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Depuis le 22 février 2019, des millions d'Algériens sont sortis dans la rue, dans toutes les villes du pays, pour dire non au 5ème mandat du président Bouteflika. Défiant le pouvoir, la peur et tous les pronostics, ils marchent pour dire non à l’humiliation que leur inflige un président malade et dans l’incapacité d’exercer pleinement ses fonctions. Ils marchent pour recouvrer leur dignité bafouée depuis de trop nombreuses années, par un système politique immuable et inamovible.

En Algérie et partout dans le monde, le peuple algérien s’est enfin réveillé de la torpeur dans laquelle l’avait plongé la décennie sanglante des années 90. La ferveur populaire qui s’exprime depuis, dans les rues d’Alger, Oran, Annaba, Ouargla, Bejaïa, Batna… et Paris nous interpelle, nous militants de la démocratie et de l’émancipation des peuples, par son ampleur et sa détermination. Cette clameur populaire, portée par une jeunesse pleine de vitalité, ne peut nous laisser indifférents.

Nous, démocrates, saluons la grande sagesse et la responsabilité de ce mouvement spontané et pacifique qui crie son ras-le-bol de la corruption, d’un Etat prédateur qui sacrifie sa jeunesse et son peuple aux intérêts de quelques-uns.

Nous, démocrates de tous horizons, appelons à soutenir le peuple algérien dans sa lutte pour la dignité et la liberté.

Ce mouvement est profond dans ses revendications et historique par son ampleur. Il doit trouver un débouché politique afin de rendre au peuple algérien toute sa souveraineté. Nous, démocrates, épris d’égalité et de justice, appelons à une véritable transition démocratique et pacifique en Algérie afin que les Algériens reprennent leur destin en main et puissent se construire un avenir commun.

Le succès de cette transition passera par la mise en place d’une instance de dialogue transparente et démocratique qui associera toutes les composantes de la société algérienne. Des évolutions constitutionnelles seront nécessaires pour permettre l’émergence d’un véritable Etat de droit, condition sine qua non pour rétablir la confiance entre le peuple et ses représentants.
Nous, militants de la démocratie et de l’émancipation des peuples, croyons à une Algérie forte et stable qui prendrait toute sa place dans les espaces méditerranéen, maghrébin et africain, tout en étant ouverte sur le monde. Nous croyons en l’émergence d’une région riche de son histoire et de sa jeunesse, dans laquelle chacun pourra s’épanouir et vivre en paix.

Le moment est venu de bâtir, ensemble, une Algérie nouvelle qui nous permettra de concrétiser le rêve de ceux qui ont sacrifié leur vie pour faire exister cette nation.


Premiers signataires : Zorah Ait Maten (69), Lounes Adjroud (92), Achoura Azizi-Bouziani (94), Hamza Charifi (75), Samira Brahmia (91), Karime Djermani (63), Nathalie De Oliveira (57), Sofiane Ghozlane (77), Saliha Guedja (13), Akli Mellouli (94), Hanifa Guermiti (57), Jalel Loussaief (57), Faïza Menaï (94), Cyr Makosso (57), Nathalie Katende (75), Baku Nzola (Johannesburg), Selima Saadi (57), Ergün Toparslan (54), Nadia Salem (75), Brice Razafintsalama (57), Naïma Yahi (78), Arezki Saouli (75), Chinez Ziadi-Ndiaye (54), Ahmed Zidna (75)

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Au moment où plus dun observateur de la politique africaine saccorde à dire que la présidence de Kagame à la tête de lUnion africaine a été un modèle de bonne gouvernance, mêlant autorité et vision à long terme, grâce à un vaste programme de réformes, le 32ème sommet ouvre la voie à un renouveau de lordre politique, économique et socioculturel pour les 1,2 milliard dhabitants du continent africain.

La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) sera, à n’en point douter, le projet qui retiendra lattention des décideurs africains, compte tenu du fait que ce dossier, véritable outil d’intégration économique, devrait changer la réalité de 75% de la population africaine qui vit en dessous du seuil de pauvreté.

Ainsi, les Chefs dEtat africains comme Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou NGuesso (Congo-Brazzaville), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) pour ne citer que les trois, ressentent le besoin de changer le mode de fonctionnement de lappareil de lUnion africaine. Les différentes réformes engagées ont donc eu pour objectif de moderniser lUnion africaine et de renforcer sa souveraineté politique.

Si le principal enjeu du 32ème sommet a été le passage de témoin entre Paul Kagame et le Président égyptien Abdel Fattah Al Sissi, le nouveau Président de lUnion africaine a déjà fait savoir que son action sorganisera autour de la consolidation du programme de réformes, le développement économique et social, l'intégration économique, la paix et la sécurité.

 

Le leadership panafricain de Denis Sassou NGuesso.

Il en a été question en marge du sommet, avec la déclaration faite Denis Sassou NGuesso, Président du Haut Comité sur la Libye. Le Chef dEtat congolais a émis son avis sur la lancinante question de paix en Libye, pays déstabilisé et dévasté par la guerre des milices et le manque de dialogue entre les différents protagonistes de ce pays qui vit ses heures les plus sombres de son histoire, depuis lassassinat en 2011 de son Guide, Mohammar Kadhafi.

«La crise libyenne demeure préoccupante et se caractérise par la résurgence des violences et de l’instabilité. Il apparaît clairement que la consolidation des progrès accomplis passe par une véritable cessation des hostilités et la fin effective des affrontements. Cette étape ne peut prospérer que grâce à l’adhésion déterminée des acteurs au processus en cours.

Au-delà des questions de leadership et des enjeux de pouvoir, il sagit au préalable de reconstruire un environnement de confiance. Celui-ci ne peut se réinstaurer que par un dialogue ouvert à toutes les sensibilités libyennes, parties prenantes à cette crise. Cest la position de lUnion Africaine que nous portons», a clamé, haut, le Président congolais.

Cette délicate situation libyenne ne nous fait pas perdre de vue celle de la République Démocratique du Congo qui, avec son nouveau Président, Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, fait renaître lespoir dune paix durable dans les sous-régions dAfrique centrale et dAfrique australe, tant il est vrai que l’élection présidentielle en RDC sest passée dans le calme et sans effusion de sang. En tant que Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des lacs (CIRGL), Denis Sassou NGuesso avait fait de la paix en RDC, un préalable.

 

lix Tshisekedi incarnerait-il le renouveau africain?

A la grande satisfaction de tous, les élections en RDC se sont déroulées dans le calme et les acteurs politiques congolais nont pas fait de la contestation des résultats des élections, un motif de déstabilisation de leur pays.

Le Président du parti dopposition UDPS a été porté à la magistrature suprême et son élection a été confirmée par la Cour suprême. L’évolution positive de la situation post-électorale en RDC a conféré une certaine auréole au nouveau Président, Antoine Félix Thisekedi Tshilombo, dont la présence au 32ème sommet de lUnion africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, nest pas passée inaperçue, dans la mesure où celui-ci a même bénéficié de lonction de ses homologues qui lont choisi comme Vice-Président de lUnion africain.

 

C’est certainement le grand retour, sur la scène africaine, du pays-continent, la RDC. Car nombre de stratèges de la politique africaine estiment que le nouveau Président congolais «incarne le renouveau de lAfrique» et son pays devrait très vite reprendre sa place à l’échelle continentale, même si beaucoup reste encore à faire en matière de paix, de stabilité économique et dexploitation des minerais et mines souvent qualifiés de minerais de sang.

En effet, malgré la forte présence des casques bleus (plus 23.000), la RDC demeure le pays le plus touché par les attaques armées des milices, mettant à mal l’intégrité de limmense territoire de 2,6 millions de mètres-carrés.

«Il nest donc plus acceptable que le Congo mon pays puisse être indéfiniment victime de la convoitise des étrangers à cause de ses immenses ressources naturelles. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeller lAfrique et la conscience africaine afin de ne plus sponsoriser toutes tentatives susceptibles de faire revivre au peuple congolais, les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier, depuis plus de 20 ans», s’est indigné le Président Tshisekedi, à la tribune de lUnion africaine.

 

En prenant loption de construire un Etat de droit, de renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, de neutraliser la nébuleuse des groupes armés qui massacrent et sèment mort et désolation dans certaines contrées du pays, tout particulièrement à Beni et autres, le nouveau Président de la RDC sest donné les chances de réussite de son mandat de 5 ans.

Avant de senvoler pour Addis-Abeba, il a réalisé une importante tournée sous-régionale (Kenya, Angola et Congo-Brazzaville) qui lui a permis dexpliquer à ses pairs, la situation politique de son pays, après son élection et consolider les liens de fraternité ces pays. «L’idée que je me fait de lAfrique passe par la consolidation des liens entre nos États, il me fallait donc venir ici à Brazzaville rencontrer le Président Dénis Sassou NGuesso», lançait il à quelques heures de son départ en Éthiopie.

 

Où va donc lUnion africaine face aux enjeux de développement qui suscitent tant despoir à ces nouveaux Chefs d’Etat, élus fraîchement, dans le  continent, notamment Félix Tshissekedi en RDC et Andre Rajoelina de Madagascar?

Pour faire propre, le nouveau Président en exercice de lUnion africaine, lEgyptien Abdel Fattah Al-Sissi, entend imprimer un rythme en rapport avec les réformes déjà engagées par son prédécesseur Paul Kagame.

Déjà l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) adoptée par les Chefs d’Etat à Kigali, le 21 mars 2018, et instituant un marché unique de plus de 1,2 milliards dhabitants, constitue lun des axes majeurs de la nouvelle politique africaine quentend mener le nouveau Président en exercice de lUnion africaine, lEgyptien Fattah Al-Sissi. Une priorité qui na pas manqué d’enthousiasmer le commissaire pour le Commerce et l’industrie à l’UA, le Zambien Albert M. Muchanga.

 

A bien voir, cette initiative louable devrait bouleverser positivement l’évolution de lAfrique. Pour nombre dobservateurs de lAfrique et de son évolution, cest sans doute le lancement de cette initiative visionnaire qui définira le mieux, pour la postérité, l’année de la présidence du Paul Kagame à la tête de lUnion africaine.

Si dun côté, M. Guterres,  le Secrétaire général de lONU, a salué l’exemplarité de lAfrique en matière d’accueil des réfugiés, le thème même du sommet, il nen demeure pas moins que lavenir de ce continent africain intéresse au plus haut niveau certaines personnalités mondiales très illustres.

Les déclarations à la tribune de lUnion africaine des personnalités comme le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates, le Président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abdoul Gheit, le Président de la Fifa, Gianni Infantino, illustrent à juste titre, la volonté de faire réellement de lAfrique, le continent d’avenir.

Au 1er Plan: Lucien Ebata, Image: DR principal négociateur avec le FMI

Afrique

Toujours pas de bout de tunnel dans la longue crise économique qui ronge le Congo-Brazzaville, depuis l’effondrement des prix du pétrole à partir du deuxième semestre de 2014 et surtout l’endettement colossal du pays qui a atteint 117% du PIB en 2017. Ce faisant, notre pays, qui demeure à la traine dans la mise en œuvre du plan de sortie de crise concocté par les Chefs d’Etat de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) en décembre 2016, à Yaoundé (Cameroun), devient un goulot d’étranglement de la sous-région dont la monnaie, le Franc CFA, est plus que jamais menacée de dévaluation.


Malgré la relance sur l’urgence de mise en œuvre des réformes convenues avec le FMI, lors du sommet d’octobre 2018 à N’Djaména (Tchad), le Congo ne perçoit toujours pas le bout du tunnel dans ses efforts de sortir de la crise qui affecte si lourdement son économie. Au contraire, les effets de la crise se font de plus en plus ressentir, surtout dans le secteur hors-pétrole toujours en récession. Faire une transaction financière de dix millions de francs CFA et plus pour l’étranger est devenu, par exemple, un parcours du combattant. Et pour cause, les réserves d’échanges du pays se sont effritées au fil des mois. Les routes se dégradent et deviennent difficilement praticables. Mais le Gouvernement se montre incapable de les restaurer en temps raisonnable. Ce qui plombe les activités économiques.


Que se passe-t-il donc? Pourquoi le Congo éprouve-t-il autant de difficultés à relancer son économie sur des bases saines? La réponse est en réalité simple: le pays a enfourché de mauvais chevaux pour négocier avec ses partenaires financiers.
Souvenons-nous: avant de recevoir Mme Christine Lagarde, la patronne du FMI, à Washington, le 19 septembre 2017, le Président Sassou avait créé par décret du 15 septembre 2017, une commission chargée de piloter les négociations avec le FMI. Cette commission était composée de deux comités:
- un comité politique dirigé par le Premier Ministre Clément Mouamba et comprenant le Ministre d’Etat Gilbert Ondongo et le Ministre des finances et du budget Calixte Nganongo ;
- un comité technique dirigé par Lucien Ebata, patron d’une société privée Orion Oil et conseiller spécial chargé des financements extérieurs du Chef de l’Etat. Ce comité technique était composé de Rigobert Maboundou, directeur de cabinet du Premier ministre et du directeur des études et de la planification au Ministère des finances et du budget.


Un an et demi après : toujours pas de résultats. Que des raisons avancées!
A l’époque, Congo Tribune avait déjà parlé d’un mauvais choix des cadres qui n’augurait pas de lendemains meilleurs dans les négociations avec le FMI. En effet, parmi ces cadres, il y en a qui ont une réputation sulfureuse en raison de leur passé de gestionnaire. En plus, patron d’une société privée, Orion Oil, opérant dans le pétrole et étant en affaires avec la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo), Lucien Ebata se retrouvait dans une position délicate de conflit d’intérêts qui ne pouvait pas ne pas peser sur la perception de son travail à la tête du comité technique. Aujourd’hui, l’histoire nous donne raison. Le Congo a perdu du temps (un an et demi) sans parvenir à un accord avec le FMI.


Par ailleurs, même si c’est un haut cadre de banque et de la finance, le Premier ministre Clément Mouamba ne s’est pas révélé comme un homme politique de poigne capable d’impulser de grandes actions de nature à changer les choses. Souvenons-nous de l’intervention du Député Elvis Okombi-Salissan lors d’une séance d’interpellation du Gouvernement : « Nous voulons que vous fassiez bouger les lignes, Monsieur le Premier ministre », lui avait-il lancé en substance. A la place, le Premier ministre n’a-t-il pas endormi les lignes ? Et c’est le Congo qui boit le bouillon ; et c’est toute une population qui continue de souffrir de la crise économique.
Mais, est-ce sa faute? Arrivé dans un système où prédominent les comportements de prédation, Clément Mouamba n’a sans doute pas voulu prendre les risques de les affronter, en dépit des appels lancinants du Président de la République de lutter contre les anti-valeurs. Il s’est laissé influencer et a préféré surfer sur la vague ambiante, sans doute pour tirer son épingle du jeu.
Mais, c’est l’absence de Lucien Ebata à la réunion de négociations de Paris en janvier dernier, qui a attiré l’attention des observateurs. Il est dit que le FMI lui aurait demandé «de fournir des assurances juridiquement contraignantes que son rôle au sein de l’équipe de négociation du Gouvernement n’est pas en conflit avec son rôle de PDG d’Orion Oil».


A-t-il été désactivé de la direction du comité technique de la commission chargée des négociations avec le FMI? Certains le pensent mais rien n’est aussi sûr. Pourtant, le pays a des cadres jouissant d’une bonne moralité pour défendre les intérêts de leur pays au plan international. Mais, les antivaleurs comme le tribalisme, le clanisme, le sectarisme, le clientélisme politique, etc, qui empoisonnent la vie politique nationale font qu’ils sont laissés sur le banc de touche.


Cependant, une évidence: l’opinion est lasse et fait preuve de désinvolture face à l’incapacité des pouvoirs publics de trouver des solutions à la crise économique. Le débat politique s’envenime autour de ces questions, alors que la perspective de 2021 s’y invite de plus en plus. Dans quelques mois, le Gouvernement n’aura peut être plus la sérénité de négocier avec les partenaires financiers. Il sera secoué par le tsunami du scrutin présidentiel qui arrive avec beaucoup d’interrogations. Surtout que l’Union africaine peut dorénavant exiger le recomptage des voix! "Time is money", qui ne le sait pas!

Selon les informations du Monde, le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée.

Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées. Et ce, dans un seul objectif : obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.

Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue ce mardi : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas.

A Lire sur www.lemonde.fr 

Image d'illustration - DR

Europe

Arrêter sa voiture pour téléphoner ne permet pas d’échapper avec certitude à une verbalisation et un automobiliste peut être sanctionné pour l’usage du téléphone tenu en main même s’il est en stationnement. La Cour de cassation juge en effet qu’il ne faut pas confondre la circulation et le mouvement. « Un véhicule arrêté, le moteur à l’arrêt, peut être regardé comme étant toujours en circulation », estime-t-elle.

Les juges font cependant une exception. Ils admettent qu’un automobiliste en panne puisse se servir de son téléphone, même s’il est arrêté sur une voie de circulation.

L'abbé Olivier Ndjimbi-Tshiende, 66 ans, prêtre germano-congolais, a décidé de quitter à compter du 1er avril 2018 sa paroisse de Zomedig en Bavière car il ne supportait plus les injures racistes. L'annonce a été faite par le curé lors de la messe du dimanche 28 janvier.  « Le prêtre Olivier Ndjimbi-Tshiende mettra fin au 1er avril à son sacerdoce dans la paroisse de Zornedig » en Bavière, « et occupera de nouvelles fonctions », a confirmé l’Evêché de Munich duquel il dépend.

L'arrivée des migrants en Bavière, porte d'entrée en Allemagne, n'a pas arrangé les relations entre le prêtre et certains paroissiens. Olivier Ndjimbi a indiqué avoir reçu de nombreuses menaces de mort anonymes et fait l’objet d’insultes racistes, souvent publiques, émanant notamment d’élus locaux du parti conservateur CSU, branche bavaroise du mouvement de la chancelière Angela Merkel ( CDU), qui contrôle depuis des décennies cet Etat régional très catholique.

Arrivé dans la paroisse en 2012, le prêtre s’était récemment désolidarisé de prises de position anti-migrants de deux responsables locaux de la CSU.  

ANTANANARIVO, 8 janvier (Xinhua) -- 29 personnes ont été tuées par le cyclone tropical Ava qui a frappé Madagascar de vendredi à dimanche, a annoncé le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son rapport provisoire publié lundi soir.

22 autres personnes sont portées disparues, 83 023 sont touchées et 17 170 ont été déplacées en urgence, a-t-on appris par la même source.

Par ailleurs, cinq routes nationales ont été coupées, selon le rapport.

Le BNGRC a indiqué également dans ses rapports provisoires que 3 191 hectares de rizières sont totalement inondés à Antananarivo, la capitale malgache, à cause de la pluie diluvienne affectée par Ava.

AVA a frappé la partie orientale de Madagascar vendredi et a quitté le pays dimanche en continuant sa trajectoire vers le sud-est du pays avec une vitesse moyenne de 15km par heure. Fin

Elle est la Française de l’Etat islamique la plus recherchée par les services de renseignements américains. Emilie König, 33 ans, en Syrie depuis 2012, a été arrêtée début décembre par les forces kurdes. Selon une information de RMC confirmée et vérifié par Libération, elle est actuellement détenue dans l’un des camps de réfugiés contrôlés par les unités de protection du peuple kurde, la branche militaire du Parti de l’union démocratique syrien, dans la région d’Hassaké, près de la frontière irakienne.

En savoir plus sur: www.liberation.fr

Une mutinerie dans l’Etat brésilien de Goias, dans le centre-ouest du pays, a fait lundi 1er janvier au moins neuf morts et quatorze blessés, selon des médias brésiliens.

Citant l’administration pénitentiaire, le site d’actualité G1 a indiqué que des affrontements entre prisonniers appartenant à des bandes rivales avaient provoqué à la mi-journée un incendie et la mort de neuf personnes. Quatorze personnes ont également été blessées et 106 prisonniers se sont évadés, selon la même source.

Selon G1, alors que les pompiers maîtrisaient l’incendie, la police militaire a affirmé que 29 fugitifs avaient été capturés et que la situation à la prison de l’Etat de Goias était sous contrôle.


En savoir plus sur: www.lemonde.fr

Le 2 février prochain, les congolais installés au Canada et aux USA vont organiser leur deuxième marche à Washigton en direction du siège du FMI. Cette marche est motivée par les récentes négociations entre le FMI et le Congo pour sauver le pays plongé dans une grave crise économique. La Plateforme nord-américaine et les organisations des congolais de France veulent une fois de plus unir leurs forces pour se faire entendre du FMI.

"L'intervention du FMI au Congo-Brazzaville doit être assujettie au gage d'une GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE à travers l'observation intégrale d'une TRIPLE CONDITIONNALITÉ : (1) Libération sans conditions de tous les prisonniers politique, (2) Retrait intégral des troupes dans le Pool et aide à la réinstallation des populations déplacées et (3) Un vrai DIALOGUE entre toutes les sensibilités politiques et les organisations de la société civile" a déclaré Georges Ngoma, membre de la Plateforme nord-américaine contre la dictature de DSN à l'initiative de cette marche.

VIDEO. Voir le communiqué de la marche du 2 février 2018 à Washington

La dernière sortie du président américain qualifiant Haïti et les pays africains de "pays de merde" a suscité l'émoi et une kyrielle de réactions sur le continent noir. Même si les chancelleries sont de plus en plus habituées aux déclarations hasardeuses et tapageuses du président "états uniens", la surprise était totale dans les capitales africaines. De Dakar à Kinshasa en passant par Ouagadougou, chacun y  va de son petit commentaire, et déclarations officielles de désapprobation. S'emportant contre l'immigration, jeudi 11 janvier lors d'une réunion en présence de plusieurs sénateurs, Donald Trump a lancé : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde  (shitole countries) viennent ici ? ». Dans le viseur de Donald Trump, Haïti, le Salvador et certains pays africains.

Même s'il est désormais bien vu de se positionner contre les sorties de Donald Trump, il faut dire que la réalité sociale, politique, économique des pays africains n'est pas loin de l'image qu'en a donné Trump, de véritables "pays de merde". Prenant la RDC ou le Congo Brazzaville, deux pays, assis sur la moitié des richesses naturelles du continent mais qui peinent depuis plus de 50 ans à ne fournir que de l'eau potable à leur concitoyens alors qu'ils sont au bord du fleuve Congo, le 2e au monde après l'Amazonie. Comment ne pas voir ces deux pays comme des "pays de merde" quand les politiques s'y incrustent au pouvoir, et sabotent les alternances au profit d'intérêts égoïstes? 

On pourrait comme cela continuer à étaler ces réalités sociales, économiques, sanitaires..., qui donnent tout leur sens à l'expression "trumpienne" de "pays de merde" lorsqu'on l'applique aux deux Congo, mais gardons nous de pas plonger dans l'extravagance qui marque le mandat du président américain. En bon business man, Trump de ne peut dire de la RDC que c'est un pays de merde car son sous-sol contribue largement à satisfaire la boulimie américaine des nouvelles technologies. Reconnaissons donc que la RDC a véritablement des dirigeants de merde. Tout de même nous comprenons les réprobations de certains responsables à l'instar du Sénégalais Macky Sall, dont le pays est aujourd'hui cité en exemple en matière de gouvernance et d'alternance politique.

TORONTO, 8 janvier (Xinhua) -- Deux adultes et deux enfants sont morts lors d'un incendie dans la ville d'Oshawa, dans la province canadienne de l'Ontario, lundi matin vers 8 heures.

L'événement tragique s'est produit dans une maison de trois étages dans laquelle vivaient onze personnes.

Le chef des pompiers d'Oshawa, Derrick Clark, a déclaré lors d'une conférence de presse lundi à midi que les quatre personnes avaient été retirées de divers endroits de la maison et que trois autres résidents blessés avaient été transportés à l'hôpital.

Deux hommes et une fille ont été déclarés morts sur les lieux alors qu'un garçon a été transporté à l'hôpital où il est décédé des suites de ses blessures. Leurs identités n'ont pas encore été dévoilées. Les relations entre les victimes ne sont toujours pas claires.

On ignore toujours où l'incendie a commencé et s'il y avait des avertisseurs de fumée qui fonctionnaient bien, a déclaré M. Clark, précisant que l'arrière de la maison semblait subir les dommages les plus importants.

Une tempête de neige a entravé les efforts des pompiers pour contenir l'incendie, selon M. Clark.

Une enquête sur la tragédie a été ouverte.


 

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