DECES DE YVALANDA : LES CONGOLAIS VIENNENT DE PERDRE LEUR MEILLEUR COMPATRIOTE

Société
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Lorsqu’en été 2014 je rencontrais YVALANDA pour la première fois, jamais je n’avais imaginé que seulement quatre ans après, je serais en train de rédiger ce petit mot d’Adieu à Auguste. Notre vie sur terre est vraiment courte et ne tient qu’à un fil. Certainement ces jours-ci des témoignages divers apparaîtront de tous les horizons du monde, dans les réseaux sociaux, pour nous brosser le portrait de celui que je considère comme le plus grand et le meilleur ambassadeur du Congo en France. 
Notre rencontre remonte en Juin 2014. Son fils Arnaud devait passer un stage en Espagne et Auguste voulait une personne de confiance pouvant aider à l’accueil de son fils.

Depuis lors, nous ne nous sommes plus séparés. Ce qui avait commencé comme une relation personnelle s’est transformée en relation professionnelle, quand Auguste m’exprima son besoin de mettre son Agence de transfert d’argent au service des congolais d’Espagne. Non pas seulement il publia ses annonces dans notre journal Afrokairós, mais il me confia aussi la responsabilité de gérer l’Agence Yvalanda en Espagne. Il prit la peine de venir à Madrid pour rencontrer les congolaises et congolais et leur expliquer les objectifs, les missions et les valeurs de l’Agence Yvalanda.

Lors de nos diverses rencontres entre Paris et Madrid, il me confia un secret qui resta gravé dans ma mémoire : « Dans tout ce que j’entreprends, me dit-il, je mets à contribution les compétences des compatriotes, c’est pour moi un symbole très important qu’il y ait des empreintes des compatriotes dans mes affaires. Notre pays a besoin de cette solidarité pour aller de l’avant ». Ce secret est au cœur de la mission et de la vision d’Auguste Malanda. Son succès dans les affaires financières, dans le Social, dans la Formation et dans l’Humanitaire s’explique en grande partie par cette volonté de faire en sorte que son travail génère du travail pour les autres congolais.

Aujourd’hui 10 Mai 2018 nous pleurons la disparition de ce grand homme. Nous qui lui étions proches savions depuis bientôt un an qu’il était malade, mais personne parmi nous n’avait imaginé sa fin si précipitée. Il se pourrait que le pouvoir politique ne lui rende pas l’hommage qu’il mérite, mais les congolaises et congolais doivent savoir qu’avec la disparition d’Auguste, la Nation vient de perdre un de ses plus dignes fils et sans doute le meilleur Patriote que le pays n’ait jamais connu. Au peuple congolais donc de lui rendre un hommage digne pour tant de services rendus à la Nation.
Adiós Auguste ! Adiós YVALANDA !

Bakala Kimani