Depuis le 22 février 2019, des millions d'Algériens sont sortis dans la rue, dans toutes les villes du pays, pour dire non au 5ème mandat du président Bouteflika. Défiant le pouvoir, la peur et tous les pronostics, ils marchent pour dire non à l’humiliation que leur inflige un président malade et dans l’incapacité d’exercer pleinement ses fonctions. Ils marchent pour recouvrer leur dignité bafouée depuis de trop nombreuses années, par un système politique immuable et inamovible.

Une nation est un "groupe humain assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun."


Il est temps de sortir de cette posture victimaire qui consiste à attirer toute l’attention sur une seule ethnie.


Nous ne pouvons nier que l’ethnie Lari au Congo a payé un lourd tribut depuis l’indépendance tant sur l’ostracisme, les brimades, la discrimination professionnelle et la mort de ses ressortissants, résultant de la bêtise humaine que certains esprits malins qualifient d’aujourd’hui de "Génocide des Laris au Congo". Cela ne peut plus durer et les Laris devraient arrêter de se victimiser pour penser un avenir meilleur tout en faisant une analyse objective du passé pour éviter que les mêmes erreurs se répètent.

LouisGeorges Tin et Tchiffy ZIE - Image DR.

La société civile africaine et sa diaspora ont récemment été informés de la création d'un nouvel Etat de la sixième région d'Afrique dans le cadre du dernier sommet de l'Union Africaine qui s'est déroulé du 1er au 2 juillet 2018 à Noakchott, et dont les dirigeants sont Monsieur Tchiffy Zié, qui en incarne l'autorité morale en sa qualité de Secrétaire Général du Forum des Rois et Leaders traditionnels d'Afrique, et Monsieur Louis-Georges TIN, ancien Président du CRAN et fondateur de la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, nommé Premier-ministre de cet Etat. 

En écoutant le message des vœux du Pasteur Ntumi pour cette année 2018, je me suis posé la question de savoir s’il s’agissait d’un discours de politique générale digne d’un Premier Ministre ou d’un discours sur l’état de la nation comme l’aurait fait un Président de la république qui veut prendre attache avec nos voisins africains et nos partenaires au développement ? D’où l'ambiguïté du message qui n’a consisté qu’à enfoncer des portes ouvertes sans s’attarder sur l’essentiel qui est la restauration de la démocratie par la voie des urnes au décours d’un dialogue politique inclusif.