président Abdel Fattah El Sisi a reçu la semaine dernière le Nile X, le premier smartphone fabriqué localement et conçu pour le consommateur égyptien, lors d’une cérémonie somptueuse.

Dans son effort pour investir dans le secteur de la technologie, l’administration de Abdel Fattah Sisi a soutenu une Silicon Valley égyptienne à Assiout, dans la région pauvre du sud du pays, pour relancer la fabrication locale.

SICO, la société égyptienne derrière le Smartphone 4G, a vu croitre une base de consommateurs égyptiens. Le contexte d’évolution de cette initiative est intéressant. Avec une population de plus de 95 millions d’habitants, les abonnements à la téléphonie mobile ont dépassé les 99 millions. Toutefois, seulement 32 % des Égyptiens ont un téléphone intelligent, ce qui en fait un marché en plein essor que l’entreprise souhaite exploiter grâce à des propositions abordables. Mohamed Abel Azim, directeur marketing de SICO n’a pas caché ses intentions. « Il existe de fortes opportunités pour l’Égypte d’être un centre de production de smartphones abordables en Afrique et nous voulons faire partie de ce changement. Nous voulons une révolution dans le jeu électronique dans la région », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, « nous avons la capacité de produire plus de 1,8 million d’unités dans les deux premières semaines dès le lancement ».

Selon toujours les informations de celui-ci, environ 55 % de l’appareil est assemblé dans son usine à Assiout et le reste est fabriqué en Chine. « Nous avions l’habitude de fabriquer uniquement en Chine et avons travaillé avec des entreprises technologiques telles que Google, Qualcom, Intel et HP. Ce que nous cherchons à faire est d’assembler les cartes mères et les circuits électroniques dans notre usine nouvellement construite », a ajouté Abdel Azim.

En effet, l’administration Sisi s’est lancée dans de grands projets nationaux ces dernières années, telles que l’agrandissement du canal de Suez et la construction d’une nouvelle capitale administrative. L’assemblage du smartphone local, dont la plupart des composants sont fabriqués en Égypte, s’inscrit dans la même perspective. Le projet est également dans une logique de mise en valeur d’une économie égyptienne active, qui peut continuer à attirer les investisseurs étrangers, en particulier les investissements chinois.

En savoir plus sur: https://afrotribune.com/

(TIC Mag) – C’est désormais officiel. Depuis le 22 décembre 2017, le Gabon et la République du Congo sont officiellement interconnecté via la fibre optique, dans le cadre de la première phase du projet Central African Backbone (CAB4). Une phase qui a consisté à poser environ 504 km de fibre optique à cheval entre les deux pays, pour un coût évalué à près de 15 milliards de F Cfa, financé par la Banque mondiale et aussi les deux Etats concernés.

Le projet porte sur la construction d’une dorsale optique de 521km entre Pointe-Noire au Congo et Mbinda, vers la frontière du Gabon. Cette dorsale sera reliée avec une autre, également en cours de construction du côté du Gabon, précisément entre Libreville et Lekoko, longue de 1075 km.

Plus d'articles...