Son ombre a plané dans la salle de réception de la primature, son esprit a hanté les participants à l'audience accordée ce lundi 22 janvier par le premier ministre Clément Mouamba aux hommes ayant participé au 1er round des négociations entre le gouvernement et le Pasteur Ntumi. Lui était absent, mais tout a semble t-il tourné autour de sa personne.

Dans la salle de conférence de la primature, étaient attablés d'un côté, Raymond Mboulou ministre de l'intérieur, Roland Bouiti-Viaudo, vice président du parlement; de l'autre Ane Philippe Bibi chef de la délégation représentant le Pasteur Ntumi et Gustave Ntondo, négociateur en chef au nom de Ntumi; au bout de la table, Clément Mouamba qui réceptionnait le rapport final des travaux du comité ad'hoc et paritaire des accords de cessez le feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool. Si les détails de ce rapport n'ont pas encore rendus publics, nous avons dores et déjà, qu'il a consacré une part non négligeable à la situation personne du Pasteur Ntumi, dont la levée du mandat d'arrêt lancé contre lui par le procureur Oko Ngakala était au centre des négociations. 

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Des indiscrétions issues de la commissions paritaire, il est à noter, que certains revendications du Pasteur Ntumi, telles que l'implication de la communauté internationale dans la résolution de la crise politique, l'organisation d'un dialogue inclusif, la libération des prisonniers politiques, devront faire l'objet d'une étude approfondie entre les parties, le gouvernement hésitant de donner un blanc seing à celui qui était qualifié il y a encore quelques jours de "terroriste".

Si les détails de ce rapport n'ont pas été rendus publics, nous avons dores et déjà, qu'il a consacré une part non négligeable à la situation personne du Pasteur Ntumi, dont la levée du mandat d'arrêt lancé contre lui par le procureur Oko Ngakala. Clément Mouamba s'est satisfait des avancées notées dans le dialogue entre les deux parties et, a t-il réitéré la volonté du gouvernement "de faire aboutir ce processus de paix, pour le bien des populations et de tout le pays".

 

Le Procureur de la République, André Oko Ngakala

Il est fort probable que dans les jours qui vont suivre, le procureur de la République André Oko Ngakala mangeât son mandat d'arrêt lancé contre le Pasteur Ntumi au lendemain du 4 avril début de la crise dite du Pool. En effet, les négociations en cours entre le gouvernement et le Pasteur Ntumi aboutiront à la levée dudit mandat d'arrêt.

Après l'accord de paix signé à Kinkala entre le gouvernement et Jean Gustave Ntondo, représentant du Pasteur Ntumi, les deux parties ont ouverte depuis une semaine un cycle de négociations pour mettre en place une feuille de route et les contours d'un accord global qui mettrait fin définitivement à la crise du Pool.

Toutes les parties s'accordent sur le fait que le Pasteur Ntumi devrait jouer le premier rôle pour recouvrer la paix telle qu'il a fait pour entretenir cette crise du Pool. Pour cela, il devrait recouvrer toute sa liberté. « L’implication du Pasteur Ntumi est essentielle à la réussite de cette opération. À cette fin, la commission a proposé qu’il recouvre sa liberté de mouvement », a indiqué la commission paritaire de négociation dans un communiqué. « Nous sommes satisfaits. Nous avons demandé que tous les droits et toute la liberté soient restitués au Pasteur Ntumi », a déclaré à l’AFP son représentant, Jean-Gustave Ntondo.

Depuis quelques jours, les partisans du Pasteur Ntumi, communique sur la levée effective du mandat d'arrêt contre Ntumi et l'immunité qu'il bénéficierait à la fin des négociations en cours. Devant cet optimisme des proches du pasteur, le procureur de la République qui a tempêté devant les médias que "Fréderic Bintsamou alias Pasteur Ntumi, devrait être arrêté et conduit à mon (son) parquet" n'aura plus qu'à signer la levée de ce mandat d'arrêt. Quelle ironie!?

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La Commission de suivi de l'accord de paix, signé le 23 décembre à Kinkala dans le département du Pool,a organisé ce 17 janvier une première réunion dite de « prise de contact » entre le gouvernement et les représentants du pasteur Ntumi. Prélude à cette première rencontre, une cérémonie de sortie officielle des premiers combattants Ninjas nsiloulou avait été organisée le dimanche 14 janvier à Mayama.

Alors que l’accord du 23 décembre avait été décrié par des proches du Pasteur Ntumi parce qu’il ne prenait pas encore le sort personnel de Ntumi, encore sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par le procureur Oko Ngakala, au lendemain de l’attaque de Makelekele le 4 avril 2016.

« On va devoir rééquilibrer, recadrer, de façon que l’accord en question soit un accord complet. Les questions notamment liées à la levée du mandat d’arrêt, par exemple. Parce qu’on ne peut pas aujourd’hui désamorcer cette crise avec les mains liées. Donc ce sont ces questions préliminaires qu’il faut que nous voyions avant » a expliqué à RFI Philippe Ané, représentant le pasteur Ntumi au sein de la délégation actuellement à Brazzaville.

Ces négociations devront aussi traiter du sort des prisonniers politiques, déboucher sur un dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale, comme l’avait exigé le Pasteur Ntumi dans son dernier message fin décembre.

 

URGENCE DIASPORA. L'artiste Nzongo Soul dit "Wa semo" est mort ce 10 janvier 2018 à Paris. Il a été retrouvé à son domicile par un proche qui a alerté la police. Les raisons de son décès ne sont pas encore connues. Sa dépouille a été prise en charge par les services du centre medico-légale de la ville de Paris.

Six personnes ont été tuées à Kinshasa lors de la dispersion de la marche des catholiques par les forces de l’ordre  dimanche 21 janvier, selon un bilan encore provisoire publié dans la soirée par la MONUSCO.   

«Selon le bilan provisoire en ma possession, 6 personnes auraient été tuées [à Kinshasa]. Il y aurait également 57 blessés et plus de 100 arrestations [sur l’ensemble du pays]», a annoncé la porte-parole de la Mission onusienne, Florence Marchal, à Radio Okapi.  

La MONUSCO dit avoir déployé des équipes sur le terrain afin d’observer le déroulement cette marche, qui avait été soutenue par plusieurs organisations de la Société civile.

«Certains de nos observateurs sur terrains ont été menacés et molestés à Kinshasa, dans les quartiers de la Gombe et de Lemba. Des journalistes ont également été arrêtés », a déploré Mme Marchal.

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Général Faustin Munene - Image DR

Le général Faustin Munene, ex-chef d'état-major congolais, soupçonné par la République démocratique du Congo d'avoir commandité en 2011 une attaque contre la résidence du président Kabila et un camp militaire à Kinshasa, est accusé de tentative de coup d’état contre Kinshasa. Il a été arrêté le 10 janvier au Gabon, selon des sources concordantes.

"Faustin Munene a été arrêté à Moanda. Il est aux mains de la DGDI (Direction générale de la documentation et de l'immigration - services de renseignement gabonais) en ce moment, à Libreville", a déclaré un haut responsable judiciaire de la Province de l’Ogoué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Interrogés à Libreville par l'AFP, les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur n'ont pas confirmé l'information.

Le général Munene avait été arrêté à la mi-janvier 2011 au Congo-Brazzaville, à Pointe-Noire, mais Brazzaville avait refusé de l'extrader vers Kinshasa, Dans tous les cas, on ignore depuis quand M. Munene se trouvait sur le territoire gabonais.

LE CAP, 7 janvier (Xinhua) -- Le parlement sud-africain a annoncé dimanche qu'il allait délibérer sur un projet de procédure de destitution du président Jacob Zuma.

Ces délibérations, prévues pour les 10 et 11 janvier, se tiendront conformément au verdict de la Cour constitutionnelle, a déclaré le sous-comité parlementaire de l'Examen des règles.

Le 29 décembre, la Cour constitutionnelle a en effet déclaré que l'Assemblée nationale avait échoué à mettre en place des règles appropriées pour obliger M. Zuma à rendre compte de son implication présumée dans le scandale Nkandla. Le président est accusé d'abus de fonds publics après avoir dépensé 246 millions de rands (environ 20 millions de dollars) pour renforcer la sécurité de son domicile privé à Nkandla, dans la province du KwaZulu-Natal.

En conséquence, la Cour a ordonné à l'Assemblée nationale de s'empresser de mettre au point des règles parlementaires claires pour initier une procédure de destitution conforme à l'Article 89 de la constitution.

L'Article 89 de la constitution sud-africaine permet la destitution d'un président pour violation grave de la constitution ou de la loi, inconduite grave, ou incapacité à assumer ses fonctions.

Le Sunday Times a rapporté que les jours de la présidence de M. Zuma étaient comptés après que celui-ci a rencontré samedi David Mabuza, nouvellement élu au poste de vice-président du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir).

M. Mabuza semble soutenir la destitution de M. Zuma, et certains hauts dirigeants affirment que cette rencontre pourrait avoir eu pour but de le persuader de démissionner, selon le Sunday Times.

Si M. Zuma refuse de démissionner, il sera destitué, a ajouté le journal.

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