Brazzaville: Gérard Okabando, commissaire de police de Makabandilou abattu par balles

Convois de la police à Makabandilou - Image DR

Afrique
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Ce matin du dimanche 18 novembre 2018, les habitants de Makabandilou, un quartier de l'arrondissement 9 Djiri, à Brazzaville, se sont réveillés sous le choc de la découverte du corps d'un officier supérieur de police abattu froidement par balle pendant la nuit. Il s'agit du Capitaine de police Gérard Okabando, commissaire de police de Makabandilou.


Selon les premiers éléments connus, le Capitaine Okabando revenait de déposer un collègue vers le quartier d'Itatolo et rentrait chez lui à Ouenzé, vers 1h30 du matin. A hauteur de Makabandilou, il a été abattu, à l'aide d'un PMAK. Le matin, les habitants ont découvert son corps en sang dans un véhicule, suscitant ainsi la stupéfaction. On ne le dira jamais assez, la criminalité est en hausse, probablement poussée par le contexte de crise économique. Cette semaine encore, un vigile a été tué à Moukondo, dans un vol à main armée.


La Majorité presidentielle a soulevé la problématique de la hausse de la criminalité devant le Gouvernement, lors d'une séance de travail le vendredi 16 novembre. Il faut beaucoup travailler : former les agents de sécurité, les équiper, doter les services de sécurité en moyens de travail, d'investigation et en budgets de fonctionnement.
De l'autre côté, il faut ouvrir des centres de rééducation, à Brazzaville, Pointe-Noire, etc, pour les adolescents et les jeunes qui s'adonnent à la criminalité, afin de les rééduquer, pour leur réinsertion sociale, une fois qu'ils épuisent les peines auxquelles ils sont condamnés.
Car, une politique carcérale qui n'associe pas la rééducation et les peines de travaux d'intérêt public ne peut venir à bout du phénomène de criminalité qui implique les adolescents et les jeunes, comme les "bébés noirs".
Par ailleurs, il y a lieu de poursuivre et étendre le ramassage des armes. Il y a trop d'armes illégalement détenus par des gens. Il faut qu'elles soient ramassées. Financer le ramassage des armes, c'est financer la sécurité publique. Le Gouvernement doit le savoir et agir dans ce sens, au regard des actes de criminalité qui sont en hausse, au moment où les fêtes de fin d'année approchent.

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