CONGO-BRAZZA: 30 minutes après son ouverture, le procès Okombi est reporté au 31 janvier 2019

André Okombi Salissa dans la salle d'audience ce 17/01/2019 à Brazaville. Image DR

Afrique
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

Après deux ans d'instruction, le procès d'André Okombi Salissa, président de la CADD a été ouvert ce 17 janvier avant d'être reporté au 31 janvier pour des raisons d'état.

Ancien candidat à la présidentielle en 2016, André Okombi Salissa est détenu dans les locaux de la DGST depuis le deux ans. Il est accusé d'atteinte à la surêté de l'Etat, chef d'accusation pour lequel le général Jean-Marie Michel Mokoko a écopé de 20 ans de prison après un procès expéditif tenu en 2018. 

Pour faire face à toute éventualité, le pouvoir de Brazzaville a déployé un dispositif musclé de police et gendarmerie pour un procès public. Blindés et hommes en armes filtrent tout accès au palais. Le public est tenu à distance ainsi que la presse. Quelques minutes après l'ouverture, l'audience du procès d'André Okombi Salissa est renvoyée au 31 janvier sur la demande du parquet général. 

L' audience s'est tenue pendant 30 minutes seulement, le parquet c'est à dire l'accusation a sollicité un renvoi, ceci a naturellement provoqué la colère des avocats d'André Okombi Salissa. 

Depuis le début de l'année 2019, les procès intentés par l'Etat contre certains citoyens virent au fiasco à cause de l'impréparation de l'accusation. L'Etat qui accuse peine à organiser sa défense. Lors de l'ouverture du procès de Jean Didier Elongo, poursuivi pour détournement de 50 millions de FCFA, l'audience fut suspendue parce que les avocats de l'Etat étaient absents. Celui dépêché en urgence demanda le report du procès car il ne connaissait pas le dossier avoua t-il devant les juges.