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DSN et le président chinois Xi Jiping - Image DR

Société

Pour faire un pied de nez aux pays occidentaux trop exigeants et conditionnant leur coopération aux avancées sur le chemin de la démocratie pluraliste, du respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit, les autorités congolaises étaient toutes joyeuses de se jeter dans les bras de la Chine, pour développer un «partenariat gagnant-gagnant», avec des objectifs concrets et un soutien financier tout garanti comme nulle part ailleurs dans le monde. L'avenir était vu en rose. Les Chinois étant pragmatiques.
Mais, comme dans toute alliance, le moins à faire est de bien connaître le partenaire, pour bien cheminer ensemble et aller loin. 
La Chine n'en finit pas d'apprendre de l'Afrique et partant, de bien connaître le Congo et ses dirigeants. Peut-on dire de même pour le Congo? Assurément pas.


Les dirigeants congolais se sont plutôt laissés aller à l'euphorie des mirages liés aux réalisations qui projettent subitement leur pays dans le modernisme mirobolant, croyant que les Chinois sont des missionnaires altruistes leur faisant tomber du ciel, le développement dont ils rêvaient tant pour leur pays: immeubles modernes jusqu'au fin-fond des forêts, routes goudronnées, barrages hydroélectriques, ponts, viaducs, aérogares... C'est la fête au village! Puisque le peuple voit les réalisations, on peut alors s'en mettre plein les poches. Jusqu'au point où l'on a laissé prospérer les anti-valeurs dont le redoutable phénomène de la corruption, véritable frein à tout développement économique.


Mais, les Chinois sont réalistes: partenariat gagnant-gagnant. Après les réalisations, ils demandent aux Congolais de passer à la caisse. Et oui, il faut payer.Mais, les caisses de l'État congolais sont vides, les prix du baril ont chuté. Le pays est endetté, on ne peut rien faire, il faut restructurer la dette, pour avoir l'aide du FMI. 


Évidemment, les Chinois qui connaissent bien les dirigeants congolais et qui ont acquis une grande expérience dans la lutte contre la corruption, n'acceptent pas cette diversion de mauvais goût. Diplomatiqement, ils sont souriants, mais en face, ils vous crachent les vérités. Si vous êtes des voyous, ils vous le disent.


Les Chinois savent que le Congo est riche, mais que l'argent est dans les poches de ses dirigeants. Et oui, les dirigeants congolais ne savent pas que la Chine du Président Xi Jinping considère la corruption comme une véritable peste qu'il faut éradiquer impitoyablement. La corruption est même punie de la peine capitale. On peut crier aux droits de l'homme, mais c'est dire...
Par contre, les dirigeants congolais considèrent la corruption comme un rhume qui ne nécessite pas qu'on s'emmerde pour l'éradiquer. On fait semblant de donner un petit cacher et on peut faire avec.


C'est toute la différence que les Congolais ne perçoivent pas avec nos amis chinois du partenariat «ngania-ngania». Voici ce que dit un article publié en janvier 2018, par l'agence de presse russe, Spoutnik, sur la lutte contre la corruption en Chine:

«La vaste campagne contre la corruption est devenue la carte de visite de la présidence de Xi Jinping, qui dirige la Chine depuis 2012. Tout a commencé par la lutte contre le luxe traditionnel des bonzes chinois. Sous le signe de l'abandon de la solennité et du formalisme, les hauts fonctionnaires devaient remplir une liste de huit critères et notamment réduire au minimum leurs voyages à l'étranger, réduire leur bureau de conseillers souvent en nombre exagéré et renoncer au blocage des routes pour laisser passer les cortèges.


Depuis le début de la vaste campagne de lutte contre la corruption, plus d'un million de fonctionnaires ont été démis de leurs fonctions, sanctionnés ou emprisonnés pour corruption. Rien qu'en 2017, plus de 159.000 personnes ont été condamnées pour violation de la discipline du parti et corruption, a rapporté récemment l'agence de presse Xinhua...
Le combat contre la corruption n'a pas seulement touché les fonctionnaires de bas niveau mais également les «tigres»: les hauts fonctionnaires du Parti communiste. En outre, les rangs de l'armée n'ont pas été épargnés: en cinq ans, une centaine de généraux chinois ont été traduits en justice.


La détermination avec laquelle Xi Jinping s'est attaqué à l'éradication de ce problème est soutenue par la population: plus de 93% des Chinois sont satisfaits par le travail anticorruption du parti en 2017, a annoncé l'agence Xinhua début janvier».

Au Congo-Brazzaville, on blâme dans les médias d'État ceux qui osent dénoncer publiquement les dirigeants corrompus. Quel paradoxe!


Si Sassou était Xi Jinping, le Congo serait loin sur le chemin du développement. La différence serait seulement que le Congo a aboli la peine de mort, conformément à sa Constitution. Bonne fête de l'indépendance à tous et à toutes!

Nous avons diffusé ce 9 août 2018 une information sur la libération immédiate du président du CADD André Okombi Salissa au sortir de son entretien avec le juge d'instruction. Alertés par les proches de AOS présents à ses côtés au TGI de sa libération immédiate demandée par le magistrat instructeur, nous ne pouvions prévoir le fait que le Parquet représenté par André Oko Ngakala s'opposerait à cette décision.
 
Nous suivions l'arrivée de AOS et son départ du TGI pour la DGST où il retournait remplir les formalités d'usage de sortie. Notre information était donc de bonne foi. Mais, c’était sans compter sur le droit congolais qui, échappe depuis le début de ces affaires politico-judiciaires à toute intelligence et au droit lui même.
 
Au nom de la rédaction de Ziana TV, je vous présente nos excuses pour cette méprise. AOS reste détenu à ce jour en attendant que les autorités politico-judiciaires congolaises entendent raison et appliquent le droit.
 
R. Cyr MAKOSSO

Les secteurs de l'électricité et l'adduction d'eau potable sont de grands pourvoyeurs d'emplois dans une économie nationale. Et pour un pays en développement appelé à développer ces deux secteurs sur toute l'étendue du territoire national, une politique de gestion publique efficace et efficiente ne peut que se traduire par un nombre important de création d'emplois dans ces secteurs. 
Au Congo-Brazzaville, c'est tout le contraire qui se manifeste, en dépit des investissements colossaux que réalise l'État dans ces deux secteurs qui demeurent sous le monopole de fait de deux sociétés publiques comparables, depuis les années 80, à des bras cassés. Et pour cause, non seulement le service fourni est d'une qualité en dessous de la moyenne, mais encore les deux sociétés nationales qui opèrent dans ces deux secteurs sont chroniquement déficitaires. Elles dépendent de l'État pour leurs investissements et parfois même leur fonctionnement. Mal gérées, elles sont beaucoup plus considérées comme des vaches à lait pour les lobbies qui les tiennent sous contrôle.


Prenons le cas de la SNE: l'État réalise les grands investissements: barrages hydroélectriques; centrales thermiques; lignes de transport d'électricité, postes de relais, de transformation etc. Tout est fait par l'État et la SNE n'a plus qu'à gérer. Et pourtant, elle est toujours déficitaire. La faute? A une gestion opaque. Quand bien même ce sont des entreprises publiques, elles ne publient jamais leurs bilans annuels et l'analyse pas leurs contre-performances. Il est difficile de saisir leur réalité du point de vue statistique: personnels, nature et durée des contrats de travail, poids de la masse salariale; cotisations sociales, chiffre d'affaires, investissements finances, bénéfice, pour ne prendre que ces aspects. 


Ce sont des entreprises devenues de grosses administrations où parfois des anciens directeurs peuvent continuer à être payés pendant des années. L'efficacité, l'efficience, la performance, etc, sont des qualités qui sont loin de leur culture de gestion. Elles n'ont pas de politique commerciale et de marketing pour attirer la clientèle. Jouissant du monopole de fait, elles n'ont que la répression parfois sauvage contre leurs clients indélicats: coupure au poteau, démontage des installations, refus de dialogue surtout en cas d'incendie d'origine électrique, etc. Ce qui fait qu'une partie de la clientèle n'hésite pas à développer aussi des méthodes sauvages pour se servir: branchements pirates, corruption des agents, tripatouillage des compteurs, des clients qui changent d'adresses en laissant des factures impayées, des abonnements aux noms des cadres et agents de la société, pour bénéficier de la gratuité, etc. Le plus gros client, l'Etat, et ses démembrements (institutions, services publics, parapublics, collectivités locales, administrations et même individualités investies de l'autorité publique...) ont développé une posture d'insolvabilité, sous le principe de la gratuité de l'eau et de l'électricité, entraînant des abus impossibles ou difficiles à réprimer.


C'est dans ce climat de violence, de brutalité, de cafouillage que ces sociétés évoluent, au grand dam de leur politique commerciale.
De temps à autres, suivant les régimes à la tête de l'État, le Gouvernement l EUR décroché une assistance technique extérieure, et alors des efforts sont faits. Mais, dès que l'assistance technique s'arrête, les anciennes habitudes reprennent le dessus.
Il est clair que la solution passe par les réformes. Le Gouvernement a bien fait de viser un tel objectif. Mais, quelles réformes et comment les mettre en oeuvre? Les réponses à ces questions conditionnent le succès des réformes. Il faut dire que toute réforme à des impacts technique, politique, économique mais surtout social et culturel. Ce qui fait que les réformes se heurtent toujours à des résistances socio-culturelles qui peuvent être politisées.


Pour réformer les deux sociétés, de véritables géants aux pieds d'argile, le Gouvernement a opté pour leur dissolution et leur remplacement par de nouvelles sociétés constituées avec l'apport de partenaires nationaux et internationaux. Seulement, le terrain n'a pas été préparé à ces réformes. En effet, sans information préalable, sans sensibilisation des personnels de ces deux sociétés, le Gouvernement a engagé à la va-vite le processus de leur dissolution. Le 2 février 2018, le conseil des ministres adopte le projet de loi de dissolution de la SNE et la SNDE et quelques jours après, le parlement l'a voté. Puis, silence radio pendant des semaines. En réalité, le Gouvernement n'avait pas préparé les projets de loi portant création des nouvelles sociétés devant les remplacer.
C'est à travers les médias sociaux qu'une nouvelle a été diffusée sur deux nouvelles sociétés pour remplacer la SNE (Société Nationale d'Électricité) par la EEC (Énergie Électrique du Congo) et la SNDE (Société Nationale de la Distribution d'Eau) par LCE (La Congolaise des Eaux). Un décret portant nomination de nouveaux conseils d'administration des deux sociétés à été publié. A quel moment ces deux sociétés ont-elles été créées? On ne sait pas. Mais, le 30 juillet dernier, les travailleurs de l'ex SNDE se sont opposés à l'installation du nouveau directeur général.


«Nous ne sommes pas contre les réformes, mais la procédure mise en place par le Ministère de l’energie et de l’hydraulique s’écarte des clauses soumises par les représentants des syndicats au comité chargé de suivre des réformes», avait expliqué un cadre de cette société au nom des travailleurs. Cet incident assez significatif du malaise qui règne dans ces sociétés traduit simplement l'échec de la politique de réformes menée par le Gouvernement qui n'explique rien ni à l'opinion ni aux personnels des sociétés concernées. Apparemment, les réformes ne visent qu'à mettre de nouvelles personnes à la tête de ces sociétés pour en prendre le contrôle, dès lors que même déficitaires, elles brassent quelques milliards de Francs CFA dans leurs fonctionnements. La dissolution de la SNE et de la SNDE risque d'être un coup d'épée dans l'eau, car le Gouvernement n'avait pas réellement prévu le projet des entités remplaçantes. Les parlementaires, qui ne prennent pas le risque de demander des comptes au Gouvernement, regardent faire. 
Gouverner c'est prévoir, dit-on. Au Congo, c'est plutôt la navigation à vue et c'est très dommage, car derrière ces échecs de politiques publiques, ce sont des familles entières qui sont condamnées à la précarité et un service public qui ne s'améliore pas.

Véhicules de la Police près du commissariat de Chacona à Mpila "image OCDH)

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D'après des informations de sources concordantes, entre 5 et 14 jeunes détenus dans le commissariat de Chacona dans le quartier de Mpila dans la partie nord de Brazzaville ont été retrouvés morts dans leur cellule. D'après certains témoins, ils seraient morts par étouffement. Cette information rendue publique en fin de matinée, n'a pas encore été commentée par les autorités congolaises.

D'après certains leaders de l'opposition, on compte parmi les victimes, des jeunes soupçonnés d'être des partisans farouches de l'opposition, et des soutiens du Général Ngatsé Nianga Mbouala, ancien commandant de la garde présidentielle accusé d'avoir pr&éparé un coup d'état contre DSN.

Cette tragédie du commissariat de Chacona, vient une fois de plus mettre la lumière sur les conditions inhumaines de détention dans les geôles de Brazzaville, longtemps dénoncés par les ONG. De son côté, l'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH) exige "une enquête administrative et judiciaire crédibles" pour ces jeunes morts dans des "circonstances troubles". Pour l'ONG, "Toute personne concernée directement ou indirectement peut nous contacter au 05 533 07 63 pour une éventuelle assistance", peut-on lire sur sa page Facebook.

Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville - Images; DR

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Le procès de l’ancien ministre de la justice Jean-Martin Mbemba reprend devant la Cour criminelle de Brazzaville, avec une surprise de taille. En effet trois personnalités y sont convoquées comme témoins. Il s’agit de Mgr Anatole Milandou, Archevêque de Brazzaville, M. Isidore Mvouba, Président de l’Assemblée nationale, et M. Placide Lenga, ancien Premier Président de la Cour suprême. Des convocations leur ont été adressées pour comparaître comme témoins, à l’audience du mercredi 23 mai.

Jean-Martin Mbemba, ancien Président de la Commission nationale des droits de l’homme, Président de l’UP (Union pour le progrès), est poursuivi par l'état congolais pour «l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et trafic d’armes de guerre ». Six personnes sont inculpées dans cette affaire: Jean-Martin Mbemba qui vit en France depuis 2015, l’ex-directeur départemental de la police dans le Pool, le colonel Jean-Claude Mbango, détenu depuis à la Maison d’arrêt, Me Samba Moutou Loukossi, un huissier de justice, ancien candidat aux législatives à Mindouli pour le compte de l’UP, et trois autres dont un décédé.

URGENT BRAZZA. Affaire Mokoko, le procureur de la Cour d’appel de Brazzaville a requis 15 ans de détention minimum ce vendredi après-midi contre le général Jean-Marie Michel Mokoko. La cour s’est retirée pour délibérer.

Lorsqu’en été 2014 je rencontrais YVALANDA pour la première fois, jamais je n’avais imaginé que seulement quatre ans après, je serais en train de rédiger ce petit mot d’Adieu à Auguste. Notre vie sur terre est vraiment courte et ne tient qu’à un fil. Certainement ces jours-ci des témoignages divers apparaîtront de tous les horizons du monde, dans les réseaux sociaux, pour nous brosser le portrait de celui que je considère comme le plus grand et le meilleur ambassadeur du Congo en France. 
Notre rencontre remonte en Juin 2014. Son fils Arnaud devait passer un stage en Espagne et Auguste voulait une personne de confiance pouvant aider à l’accueil de son fils.

Depuis lors, nous ne nous sommes plus séparés. Ce qui avait commencé comme une relation personnelle s’est transformée en relation professionnelle, quand Auguste m’exprima son besoin de mettre son Agence de transfert d’argent au service des congolais d’Espagne. Non pas seulement il publia ses annonces dans notre journal Afrokairós, mais il me confia aussi la responsabilité de gérer l’Agence Yvalanda en Espagne. Il prit la peine de venir à Madrid pour rencontrer les congolaises et congolais et leur expliquer les objectifs, les missions et les valeurs de l’Agence Yvalanda.

Lors de nos diverses rencontres entre Paris et Madrid, il me confia un secret qui resta gravé dans ma mémoire : « Dans tout ce que j’entreprends, me dit-il, je mets à contribution les compétences des compatriotes, c’est pour moi un symbole très important qu’il y ait des empreintes des compatriotes dans mes affaires. Notre pays a besoin de cette solidarité pour aller de l’avant ». Ce secret est au cœur de la mission et de la vision d’Auguste Malanda. Son succès dans les affaires financières, dans le Social, dans la Formation et dans l’Humanitaire s’explique en grande partie par cette volonté de faire en sorte que son travail génère du travail pour les autres congolais.

Aujourd’hui 10 Mai 2018 nous pleurons la disparition de ce grand homme. Nous qui lui étions proches savions depuis bientôt un an qu’il était malade, mais personne parmi nous n’avait imaginé sa fin si précipitée. Il se pourrait que le pouvoir politique ne lui rende pas l’hommage qu’il mérite, mais les congolaises et congolais doivent savoir qu’avec la disparition d’Auguste, la Nation vient de perdre un de ses plus dignes fils et sans doute le meilleur Patriote que le pays n’ait jamais connu. Au peuple congolais donc de lui rendre un hommage digne pour tant de services rendus à la Nation.
Adiós Auguste ! Adiós YVALANDA !

Bakala Kimani

Archives. Vue des participants aux 1eres Journées Médicales congolaise à Orléans - Mars 2013 - Image - DR

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Les 3emes journées médicales congolaises vont avoir lieu en France le 25 mai prochain. Organisées par l’Association des Anciens de l’INSSSA et des Médecins Congolais de France (AIMCF)ces journées porteront sur « L’Accident Vasculaire Cérébral aigu : état actuel et perspectives » sous la présidence du Professeur Jacques MORET, Chef de service de neuroradiologie interventionnelle au CHU du Kremlin Bicêtre 


Depuis sa création le 10 janvier 2007 à Orléans, L' AIMCF a initié différentes actions humanitaires, scientifiques et médicales en France et au Congo-Brazzaville. Ces journées 2018 auront la particularité de voir convier tous les Doyens de la Faculté de Médecine de Brazzaville (actuel et anciens). « Par conséquent, les deux premiers Doyens de cet établissement nous font l’honneur d’être présents: Le Professeur Christophe BOURAMOUE et le Professeur Assori ITOUA NGAPORO » expliquent les organisateurs.


Partage d’expériences

Au cours de cette réunion scientifique, des spécialistes et experts seront invités à nous faire partager leurs Expériences et réflexions dans le domaine. Outre son intérêt scientifique, ce colloque aura pour objectif de rassembler les professionnels de santé pour mener des réflexions visant une amélioration de la prévention et de la qualité de la prise en charge des patients. « Ces rencontres devraient également nous donner l’occasion d’échanger avec nos Confrères et compatriotes exerçant au Congo, pour envisager ensemble des solutions sous forme de filières de soins Facilitant une prise en charge optimale des patients » affirme l’AIMCF.

 

  • Evénément: 3emes Journées Médicales Congolaises 
  • Date: vendredi 25 mai 2018 à
  • Lieu: l'Escale, allée Réné Coulon, 37540, Saint-Cyr-sur-Loire (TOURS),

Le syndicaliste Nelson Apanga sur son lit d'hôpital à Brazzaville - Image DR

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La police congolaise nie la pratique de la torture dans ses lieux de détentions à défaut de lui trouver des excuses. Un sujet publié par La Voix de l'Amérique le 22 mars sur la pratique systématique de la torture au Congo fait le buzz dans la blogosphère congolaise. Des témoignages accablants de victimes sur la pratique de la torture et des traitements inhumains et dégradants. 

"Ils m’ont tabassé comme un voleur avec des bâtons, et m’ont jeté dans une marre d’eau pour nager. Et puis une femme est venue me faire avaler tout un pot de piment, avant qu’un monsieur ne viennent avec du plastique. Il l’a brûlé et me l’a coulé sur le dos, jusqu’à la tête", témoigne un jeune de 14 ans à VOA Afrique."Ils ont demandé au chef de poste de me sortir dans la cour du commissariat. J'étais menotté et ils m’ont suspendu sur une barre de fer au niveau de genoux regardant le soleil. La douleur a duré plus d’une heure et le sang coulait de mes poignets" explique à VOA une autre victime, 50 ans environ, torturé dans un commissariat de Brazzaville.

Du côté de la police congolaise on feint d'ignorer sinon de minimiser la pratique la torture. "Si certaines pratiques étaient tolérées hier, ce ne serait plus le cas aujourd’hui. La direction de la police dont j’appartiens organise des formations pour élever le niveau professionnel des policiers", indique à VOA le lieutenant-colonel Bahizaha de l’Ordre public à Brazzaville. Cette intention louable de professionnalisme ne reflète nullement la réalité dans les lieux d'incarcération. 

Le 10 février dernier le syndicaliste étudiant Nelson Apanga fut arrêté par la police, puis transféré dans les locaux de la DGST. Là, il subit la torture, ses parties génitales seront brûlées à la bougie, ce qui lui vaudra une hospitalisation en urgence à l'Hôpital militaire de Brazzaville assortie d'une sonde urinaire car selon les témoignages de ses proches, il "urinait du sang". D'autres syndicalistes étudiants arrêtés avec Nelson Apanga seront aussi torturés. L'un d'entre eux, Beranger M. va perdre l'usage d'une jambe et de la main droite. 

Ces traitements inhumains et dégradants n'ont jamais été dénoncées et condamnées par la police congolaise. A en croire la police qui nie la pratique de la torture par ses éléments, Nelson Apanga aurait-il été torturé par des extraterrestres. Devant la réprobation des ONG des droits de l'homme, la police congolaise cherche à s'assurer une bonne image. Elle gagnerait en bannissant les traitements dégradants, en les dénonçant et en les condamnons publiquement.

Dorcas Milandou et Albin Lessebe avant le retour pour Brazzaville le 25/03/2018. Photo: DR

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Ce fut la saga de la semaine, « l’affaire Dorcas » qui a tenu en haleine l’opinion congolaise, au cours de laquelle les ministres Destinée Doukaga en charge de la jeunesse et Inés Ingani, de la promotion de la femme ont brillé par leur absence et indifférence à l’égard de la petite fille enlevée à Pointe-Noire et emmenée RDC.

Dorcas Saboukoulou Milandou est une petite fille enlevée il y a quelques mois à Pointe-Noire et conduite à Kinshasa (RDC) par sa kidnappeuse. Les recherches menées par ses proches avaient permis de la repérer dans la capitale congolaise (RDC) puis tout le travail consistait à retrouver sa famille biologique pour la récupérer. Un collectif « Sauvons Dorcas » est mis en place à Brazzaville à la tête duquel on trouve un militant proche du pouvoir Albin Lessebe. Ce dernier mobilise la diaspora et des autorités locales parmi lesquelles la députée du PCT parti au pouvoir Blandine Nianga afin de financer le séjour de la famille de Dorcas à Brazzaville et la traversée pour Kinshasa.

Arrivée de Pointe-noire le 20 mars, le départ de la famille pour Kinshasa a eu lieu le 25 mars dans la matinée pour récupérer la petite fille qui était placée dans une famille d’accueil, après l’arrestation de la kidnappeuse par la police de la RDC. En milieu de journée toute la délégation était reçue au beach de Brazzaville, Dorcas portée par Albin Lessebe, signant le happy end de cette histoire de kidnapping.

Si tout le monde salue aujourd’hui le succès de l’opération « Sauvons Dorcas », il faut tout de même souligner l’absence et la non implication des ministères de la jeunesse et de la femme, pourtant sollicités par le collectif « Sauvons Dorcas ». Alors qu’elles devraient être en première ligne dans le cas du kidnapping d’un enfant sur le sol congolais, Mmes Doukaga (jeunesse) et Ingani (promotion de la femme), n’ont jamais pris la peine de s’enquérir de la situation de Dorcas. Leurs services ne se sont nullement impliqués, sinon exigés des pots-de vin pour faciliter les rencontres avec les responsables desdits ministères. L’indifférence de ces deux ministères dans le cas de violence envers les enfants est scandaleuse. Nous avons malheureuse eu à le constater au mois de février lorsque éclata l’affaire des viols de jeunes mineures par un libanais à Pointe-Noire. Là aussi, les ministres Doukaga et Ingani n’ont jamais donné suite aux sollicitations de Ziana TV et des ONG en charge de la protection de l’enfance.

Outre les ministères de la jeunesse et de la famille, celui des affaires étrangères n’a pas non plus accompagné la famille et le collectif « Sauvons Dorcas » dans leurs démarches pour obtenir le rapatriement de la fillette. Une employée du ministère ayant exigé de l’argent pour permettre une rencontre avec les responsables dudit ministère. « La famille de #DORCAS était au ministère des affaires étrangères (21 mars 2014 ndlr). Une femme nous a exigé la bière ( pot-de vin) pour nous faire entrer chez madame Ngondo. Malheureusement la famille n'avait pas l'argent et nous sommes répartis sur le lieu où ils sont logés », pouvait-ton lire sur le profil du responsable de « Sauvons Dorcas » Albin Lessebe.

Tout en se réjouissant que Dorcas soit rentrée au bercail où elle a retrouvé sa famille, il faut admettre que n’eut été la mobilisation citoyenne, elle serait encore en RDC. L’ambassade du congo en RDC pourtant informée n’a pas pris la peine d’accompagner la délégation auprès des autorités de la RDC pour retrouver la fillette.

 

 

Père Franck Bango - Image AED

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C’est dans le diocèse d’Ouesso, au nord du Congo, que se trouve la première paroisse… pygmée. Fin février, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a rencontré le père Franck Bango, qui s’occupe de cette église. « Il existe des Pygmées catholiques depuis quelques années mais leur présence reste très discrète. Ils fréquentent les paroisses proches de leur village, dans plusieurs diocèses, cela grâce au travail de fond initié par les Spiritains dès les années 60/70 puis par les sœurs franciscaines missionnaires de Marie », explique-t-il.

Arrivé en 2014, il reconnait volontiers que les débuts ont été un peu difficiles. « Deux ans ont été nécessaires pour qu’ils m’acceptent. J’ai vécu avec eux, suis allé à la pêche avec eux… Ensuite, ils pensaient que le Christ n’était pas compatible avec leurs traditions mais j’ai découvert qu’ils vivaient déjà certaines valeurs évangéliques sans même le savoir », raconte le prêtre.

« Quand je leur ai expliqué leur proximité avec la doctrine de l’Église, les choses ont commencé à changer. Ils m’ont écouté et, comme ils sont dotés d’une mémoire hors norme, ils retenaient tout », indique le père Franck Bango. « Du coup, en juin 2016, nous avons célébré les deux premiers mariages avec baptêmes. En 2017, les mêmes ont été confirmés. L’un d’eux est déjà formé comme catéchiste. En juin 2018, il y aura de nouveaux mariages ». Le secret de son action ? « Il faut avoir beaucoup de patience… malgré les moments de découragement. Et les aimer. Les aimer de tout son cœur ».

Inès Ingani (centre) lors du lancement du 1444 ce 05/03/2018 à Brazzaville. Photo DR

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1444, voilà le numéro que les femmes victimes de violences ou les hommes qui en sont témoins peuvent désormais former pour prévenir la police congolaise. Il a été lancé à Brazzaville le 5 mars par Nefer Ingani ministre en charge de la promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement du Congo.« En attendant la construction du Centre de réhabilitation des femmes violentées, nous avons pensé mettre en place ce numéro disponible au numéro 14-44 pour permettre aux femmes de sortir du silence » a déclaré Inès Ingani.