Six personnes ont été tuées à Kinshasa lors de la dispersion de la marche des catholiques par les forces de l’ordre  dimanche 21 janvier, selon un bilan encore provisoire publié dans la soirée par la MONUSCO.   

«Selon le bilan provisoire en ma possession, 6 personnes auraient été tuées [à Kinshasa]. Il y aurait également 57 blessés et plus de 100 arrestations [sur l’ensemble du pays]», a annoncé la porte-parole de la Mission onusienne, Florence Marchal, à Radio Okapi.  

La MONUSCO dit avoir déployé des équipes sur le terrain afin d’observer le déroulement cette marche, qui avait été soutenue par plusieurs organisations de la Société civile.

«Certains de nos observateurs sur terrains ont été menacés et molestés à Kinshasa, dans les quartiers de la Gombe et de Lemba. Des journalistes ont également été arrêtés », a déploré Mme Marchal.

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La Commission de suivi de l'accord de paix, signé le 23 décembre à Kinkala dans le département du Pool,a organisé ce 17 janvier une première réunion dite de « prise de contact » entre le gouvernement et les représentants du pasteur Ntumi. Prélude à cette première rencontre, une cérémonie de sortie officielle des premiers combattants Ninjas nsiloulou avait été organisée le dimanche 14 janvier à Mayama.

Alors que l’accord du 23 décembre avait été décrié par des proches du Pasteur Ntumi parce qu’il ne prenait pas encore le sort personnel de Ntumi, encore sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par le procureur Oko Ngakala, au lendemain de l’attaque de Makelekele le 4 avril 2016.

« On va devoir rééquilibrer, recadrer, de façon que l’accord en question soit un accord complet. Les questions notamment liées à la levée du mandat d’arrêt, par exemple. Parce qu’on ne peut pas aujourd’hui désamorcer cette crise avec les mains liées. Donc ce sont ces questions préliminaires qu’il faut que nous voyions avant » a expliqué à RFI Philippe Ané, représentant le pasteur Ntumi au sein de la délégation actuellement à Brazzaville.

Ces négociations devront aussi traiter du sort des prisonniers politiques, déboucher sur un dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale, comme l’avait exigé le Pasteur Ntumi dans son dernier message fin décembre.

 

URGENCE DIASPORA. L'artiste Nzongo Soul dit "Wa semo" est mort ce 10 janvier 2018 à Paris. Il a été retrouvé à son domicile par un proche qui a alerté la police. Les raisons de son décès ne sont pas encore connues. Sa dépouille a été prise en charge par les services du centre medico-légale de la ville de Paris.

« Depuis ce petit avant-poste niché au milieu du désert, la France agit et fait fléchir le djihadisme » : Florence Parly, ministre des armées, a passé, dimanche 31 décembre 2017, le réveillon avec 200 soldats français basés à Tessalit, le poste le plus au nord de la force « Barkhane » au Mali.

« C’est mon premier réveillon avec nos forces et je suis extrêmement honorée de le passer ici avec vous », lance la ministre sous une immense tente aménagée pour l’occasion.

Poulet aux morilles et saint-émilion

Sur les tables soigneusement dressées défilent des plats de fête : saumon, crevettes, poulet aux morilles, le tout arrosé de saint-émilion. Et pour chacun, un Opinel, cadeau du ministère des armées. Dehors, la pleine lune éclaire le camp retranché, planté dans une étendue désertique à 100 km de la frontière algérienne.

« Un Nouvel An à Tessalit, ça reste quelque chose d’unique, même si on est loin de chez soi, explique le chef de ce poste avancé, le capitaine Etienne (les noms de famille restent confidentiels pour des raisons de sécurité). Notre famille à nous, ce soir, c’est Tessalit, même si on n’oublie pas les nôtres qui sont en France. »


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Général Faustin Munene - Image DR

Le général Faustin Munene, ex-chef d'état-major congolais, soupçonné par la République démocratique du Congo d'avoir commandité en 2011 une attaque contre la résidence du président Kabila et un camp militaire à Kinshasa, est accusé de tentative de coup d’état contre Kinshasa. Il a été arrêté le 10 janvier au Gabon, selon des sources concordantes.

"Faustin Munene a été arrêté à Moanda. Il est aux mains de la DGDI (Direction générale de la documentation et de l'immigration - services de renseignement gabonais) en ce moment, à Libreville", a déclaré un haut responsable judiciaire de la Province de l’Ogoué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Interrogés à Libreville par l'AFP, les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur n'ont pas confirmé l'information.

Le général Munene avait été arrêté à la mi-janvier 2011 au Congo-Brazzaville, à Pointe-Noire, mais Brazzaville avait refusé de l'extrader vers Kinshasa, Dans tous les cas, on ignore depuis quand M. Munene se trouvait sur le territoire gabonais.

LE CAP, 7 janvier (Xinhua) -- Le parlement sud-africain a annoncé dimanche qu'il allait délibérer sur un projet de procédure de destitution du président Jacob Zuma.

Ces délibérations, prévues pour les 10 et 11 janvier, se tiendront conformément au verdict de la Cour constitutionnelle, a déclaré le sous-comité parlementaire de l'Examen des règles.

Le 29 décembre, la Cour constitutionnelle a en effet déclaré que l'Assemblée nationale avait échoué à mettre en place des règles appropriées pour obliger M. Zuma à rendre compte de son implication présumée dans le scandale Nkandla. Le président est accusé d'abus de fonds publics après avoir dépensé 246 millions de rands (environ 20 millions de dollars) pour renforcer la sécurité de son domicile privé à Nkandla, dans la province du KwaZulu-Natal.

En conséquence, la Cour a ordonné à l'Assemblée nationale de s'empresser de mettre au point des règles parlementaires claires pour initier une procédure de destitution conforme à l'Article 89 de la constitution.

L'Article 89 de la constitution sud-africaine permet la destitution d'un président pour violation grave de la constitution ou de la loi, inconduite grave, ou incapacité à assumer ses fonctions.

Le Sunday Times a rapporté que les jours de la présidence de M. Zuma étaient comptés après que celui-ci a rencontré samedi David Mabuza, nouvellement élu au poste de vice-président du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir).

M. Mabuza semble soutenir la destitution de M. Zuma, et certains hauts dirigeants affirment que cette rencontre pourrait avoir eu pour but de le persuader de démissionner, selon le Sunday Times.

Si M. Zuma refuse de démissionner, il sera destitué, a ajouté le journal.

Le Congo doit appliquer dès ce mois de janvier, une clause de cessation du statut de réfugié pour les citoyens rwandais ayant fui leur pays entre 1959 et 1994

Plusieurs milliers de réfugiés rwandais pourraient perdre leur statut de réfugié, notamment dans des pays comme l’Ouganda, la Zambie ou le Congo-Brazzaville. A partir du 1er janvier 2018, ces pays pourront appliquer une clause de cessation du statut de réfugié pour les citoyens rwandais ayant fui leur pays entre 1959 et 1994. Une clause demandée depuis des années par Kigali, qui estime qu’il n’y a plus de raison pour leurs ressortissants de vivre à l’étranger. Le processus est soutenu par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui a promis de ne pas abandonner ces réfugiés.
Au Congo-Brazzaville où vivent environ 9 000 Rwandais, ceux-ci s’inquiètent. Selon le docteur Eric Ndayishimiye, le président de cette communauté, la quasi-totalité de ses concitoyens ne font pas confiance au régime en place au Rwanda.

« Il faut dire que les réfugiés rwandais qui sont au Congo-Brazzaville sont des rescapés de plusieurs atrocités, à commencer de 1990 quand le FPR attaque le Rwanda. Ils ont quitté le pays après la prise du pouvoir par le FPR en 1994. Ils ont été massacrés dans les camps de l’est de la RDC. Et j’estime que ce gouvernement qui les a massacrés, qui les a torturés, c’est le même gouvernement aujourd’hui qui n’a décrété aucune loi d’amnistie, qui n’a jamais confessé leurs atrocités, qui n’a jamais favorisé une réconciliation véritable et qui fait que certains citoyens du Rwanda sont des citoyens de seconde classe. Tout cela fait que justement il y ait une fois de plus ce sentiment d’inquiétude. Et lorsqu’on suit l’évolution des droits de l’homme au Rwanda, ça ne rassure pas ».
 

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