Les leaders de l'opposition de la RDC réunis à Bruxelles

La rencontre organisée du 9 au 11 novembre 2018, à Genève, en Suisse, sous la facilitation de la Fondation Koffi Annan, a permis à l'Opposition congolaise de la RD Congo de se réveiller, pour aborder en rang serré, l'élection présidentielle du 23 décembre 2018. Surmontant leurs égos, les sept leaders de l'opposition ont d'abord mis en place une coalition de l'opposition appelée Lamuka (Revéilles-toi).


Puis, ils ont choisi, par vote, le joker qui va porter jusqu'à la victoire rêvée, leurs couleurs à l'élection présidentielle. Ce joker est arrivé en toute surprise, quelqu'un qu'on n'attendait pas. Il s'agit de Martin Fayulu Madidi (62 ans), un homme d'affaires qui est également député national, président du parti d'opposition "Engagement pour la Citoyenneté et le Développement" (ECiDé).


Les partisans de Felix Tshisekedi attendaient que leur mentor soit choisi. Ce dernier s'est incliné devant le verdict des urnes, en reconnaissant que ça sera dur pour ses militants d'avaler la couleuvre, sûrs qu'ils étaient de remporter la mise, en raison de leur poids politique indéniable. Il faut féliciter le Président de l'UDPS, qui a eu la hauteur d'esprit de sauvegarder l'unité de l'opposition, en respectant la décision sortie de la concertation de Genève.


Ainsi donc, la présidentielle à tour unique de la RDC va voir s'affronter deux candidats que personne n'attendaient il y a trois mois: Emmanuel Ramazani Shadary (58 ans), candidat du FCC (Front commun du Congo), la plateforme électorale de la Majorité présidentielle; et Martin Fayulu Madidi de la Coalition de l'opposition Lamuka, qui ambitionne d'incarner la première alternance démocratique dans ce pays qui a subi une longue dictature et des guerres de toutes sortes particulièrement à l'Est, depuis son indépendance le 30 juin 1960.


Il reste à percer le mystère des machines à voter : la commission électorale va-t-elle les retirer ou les maintenir ? Quoiqu'il en soit, l'opposition, qui demande le retrait de ces machines, a décidé de ne pas boycotter le scrutin, si elles sont maintenues. La RDC s'apprête donc à tourner la page Kabila, mais rien n'est moins sûr dans ce grand pays aux événements imprévisibles et dont la vie démocratique depuis les années 90 est secouée par des querelles interminables, avec des dimensions tragiques.

Emile OUOSSO - Image DR

Depuis le lundi 5 novembre 2018, trois hauts cadres dont un proche d'Émile Ouosso, actuel Ministre de l'équipement et des travaux publics, sont placés en détention provisoire à la Maison d'arrêt de Brazzaville. Il s'agit de Bertrand Kanga Bokassa (ancien directeur financier de la CRF), Bruno Nianga et Frédéric Maniéké. Connu par son sobriquet, Manienz, ce dernier est le directeur de cabinet d'Emile Ouosso.

Réputé pour sa probité morale, Manienz se retrouve derrière les barreaux, paie-t-il pour son chef? C'est la question que ceux qui le connaissent se posent. L'information de leur arrestation n'est évidemment pas donnée de manière officielle, comme d'habitude d'ailleurs dans ce genre d'événement où la Justice ne communique pas.


Il apparaît qu'il est reproché aux trois prévenus, un détournement de fonds publics. L'on pense qu'il s'agit de l'affaire de disparition d'un montant de 9 milliards de francs CFA lié au paiement de deux mois de pensions (novembre et décembre 2016) des retraités de la CRF (Caisse de retraite des fonctionnaires).


En effet, quand il fut Ministre du travail et de la sécurité sociale (2016-2017), Emile Ouosso a été secoué par cette affaire de disparition de fonds, à la suite d'un transfert du trésor public à la CRF. Emile Ouosso a toujours nié cette affaire de disparition de 9 milliards dont il est accusé, en rejetant la responsabilité sur l'ancien directeur de la CRF, le Colonel Ottina qui, lui, n'est pas inquiété.

Voici un extrait de sa déclaration : "Pour l’année 2017, du fait de la baisse de la subvention du trésor, la CRF n’a pas disposé de moyens pour faire face aux arriérés de novembre et décembre 2016, tout comme quelques uns de 2017. En tout état de cause, les ordonnateurs de la CRF d’hier ou d’aujourd’hui, les banquiers de la CRF sont à Brazzaville et pourront fournir plus d’informations pour clarier et mieux élucider la situation avant de mettre un  terme à cette vaste campagne d’instrumentalisation des pauvres pensionnés de la CRF. Et aux auteurs de ce complot de comprendre que les documents comptables aussi bien de la CRF, de ses banquiers que du Trésor public traduisent la situation réelle des comptes de la CRF, quiconque veut peut s’en référer.
- Pourquoi on ne s’adresse jamais aux vrais coupables possibles? La CRF jouit d’une autonomie de gestion administrative et nancière. Le Directeur général est l’ordonateur principal de sa gestion devant le Ministre de tutelle (Décret 87/447/ du 19-08-87).
Alors si les pensions de Novembre et Décembre 2016 n’avaient pas été payées, deux cadres doivent répondre et expliquer: le Directeur général (Ottina) et le Directeur financier de l’époque; et ils sont connus. Pourquoi le Ministre, responsable selon la loi du suivi est transformé en coupable à la place des anciens vrais gestionnaires de l’argent des pensions en 2016, à savoir le Colonel Ottina et M. Bokassa?"

Les retraités de la CRF, qui vivent un vrai calvaire dû à l'incurie des cadres placés aux grands postes de responsabilité, attendent que la Justice jette toute la lumière sur cette affaire et que les coupables soient dénichés et punis. Mais, la Justice congolaise, elle-même gangrenée par les antivaleurs, est-elle capable de tirer cette affaire au clair et établir les responsabilités ? Beaucoup en doutent. Voyons voir!

LouisGeorges Tin et Tchiffy ZIE - Image DR.

La société civile africaine et sa diaspora ont récemment été informés de la création d'un nouvel Etat de la sixième région d'Afrique dans le cadre du dernier sommet de l'Union Africaine qui s'est déroulé du 1er au 2 juillet 2018 à Noakchott, et dont les dirigeants sont Monsieur Tchiffy Zié, qui en incarne l'autorité morale en sa qualité de Secrétaire Général du Forum des Rois et Leaders traditionnels d'Afrique, et Monsieur Louis-Georges TIN, ancien Président du CRAN et fondateur de la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, nommé Premier-ministre de cet Etat. 
 
Cette information relayée par de nombreux médias, est disponible sur le site Internet http://www.region6.africa/fr.fr/ spécialement dédié à la création dudit Etat, ainsi qu'aux curieux projets de développement qui en émaneront. 
 
Avec l'aide de Monsieur Tchiffy ZIE, Monsieur Louis-Georges TIN a constitué un gouvernement dans lequel on peut retrouver des personnalités comme Cheick Modibo DIARRA, ancien Premier-ministre du Mali et candidat à l'élection Présidentielle malienne de 2018, Wyclef JEAN, artiste international et ancien candidat à l'élection présidentielle haïtienne, Felix MARADIAGA, ancien Secrétaire Général du Ministère de la Défense du Nicaragua, Mylene Pereira RAMOS, Juge brésilienne, Vanessa MOUNGAR, membre du Conseil Présidentiel pour l'Afrique d'Emmanuel MACRON, et bien d'autres encore. 
 
Sans aucune preuve concrète à l'exception de quelques clichés flous qui semblent volés, cet Etat de la diaspora africaine aurait officiellement été présenté à de nombreux Chefs d'Etat comme Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger, Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République du Mali, ainsi qu' à Emmanuel MACRON, Président de la République française. 
 
Très étonné par une telle démarche qui vient en violation totale du droit international en matière de création d'un Etat, et qui vient renforcer l'idée d'une Afrique et de ses dirigeants incapables de faire prévaloir l'intérêt général, la diaspora africaine aurait souhaité être associée à ce processus majeur pour son avenir et son développement.
 
A l'heure où il est essentiel de changer cette image de l'Afrique où les coups d'Etats sont perçus, à tort ou à raison, comme une pratique courante, la société civile africaine et sa diaspora regrette de ne pas avoir été consultés conformément aux principes démocratique et d'éthique qui devraient s'appliquer en matière de transparence et de bonne gouvernance.
 
Convaincu que l'Union Africaine et le Président Emmanuel MACRON ne permettront pas à des esprits malins de nuire à leur image, je m'associe aux autres membres de la diaspora africaine dont les voix s'élèvent déjà, pour dénoncer et condamner cette imposture. 
 
 
Dreyfus LOUYEBO
Membre de la Diaspora Africaine
Responsable du Comité de veille Fetafe de la 6ème Région d'Afrique

Cyr Ebina et les responsables de Goma Tse-Tse - Image DR

Concrétisant une promesse faite en août dernier lors de la visite du centre de ramassage des armes de Goma-Tsétsé, installé par la CAMP (Commission ad hoc mixte paritaire), le Député José Cyr Ebina a fait don d’un lot de médicaments de première nécessité à l’Antenne médicale ouverte à Goma-Tsétsé par la CAMP.

Ainsi, jeudi 25 octobre 2018, il a remis ce lot de médicaments au Sous-Préfet Noël Loutounou (Voir vidéo), en présence de Mme Eugénie Maturine Mbika, représentant la directrice départementale de la santé, et Mme Elise Mpouo, chef du centre de Goma-Tsétsé, venues de Brazzaville. L’antenne est pour l’instant tenue par le caporal-chef Yimi, sous la supervision de M. Mick Michel Dzobo.

En effet, les populations regagnent de plus en plus leurs villages, avec le retour de la paix. Mais, les structures sanitaires et scolaires peinent à reprendre leurs activités. Le CSI (Centre de santé intégré) de Goma-Tsétsé est encore dans l’état de délabrement issu de la guerre. Pour contourner cette difficulté, la CAMP avait installé une antenne, en se contentant de son modeste lot de médicaments qui a fini par s’épuiser très vite. Installée dans le logement inachevé du secrétaire général de la sous-préfecture (construit dans le cadre de la municipalisation accélérée du Pool), cette antenne reçoit de plus en plus de malades.Elle a procédé, ces deux dernier mois par exemple, à 87 circoncisions d'enfants et d'adolescents. Des opérations d’ablation de kystes y sont également faites.
Autant dire que la demande est importante. D’où l’appel au Ministère de la santé et aux organisations humanitaires de pouvoir relancer le CSI de Goma-Tsétsé, par la réhabilitation de son bâtiment, son rééquipement et sa dotation en personnel et en médicaments.

Le développement se faisant à travers des actes concrets et ne voulant pas être de la race de ceux qui ne se plaisent qu'à critiquer, le Député a concrétisé sa promesse, à la grande joie des bénéficiaires.

Une bonne partie de ces médicaments ont été collectés auprès des compatriotes de la diaspora qu'il avait rencontrés lors de son dernier séjour en France. Il faut poursuivre ce genre d'actions, ont souhaité les responsables de l'antenne médicale.

Calixte Nganongo, le Ministre des finances et du budget poursuit sa croisade d'assainissement de la gestion des douanes congolaises, une administration publique profondément affectée par les antivaleurs de magouilles, d'insoumission à la tutelle et de détournements de fonds publics.


À l'heure de la crise économique, donc les temps des vaches maigres, l'État ne peut plus se payer le luxe de fermer les yeux sur les réseaux maffieux superbement protégés d'en haut, au détriment du Trésor public.


Installé au Congo depuis 2006, COTECNA est un groupe suisse fondé en 1974, devenu l'un des leaders mondiaux dans le domaine de l’analyse, de l’inspection et de la certification, avec plus de 100 succursales réparties dans environ 50 pays à travers le monde.
Mais, quand on travaille avec un partenaire pourri jusqu'à la moelle comme les Douanes, difficile de préserver sa réputation. C'est ce qui est arrivé à ce groupe suisse que le Ministre Nganongo a été obligé de remercier.


Le Ministre des finances et du budget a jeté son dévolu sur une toute petite société française, Webb Fontaine, spécialisée dans le secteur d'activité du conseil en systèmes et logiciels informatiques, et qui n'a qu'une expérience de 16 ans. Mais, ses prestations en Côte d'Ivoire par exemple donne satisfaction au Gouvernement.


Le grand défi pour relever les Douanes congolaises, en mettant un terme aux magouilles, c'est l'informatisation de son administration. C'est là où le bât blesse, malgré les efforts consentis dans le passé. Les douaniers congolais aiment le traitement manuel des dossiers, ce qui permet les magouilles. Webb Fontaine, qui commence don service dès le 26 février 2019, a la mission de convertir les douaniers congolais, à la culture de l'informatique. C'est donc un changement de mentalités. Un défi que Nganongo tient à relever. Rien n'est gagné d'avance et dans ce domaine, il ne faut même pas se fier aux discours.

Brazzaville, des foules devant une satation. Image DR

Depuis quelques jours, Brazzaville, la capitale, est touchée par une pénurie de carburant. L'essence super est en effet rare dans la ville, depuis le début de cette semaine. Le gasoil y est disponible, mais pas le super.
Les pénuries de carburant sont récurrentes dans la capitale, même si ces derniers mois on a eu un grand répit. En effet, avec un peu de patience, on retrouve toujours une situation normale.


Mais, depuis le début de cette semaine, de longues files de voitures, particulièrement les taxis, attendent en vain devant les stations services. Les livraisons sont annoncées mais sans cesse repoussées. Officiellement, les raisons de cette dernière pénurie ne sont pas données.


La vie est déjà rendue pénible pour beaucoup, avec les délestages d'électricité, en raison des travaux d'entretien de la Centrale à gaz du Congo, à Pointe-Noire, qui a une capacité de production d'électricité de 300 mégawatts grâce à ses deux turbines.
La pénurie de carburant et les suspensions momentanées de transfert de fonds à partir du Congo viennent multiplier les difficultés quotidiennes, dans un contexte déjà déprimant de crise économique qui affecte le pays depuis trois ans.


Le Congo qui, finalement, aurait souhaité sortir de la crise économique en évitant la pillule amère du FMI, ne rêve qu'à la remontée des prix du pétrole, pour rembourser les dettes des traders et relancer son économie. Pour cela, les prévisions les plus optimistes donne 2019 comme la dernière année de difficultés, avant de retrouver l'embellie. Mais, comment éviter l'incontournable FMI dont la prochaine mission à Brazzaville est annoncée pour la mi-novembre ?


La CEMAC a donné une sommation bien diplomatique au Congo et à la Guinée Équatoriale, de signer avec le FMI, pour mettre la sous-région à l'abri d'une dévaluation du Franc CFA. Les deux pays exportateurs de pétrole sont aussi priés de rapatrier à la banque centrale, les fonds issus de la vente du pétrole et de cesser avec les pratiques consistant à les placer dans des paradis fiscaux.
Bref, la marche vers la bonne gouvernance incluant la lutte contre la corruption est irréversible, pour soulager les populations des difficultés quotidiennes dues à la crise économique.

Après ce qui s'est passé mercredi 24 octobre 2018, au CEG- Lycée Nganga Edouard, le Lycée technique et commercial Premier Mai de Brazzaville a pris le relais jeudi 25 octobre et on a enregistré une quarantaine d'élèves pour la plupart des filles victimes du même phénomène de transe, d'évanouissement, de syncope, etc.


Le jeudi 25 mai, les cours ont démarré normalement au Lycée technique et commercial Premier Mai. Mais vers midi, des élèves ont commencé à se plaindre de céphalées, avant de s'effondrer ou de tomber en transe. Une dizaine d'entre eux ont été conduits en taxis au CHU, avant que les sapeurs-pompiers n'arrivent avec leurs ambulances. Tous les élèves ont été pris en charge au CHU, seuls trois cas ont nécessité l'oxygénothérapie.


l'Assemblée nationale a tenu, le même jour du jeudi 25 octobre, une séance de questions d'actualité au Gouvernement, à partir de 14h30. Si les Ministres Moungalla et Bininga ont répondu à la question sur le livre de Dominique Kounkou, qui parle d'un prétendu génocide contre les Laris au Congo, le Ministre Fylla Saint-Eudes a répondu à la question sur le phénomène de crise d'hystérie collective en milieu scolaire. Dans ses explications, il a indiqué que d'autres pays comme les États-Unis, l'Égypte, le Zimbabwe, le Cameroun, etc, ont déjà connu ce phénomène en milieu scolaire.


Quoiqu'il en soit, dans l'opinion, on attache ce phénomène à la présence de la ministre de la jeunesse et de l'instruction civique, Destinée Ermella Doukaga (34 ans). Celle-ci a effectué une tournée mercredi 24 octobre dans trois établissements scolaires (Lycée Savorgnan de Brazza, Lycée technique et commercial Premier Mai et CEG-Lycee Nganga Edouard).
Si à Nganga Edouard le phénomène s'est manifesté juste après son départ, au Lycée technique et commercial Premier Mai, ça s'est produit le lendemain.


Ainsi, une bonne partie de l'opinion attribue ce phénomène d'hystérie collective à des origines mystérieuses ou magique dont la ministre serait l'auteur. Raison pour laquelle certains parlent déjà du syndrome Doukaga en milieu scolaire.
Il y a quand-même aussi une opinion qui trouve que les élèves manifestent plutôt un certain mécontentement, en boycottant les cours, vue la crise économique qui rend difficile leur vie scolaire. D'ailleurs, des groupes d'élèves ont démoli les pots de fleurs ornant le Boulevard Alfred Raoul, devant le Palais des congrès.
En tout cas, il y a un malaise social dans le pays et les évènements imprévisibles de ce genre risquent d'affecter le pays, de temps à autre.

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