Y a-t-il un syndrome Doukaga en milieu scolaire ?

Afrique
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Après ce qui s'est passé mercredi 24 octobre 2018, au CEG- Lycée Nganga Edouard, le Lycée technique et commercial Premier Mai de Brazzaville a pris le relais jeudi 25 octobre et on a enregistré une quarantaine d'élèves pour la plupart des filles victimes du même phénomène de transe, d'évanouissement, de syncope, etc.


Le jeudi 25 mai, les cours ont démarré normalement au Lycée technique et commercial Premier Mai. Mais vers midi, des élèves ont commencé à se plaindre de céphalées, avant de s'effondrer ou de tomber en transe. Une dizaine d'entre eux ont été conduits en taxis au CHU, avant que les sapeurs-pompiers n'arrivent avec leurs ambulances. Tous les élèves ont été pris en charge au CHU, seuls trois cas ont nécessité l'oxygénothérapie.


l'Assemblée nationale a tenu, le même jour du jeudi 25 octobre, une séance de questions d'actualité au Gouvernement, à partir de 14h30. Si les Ministres Moungalla et Bininga ont répondu à la question sur le livre de Dominique Kounkou, qui parle d'un prétendu génocide contre les Laris au Congo, le Ministre Fylla Saint-Eudes a répondu à la question sur le phénomène de crise d'hystérie collective en milieu scolaire. Dans ses explications, il a indiqué que d'autres pays comme les États-Unis, l'Égypte, le Zimbabwe, le Cameroun, etc, ont déjà connu ce phénomène en milieu scolaire.


Quoiqu'il en soit, dans l'opinion, on attache ce phénomène à la présence de la ministre de la jeunesse et de l'instruction civique, Destinée Ermella Doukaga (34 ans). Celle-ci a effectué une tournée mercredi 24 octobre dans trois établissements scolaires (Lycée Savorgnan de Brazza, Lycée technique et commercial Premier Mai et CEG-Lycee Nganga Edouard).
Si à Nganga Edouard le phénomène s'est manifesté juste après son départ, au Lycée technique et commercial Premier Mai, ça s'est produit le lendemain.


Ainsi, une bonne partie de l'opinion attribue ce phénomène d'hystérie collective à des origines mystérieuses ou magique dont la ministre serait l'auteur. Raison pour laquelle certains parlent déjà du syndrome Doukaga en milieu scolaire.
Il y a quand-même aussi une opinion qui trouve que les élèves manifestent plutôt un certain mécontentement, en boycottant les cours, vue la crise économique qui rend difficile leur vie scolaire. D'ailleurs, des groupes d'élèves ont démoli les pots de fleurs ornant le Boulevard Alfred Raoul, devant le Palais des congrès.
En tout cas, il y a un malaise social dans le pays et les évènements imprévisibles de ce genre risquent d'affecter le pays, de temps à autre.

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