« J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation », a déclaré M. Zuma lors d’une allocution retransmise en direct à la télévision. 

Cette décision qui n'a pas été facile à prendre pour le compagnon de Mandela, sonne comme un happy end pour Jacob Zuma car son parti l'ANC avait demandé publiquement son départ de la présidence sud africaine.

Conformément à la Constitution, Cyril Ramaphosa est devenu le président de la République par intérim dès la démission de Jacob Zuma. Le Parlement doit encore, dans les trente jours, l’élire formellement à ce poste. L’élection devrait, désormais, être organisée d’ici à vendredi.

Paulin Makaya àla rencontre du juge . Photo datée du 08/02/2018. Images: DR

Paulin Makaya président de l'UPC parti de l'opposition détenu à la Maison d'Arrêt de Brazzaville a rencontré ce jeudi 8 février le doyen des juges, M. Ngombo. Cette rencontre a fait l'objet de spéculations sur les réseaux sociaux. Alors qu'il a purgé sa peine depuis décembre 2017, Paulin Makaya reste en détention, à la surprise générale.

D'après nos informations, le président de l'UPC a été conduit auprès du doyen des juges afin de signifier son accord ou non pour la visite des autorités consulaires britanniques. Paulin Makaya bénéficie de la double nationalité congolaise et britannique. Jusqu'à ce jour il n'a pu bénéficier de la protection consulaire britannique, les autorités judiciaires congolaises n'étant pas assez disposées à ouvrir l'univers carcéral aux diplomates étrangers.  La dernière tentative de visite du consul de Grande Bretagne a tourné au fiasco. Paulin Makaya ayant donné son accord, il a rejoint sa cellule à la Maison d'Arrêt et il recevra les diplomates anglais dans les jours qui suivront.

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Général Norbert Dabira, - Image: DR

Le général Norbert Dabira a été déféré mardi 6 Février 2018 à la maison d'arrêt centrale de Brazzaville. Selon des informations concordantes, il occuperait l'ancienne cellule du colonel Marcel Ntsourou, décédé dans de circonstances troubles alors qu'il purgeait sa peine. L'ancien haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants était en détention à la DGST depuis le 11 janvier 2018. Il est accusé d'avoir voulu préparer un coup d'état contre Denis Sassou Nguesso en complicité avec le Général Nianga Mbouala, limogé de la présidence congolaise en tant que patron de la garde présidentielle.

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Le transfert du Général à la retraite Norbert Dabira a été décidé par le procureur de la République, André Oko Ngakala, à l’issue d’une audition lapidaire qui n'a pas duré plus d'une heure. En effet, la justice congolaise semble disposer assez d'éléments qui tendraient à prouver que Norbert Dabira est le cerveau penseur du coup d'état qui lui est imputé. Oko Ngakala devrait dans les prochains jours entendre son principal complice pour certains ou son dénonciateur pour d'autres c'est à dire le Général Ngatsé Nianga Mbouala. D'autres officiers de l'armée congolaise sont actuellement détenus à la DGST, ils sont soupçonnés d'être de mèche avec le duo Dabira - Nianga Mbouala.

Notons aussi que dans le cadre de la procédure des "Disparus du beach" Norbert Dabira est recherché par la justice française, de laquelle il s'est soustrait depuis plusieurs années En 2013, il fut notifié de sa mise en examen pour crimes contre l’humanité après une  interpellation  à Paris qui avait tourné court.

Paul Kagamé a pris les rênes du continent noir depuis le 29 janvier lors du 30e sommet de l'UA à Addis Abeba. Il remplace au poste du président de l'UA, le guinéen Alpha Condé. Cette arrivée de Paul Kagamé président du Rwanda à la tête de l'institution panafricaine est une aubaine pour son pays qui va renforcer son leadership sur le plan international.

De nombreux observateurs estiment que la présidence de Paul Kagamé à la tête de l'UA va donner un nouveau souffle à l'organisation, prise en otage par des vieux présidents qui pour la plupart ont échoué dans leurs pays. Paul Kagamé est aujourd'hui donné en modèle. Il a fait l'objet d'attentions particulières lors du dernier sommet de Davos en Suisse. Ancien rebelle, l'homme à la ligne filiforme cultive depuis son arrivée à la tête du Rwanda, une image de réformateur. Kiagali est venue la ville la plus propre d'Afrique, les conditions de vie des rwandais s'améliorent et le pays bouge. Arrivera t-il à mettre la même énergie pour faire bouger un continent ankylosé par la corruption et les dictatures?

Toujours est-il que Paul Kagamé a donné le ton, il a inscrit l'autofinancement de l'UA comme une priorité. L'organisation panafricaine dépend à près de 70% des subsides européennes et internationales, ce qui affecte son indépendance. Il devrait explorer des pistes d'autofinancement qui passeraient par la création de nouvelles taxes collectées par les états membres. Nous ferons le bilan de ce mandat qui s'annonce prometteur en janvier 2019.

Faustin Archange Touadera (Gauche) et Jean Bedel Junior MINDONGON GBOUNDOULOU / Image: DR

Le President de La Republique du Centrafrique, Faustin Archange Touadera a reçu en audience ce jeudi 8 février 2018, Jean Bedel Junior MINDONGON GBOUNDOULOU, l’héritier de l’ex-Empereur de Centrafrique, Jean Bedel BOKASSA.

Jean Bedel Junior MINDONGON GBOUNDOULOU a échangé avec Faustin Archange TOUADERA, sur la restauration du site de Bérengo par le gouvernement centrafricain. « Nous avons parlé d’une façon très chaleureuse et très constructive sur la vision positive que le Chef de l’État, a pour ce pays. J’étais fort impressionné et la discussion a été axée sur le thème de la restauration de la cité de Bérengo, qui est un projet à long terme », a déclaré Jean Bedel Junior MINDONGON GBOUNDOULOU.

 

Général Faustin Munene - Image DR

Arrêté le 10 janvier à Moanda, près de Franceville au Gabon puis renvoyé au Congo-Brazzaville précisément à Ewo (Nord) où il était assigné à résidence, le général congolais (RD) Faustin Munene, accusé de tentative de coup d'état par Kinsasha a été transféré ce mardi 6 février 2018 à Brazzaville, "pour des soins" selon les autorités congolaises; et, pour ses proches il serait en détention dans les cellules de la funeste DGST (Services des renseignements congolais).

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Les autorités congolaises interrogées à propos du transferement du général Munene d'Ewo vers Brazzaville sont unanimes: "le général Munene est bel et bien à Brazzaville pour des soins. Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement et ministre de la communication est catégorique. « Faustin Munene reste et demeure sous notre protection... C’est un homme âgé et souffrant. Il était donc prévu qu’il soit conduit à Brazzaville pour des examens médicaux appropriés après sa tentative d’escapade au Gabon. Entre son expulsion au Congo-Brazzaville et aujourd’hui, aucun événement n’est survenu qui pourrait expliquer son arrestation », a assuré Thierry Moungala à Jeune Afrique.

Pour les proches de l'ancien chef d'état major des Forces armées congolaises, le Général Munene ne serait pas en soins à Brazzaville, car personne n'a signalé "sa présence dans un hôpital". Selon son fils Fabrice Munene interrogé par Jeune Afrique, le général Munene n'a jamais communiqué avec sa famille depuis son retour involontaire du Gabon vers le Congo, car il n'a jamais rejoint sa résidence d'Ewo.  Il avait été "conduit immédiatement dans une gendarmerie d’Ewo où il a été détenu tous ces derniers jours", soutient Fabrice Munene, pour qui, son père serait plutôt à la DGST, dans les mains du général Philippe Obara. THierry Moungalla a qualifié "d'affabulations"le fait que Munene soit détenu à la DGST.

Joseph Kabila

Après les massacres du 21 janvier lors des manifestations organisées par les laïcs catholiques, la tension est palpable entre Bruxelles et Kinshasa. La République Démocratique du Congo a signifié mercredi à la Belgique sa volonté de fermer "dans un bref délai" la "Maison Schengen" de Kinshasa, sorte de consulat de l'Union européenne géré par Bruxelles pour le compte de 17 pays membres plus la Norvège.

Dans une note à l’ambassade de Belgique en RDC, Kinshasa a également fait savoir au gouvernement belge que sa « nouvelle agence de développement (Enabel) n’a plus sa raison d’être en République démocratique du Congo et, dès lors, lui demande de tirer les conséquences qui s’imposent ». Kinshasa est à fleur de peau à cause de la position prise par la Belgique qui a condamné la répression des chrétoens lors de la manifestation du 21 janvier à Kinshasa et dans d'autres villes du pays.

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