Le père Franck Bango, curé de la toute première paroisse pygmée située au Congo-Brazzaville, raconte à l’AED le quotidien de son apostolat. Découverte.

Père Franck Bango - Image AED

Société
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C’est dans le diocèse d’Ouesso, au nord du Congo, que se trouve la première paroisse… pygmée. Fin février, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a rencontré le père Franck Bango, qui s’occupe de cette église. « Il existe des Pygmées catholiques depuis quelques années mais leur présence reste très discrète. Ils fréquentent les paroisses proches de leur village, dans plusieurs diocèses, cela grâce au travail de fond initié par les Spiritains dès les années 60/70 puis par les sœurs franciscaines missionnaires de Marie », explique-t-il.

Arrivé en 2014, il reconnait volontiers que les débuts ont été un peu difficiles. « Deux ans ont été nécessaires pour qu’ils m’acceptent. J’ai vécu avec eux, suis allé à la pêche avec eux… Ensuite, ils pensaient que le Christ n’était pas compatible avec leurs traditions mais j’ai découvert qu’ils vivaient déjà certaines valeurs évangéliques sans même le savoir », raconte le prêtre.

« Quand je leur ai expliqué leur proximité avec la doctrine de l’Église, les choses ont commencé à changer. Ils m’ont écouté et, comme ils sont dotés d’une mémoire hors norme, ils retenaient tout », indique le père Franck Bango. « Du coup, en juin 2016, nous avons célébré les deux premiers mariages avec baptêmes. En 2017, les mêmes ont été confirmés. L’un d’eux est déjà formé comme catéchiste. En juin 2018, il y aura de nouveaux mariages ». Le secret de son action ? « Il faut avoir beaucoup de patience… malgré les moments de découragement. Et les aimer. Les aimer de tout son cœur ».